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DONT LES MÉTAUX SONT PRÉCIPITÉS PAR D’AUTRES MÉTAUX

Sels des deux pre- . mières sections.

Sels de manganèse.

— d’alumine.

— de zinc.

— de fer.

— de chrome.

— de cobalt.

— de nickel.

Sels d’étain.

— d’antimoine. \

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11 est important de remarquer que, dans la précipitation réciproque des métaux, le métal précipitant s’unit à l’acide et à l’oxygène du métal primitif, de sorte que l’opération s’effectue sans absorption et sans dégagement dlaucun gaz. L’état de saturation du sel ne varie pas sensiblement.

Si l’on se reporte à ce qui a été dit de l’action des courants sur les dissolutions salines (642), on verra que le zinc détermine la précipitation complète des sels de cuivre, parce qu’il peut former avec ce dernier métal, en présence de l’acide de la dissolution, un couple voltaïque dans lequel le zinc est l’élément négatif. 11 s’établit dans la liqueur, dès

1 L’acétate de cuivre est réduit par le plomb. — L’aluminium peut aussi précipiter

quelques métaux de leurs dissolutions, le cuivre, par exemple.

qu’une particule de cuivre est précipitée, un courant allant du cuivre aux particules voisines du zinc, dont l’effet est de continuer la précipitation commencée. Si le contraire avait lieu, c’est-à-dire si le cuivre était l’élément négatif, en admettant même que la précipitation fût commencée, le cuivre précipité devrait se redissoudre. Ce que nous disons de ces deux métaux peut se répéter pour tous les couples métalliques qu’on peut imaginer.

Il résulte encore de ces considérations que le sens des phénomènes peut même être modifié par la nature de l’acide ; on comprend, en effet, que deux métaux voisins par l’ensemble de'leurs propriétés constituent un couple dont l’élément négatif variera avec la nature de cet acide. C’est ce qui explique pourquoi le plomb ne précipite le cuivre que de ses dissolutions dans l’acide acétique.

La précipitation des métaux ne s’opère bien que dans des dissolutions peu étendues, et souvent, pour qu’elle soit rapide, il est nécessaire que les liqueurs soient légèrement acides. Enfin le nouveau sel doit être soluble, sans cela le métal dissous se trouve recouvert du produit insoluble formé, et l’action s’arrête.

Quand le métal précipité se dépose en poudre ou en cristaux, l’action continue d’une manière régulière ; mais si le dépôt métallique forme autour du métal précipité une couche continue, le phénomène doit nécessairement s’arrêter ; c’est ce qui se produit quand on plonge un morceau de cuivre bien décapé dans une dissolution étendue d’azotate d’argent ; aussi l’argenture obtenue par ce procédé n’est-elle que superficielle.

Si l’on précipite une dissolution d’argent par le mercure, le métal précipité s’unit au mercure excédant et forme avec lui un amalgame qui cristallise en longues aiguilles ; cette cristallisation constitué X arbre de Diane des anciens chimistes. Le plomb est également précipité de ses liqueurs par le zinc, en lamelles cristallines brillantes, de dimensions * assez considérables ; la réunion de ces lamelles constitue X arbre de Sa turne i On obtient un bel arbre de Saturne, en opérant de la manière suivante» On plonge, dans «un flacon qui contient une dissolution étendue d’acétate de plomb, un morceau de zinc qui supporte plusieurs fils de laiton, disposés de manière à figurer les branches principales d’un arbre dont le zinc serait le tronc. On voit bientôt les fils métalliques se recouvrir de lames cristallines de plomb, qui forment les feuilles de cet arbre. L’expérience doit être faite dans une liqueur acidulée avec l’acide acétique; on évite ainsi la production d’un carbonate blanc de plomb inso-

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