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Dans les cas où il n'est pas pratique de se servir de cylindres métalliques pour conserver les gaz, on emploie d'autres appareils que Ton appelle gazomètres. Ce sont de grands récipients, généralement en métal, quelquefois en verre, qui permettent de recueillir les gaz, de les conserver et de les utiliser à volonté. Au lieu de faire varier la quantité de gaz contenue dans un volume donné en modifiant la pression, comme dans les cylindres métalliques, on fait varier le volume du récipient, soit en introduisant ou en expulsant de l'eau ou quelque autre liquide, soit en rendant mobiles l'une par rapport à l'autre les diverses parties du récipient : dans ce second cas encore il faut un liquide, pour assurer l'imperméabilité. La nécessité d'un liquide et les grandes dimensions que prennent les récipients dés qu'on veut avoir une quantité de gaz importante sont les deux désavantages des gazomètres en comparaison des cylindres à gaz comprimés.

La figure A représente le type le plus simple de gazomètre : il consiste en une « cloche », c'est-à-dire en un cylindre ouvert à sa base, et qui flotte dans

Fig. A

Fig. C.

le liquide. Le tube à robinet sert à l'entrée on à la sortie du gaz: grâce à quelque mécanisme simple, les mouvement*» de la cloche sont çuidés de telle manière que quand le gaz arrive elle s'élève verticalement. Au moyen du

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CHIMIE INORGANIQUE. — NOTE. 53l

contre-poids, on peut diminuer à voionlé la pression du gaz, qui d'ailleurs ne reste pas tout à fait constante quand la cloche s'élève ou s'abaisse.

Cet appareil demande de grandes quantités d'eau : aussi n'est-t-il commode que pour fonctionner en petit et à demeure. On réduit beaucoup la quantité d'eau nécessaire en plaçant dans le récipient un cylindre intérieur à la cloche : il ne reste alors de l'eau que dans un espace annulaire (Ji^. B). A son extrémité supérieure le cylindre intérieur peut être fermé ou ouvert; dans ce dernier cas la capacité de l'appareil est doublée, mais il est impossible de chasser le gaz complètement. Ce dernier type est de beaucoup le plus répandu; en particulier, les gazomètres gigantesques des fabriques de gaz d'éclairage sont construits d'après ce principe.

La figure C représente un type de gazomètre sans parties mobiles, qui sert beaucoup dans les laboratoires. Pour l'utiliser, on commence par le remplir d'eau, puis on introduit le gaz soit par le tube à robinet A, soit en rattachant le tuyau de dégagement du gaz au bout de tube s\ dans les deu\ cas, c'est par s que s'échappe l'eau chassée par le gaz. Lorsque le réservoir est plein de gaz, on ferme 5 en y vissant un couvercle, on ferme h et l'on verse de l'eau dans la partie supérieure de l'appareil. Si alors on ouvre le robinet w, de l'eau passe dans le réservoir, et le gaz se trouve sous la pression d'une certaine colonne d'eau, sous laquelle il s'échappe lorsqu'on ouvre le robinet A. Quand on n'a plus besoin de gaz on ferme w et h.

Le petit tube ^, avec son robinet, sert à remplir les grands récipients : on les place dans le bassin supérieur, au-dessus de l'ouverture de ^, leur orifice étant en bas : si l'on ouvre alors w et ^, de l'eau coule par w et une quantité de gaz correspondante s'échappe par ^.

Pour savoir à tout moment quelle quantité de gaz il y a dans l'appareil, on se sert du tube à niveau d'eau r, à moins que tout l'appareil ne soit en verre.

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