DES SEES FORMÉS PAR EE PROTO;&YDE DE «VIVRE
Ces sels sont peu stables et peu connus. Ils sont incolores ou légèrement jaunâtres. Ils se changent en sels de biorxyde au contact de l’oxygène ou de l’air, et ils déposent du cuivre. Les alcalis et les carbonates alcalins les précipitent en jaune orangé ; le protoxyde précipité se dissout dans l’ammoniaque et donne un sel double qui bleuit à l’air. L’acide azotique et le chlore les changent en sels de bioxyde. L’acide sulfhydrique les précipite en brun , et le cyanure jaune de potassium et de fer en blanc , qui passe rapidement au rouge brun par le contact de l’air. Le fer et le zinc eu précipitent du cuivre. On connaît un sulfite de protoxyde insoluble = Cu20,S02, et un acétate de protoxyde blanc, volatil; quelques chimistes admettent aussi un sulfate de protoxyde = CuSQ, SO^. Le protochlorure de cuivre simple ou dissous dans l’ammoniaque, ainsi que les sels de protoxyde de cuivre dissous dans cet alcali , absorbent rapidement une quantité considérable de gaz oxyde de carbone, sans que la température s’élève notablement; cette absorption se fait en propor-
tions définies; l’ébullition et un vide complet chassent le gaz. Ici l’oxyde de carbone semble fonctionner comme un radical composé, comparable, à certains égards , au cyanogène. (Ljeblanc, séance de l’Institut du 22 avril 1850.)
DËIS ISËI.S FORMÉS PAR FF BIOXFDF RF CVITRF.
La couleur de ces sels est bleue ou verte ; ils sont presque tous solubles dans l’eau ou dans une eau acidulée. Leurs dissolutions sont décomposées et précipitées en bleu par la potasse, la soude ou l’ammoniaque ; le bioxyde de cuivre précipité se dissout dans un excès d’ammoniaque et donne un liquide bleu foncé ; si , au lieu de le traiter par un excès d’ammoniaque, on le met en contact, lorsqu’il est encore à l’état d’hydrate gélatineux,. avec de la potasse caustique solide, il devient brun noh'âtre, parce qu’il cède l’eau qu’il contient à l’alcali. Ces dissolutions sont précipitées en brun foncé par l’acide sulfhydrique et par les sulfures solubles (le dépôt est du sulfure de cuivre), en cramoisi ou en brun-marron par le cyanure jaune de potassium et de fer, en vert-pré par Yarsénite dépotasse : le précipité vert, composé d’acide arsénieux et de bioxyde de cuivre , devient d’un vert plus foncé par l’addition d’une certaine quantité de potasse.
Une lame de fer plongée dans une de ces dissolutions en précipite le, cuivre à l’état métallique, en vertu de l’action galvanique quia lieu entre le fer et le cuivre ( voy. Généralités sur les sels ). Pour reconnaître que le métal déposé en très-petite quantité sur le fer est du cuivre , on trempe la lame dans une dissolution de sel ammoniac, et on l’expose à la flamme d’une lampe à l’alcool, qui prend alors une belle couleur verte. -
Carbonate vert {malachite)^ GuO, GO^, CuO, HO. — - On le trouve en Sibérie, etc. ; il accompagne presque toutes les mines de cuivre; il est tantôt sous forme de masses mamelonnées , tantôt sous forme de fibres ou de houppes soyeuses , d’un vert-pomme ou émeraude. Gelui que l’on prépare dans les laboratoires, en précipitant à froid un sel de cuivre par un carbonate alcalin soluble , est bleu , et ne tarde pas à passer au vert ; il est alors formé de 2 GuO, G02, HO. Il est pulvérulent et d’une couleur vert-pomme très-belle; l’un et l’autre sont insolubles dans l’eau , et se décomposent, par la chaleur, en gaz acide carbonique et en bioxyde brun. On emploie le carbonate naturel , qui est susceptible de prendre un très-beau poli, pour faire des tables et plusieurs autres meubles qui sont d’un ti’ès-grand prix.