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LIV. III, CHAP. XXXII, MÉTALLURGIE

et le nom de dame à la pierre qui limite le creuset au delà de la tympe. Enfin un plan incliné part de la dameetsert, comme nous allons le voir, à l’écoulement des scories.

Le minerai, mélangé de castine et d 'erbue, est introduit continuellement par le gueulard dans le fourneau, préalablement chauffé, en même temps que le coke ou le charbon de bois destiné à le réduire et à entre-

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tenir dans le fourneau la chaleur nécessaire aux réactions qui s’y produisent; les matières descendent peu à peu, et le creuset se remplit de fonte à sa partie inférieure et de scorie ou laitier à sa partie supérieure. Bientôt la couche de laitier atteint le niveau supérieur de la dams e t coule le long du plan incliné, comme de la lave, on l’enlève avec des crochets, le volume de laitier produit est cinq ou six fois plus considérable que celui de la fonte ; aussi n’est-ce qu’au bout de douze ou de vingt-quatre heures que le creuset est rempli de fonte. An moyen d une

ouvertune pratiquée clans la dame et que l’on débouche quand le creuset est rempli, on fait couler le métal dans les canaux latéraux demicirculaires, où il se solidifie; et l’on obtient ainsi la fonte en gueuses et en gueusets , suivant la longueur des cylindres; on arrête seulement le vent des tuyères pendant la coulée ; l’opération recommence immédiatement après, et continue ainsi plusieurs années, jusqu’au moment où il faut reconstruire ou réparer le haut fourneau.

1868. Réactions qui se produisent dans le haut fourneau. — Considérons d’abord la colonne d’air qui sort des tuyères et s’élève dans le haut fourneau. Elle rencontre du charbon dans l’ouvrage et le transforme en acide carbonique en produisant une température élevée, mais cet acide carbonique ne peut exister que si l’oxygène est en excès ; aussi, à mesure qu’il s’élève dans l’ouvrage et dans les étalages, il est réduit par le charbon en excès et passe à l’état d’oxyde de carbone. Cette transformation détermine l’absorption d’une certaine quantité de chaleur et, par conséquent, un abaissement de température dans la région du fourneau où elle s’effectue ; l’oxyde de carbone rencontre à son tour, dans le ventre et le bas de la cuve, de l’oxyde de fer qu’il réduit, et repasse partiellement à l’état d’acide carbonique ; il se dégage donc à l’extrémité du gueulard un gaz combustible contenant de l’oxyde de carbone, de l’acide carbonique, de l’azote et de l’hydrogène provenant de la décomposition de l’eau apportée par l’air des tuyères, par le charbon incandescent.

Si maintenant nous examinons la marche descendante du minerai et du charbon, nous voyons que le minerai se dessèche dans le haut de la cuve, puis s’échauffe en descendant et arrive bientôt dans une couche où sa réduction par l’oxyde de carbone s’opère. Il se produit de l’acide carbonique qui s’ajoute à celui qui provient de la décomposition de la eastine par la chaleur ; au ventre, au bas des étalages, les réactions se produisent ; le fer réduit se carbure, et la gangue se combine à la chaux; mais la fonte et la scorie ne fondent que dans l’ouvrage où la température est très-élevée ; les matières fondues passent rapidement devant les tuyères et tombent dans le creuset où le laitier préserve la fonte de l’oxydation. Quand on emploie le bois comme combustible, on cherche à produire la scorie la plus fusible ; mais pour le coke, qui contient du soufre, une portion de ce soufre entrerait dans la fonte si la scorie n’était pas très-basique ; il faut donc ajouter de la chaux qui diminue sa fusibilité, et, par conséquent, chauffer davantage. On y arrive en donnant déplus grandes dimensions au haut fourneau et en forçant le combustible.

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