DÈS SEES FORHÉS PAR EE PROTOXYDE DE CORAET
Presque tous les sels de cobalt sont d’une couleur rose.ou d’un rougegrenat quand ils sont étendus d’eau ; si leurs dissolutions sont concentrées.
i>ÉS SELS M COBALT. 513
ils sont quelijuefoîs bleus; cristallisés, ils sont rouges; leur saveur est . astringente etjnétallique. La potasse et la soude les décomposent et en précipitent un sel basique bleu qui devient rose par un excès d’alcali, et qui passe ensuite au vert sale en se suroxydant. L’ammoniaque fournit un précipité bleu devenant bientôt vert, soluble dans un excès d’ammoniaque, et donnant un liquide rouge, si le sel de cobalt est pur; ce liquide est un sel double de cobalt et d’ammoniaque ; si la liqueur contient du chlorhydrate d’ammoniaque, les alcalis n’y déterminent aucun précipité. Les sulfures solubles y font naître un dépôt noir de sulfuré de cobalt ; il en est de même de l’acide sulfhydrique , si les sels ne sont pas acides. Le cyanure jaune de potassium et de fer les précipite en vert sale. Les carbonates , les arséniales et les oxalates solubles, donnent lieu à des précipités roses ou rouges, qui sont formés par du carbonate, de l’arséniate ou de l’oxalate de cobalt. Le phosphate de soude les précipite en bleu violet. L’infusion de noix de galle y détermine un précipité jaunâtre. Au chalumeau , ils colorent en bleu le borax et l’alumine.
Phosphate, CoO, PhO®. — Il est d’une couleur bleue violacée, insoluble dans l’eau et soluble dans l’acide phosphorique ; il est indécomposable au feu , décomposable par le charbon , par les alcalis et par les sulfures alcalins. Mêlé avec 8 parties d’alumine en gelée et chauffé dans un creuset, il donne un produit d’une belle couleur bleue, qui peut remplacer l’outre-mer, et qui a été découvert par M. Thénard. Pour obtenir ce produit, on grille la mine de cobalt de Tunaberg, de Saxe ou de Hongrie, afin de la priver de la majeure partie du soufre et de l’arsenic qu’elle renferme; on traite le produit par un excès d’acide azotique étendu d’eau, et on évapore le solutum presque jusqu’à siccité; on fait bouillir avec de l’eau la masse obtenue, pour dissoudre l’azotate de cobalt et séparer une certaine quantité d’arséniate de fer insoluble; on filtre et on verse du phosphate de soude dans la dissolution ; il se forme sur-le-champ un précipité violet, qui est du phosphate de cobalt contenant du fer, du cuivre, etc.; on lave le précipité et on le met sur un filtre ; lorsqu’il est encore en gelée, on en mêle 1 partie avec 8 parties d’alumine récemment précipitée, bien lavée et en gelée; on a la certitude que le mélange est parfait lorsqu’on n’aperçoit plus de points violets ni blancs; alors on le fait dessécher et on le chauffe pendant une demi-heure, jusqu’au rouge-cerise, dans un creuset de terre recouvert de son couvercle. On peut , au lieu d’une partie de phosphate de cobalt, employer avec égal succès partie d’arséniate du même métal, que l’on se
procure en versant de l’ai-séniate de potasse dans la dissolution azotique de cobalt obtenue comme je viens de le dire. (Yoy., pour la coraposi-» I. 33
lion d’autres bleus, le Journ, de pharm., septembre 1834; note de
M. Gaudin.)
^IfatQ de cobalt cristallisé, CoO SO^, 7H0.
DU inCKGI» Ni. Équivalent == 369,7.
Le nickel se trouve dans la nature à l’état d’oxyde , de sulfure et d’arséniure combiné ou non avec du sulfure , et de silicate, d’arséniate et d’arsénite ; il fait partie de la plupart des pierres météoriques. Il est d’une couleur blanche argentine , très-malléable, et susceptible de se tirer en fils très-fins ; il est assez tenace; son poids spécifique est de 8,666 quand il a été forgé , et de 8,279 lorsqu’il ne l’a pas été. Il est magnétique presque au même degré que le fer; il perd cette propriété lorsqu’on le chauffe entre 350° et 400®.
Soumis à l’action àM calorique, M acquiert une couleur de bronze antique, et ne, fond qu’avec la plus gi’ande difficulté ; cependant il est sensiblement volatil. S’il a le contact du gaz oxygène, et que la température soit assez élevée, il passe à l’état de protoxyde gris de cendre noirâtre, et il y a dégagement de lumière ; il est également oxydé par l’air chaud ; il ne paraît point agir sur ce gaz à la température ordinaire. Le carbone se combine avec le nickel par des moyens indirects (voy. Gaz oléfiant, p. 249). he phosphore peut s’unir au nickel à l’aide de la chaleur, et donner un phosphore, Ni^ Ph.
Chauffé avec le so«/rc, il fournit deux sulfures. Ri S et NiS^. Le chlore, le brome et iHode, s’unissent très-bien au nickel, et donnent Ni Cl, Ni Br et NiCl.
Le nickel n’éprouve aucune altération de la part de Veau froide ; mais à une température rouge, il la décompose. L’acide sulfurique concentré et bouillant l’attaque et le dissout; s’il est affaibli , l’eau est décomposée, il se dégage du gaz hydrogène , et le protoxyde de nickel formé se dissout dans l’acide, surtout si on élève la température. L’acide borique liquide ne l’attaque point. L’acide azotique concentré ou faible l’oxyde et le dissout à l’aide de la chaleur : il se dégage du gaz bioxyde d’azote. L’acide chlorhydrique agit sur lui comme l’acide sulfurique faible. II peut s’allier avec plusieurs métaux ; uni au fer, il constitue un alliage trèsductile avec lequel on fait des fqur);hettes,des cuillers, desoouteaux, etc. Il entl’e pour une forte proportion dans les alliages connus sous les noms depackoud,detoutenague,de7naî71ecAorf, di’argenian,eic. (voy. Cuivre). Tous ces alliages , destinés à remplacer l’argent, sont néanmoins d’un usage fort dangereux, à cause de la présence du cuivre qui en fait partie.