‹ Éléments de chimie (volume 2)Chapitre 46 sur 149 · C«03, HO = 10 CO , 12 CO*, HC203, HO , 10 HO · texte numérisé non relu

C«03, HO = 10 CO , 12 CO*, HC203, HO , 10 HO

Adde (naUqse. A. fDrmiqae.

Mis dans le vide, l’acide G* 0^, 3 HO, perd aussi deux équivalents d’eau. Il s’effleurit à l’air et devient C* 0®, HO. Il se dissout dans 8 parties d’eau à 15®, et dans son poids d’eau bouillante et dans beaucoup moins s’il renferme de l’acide azotique ; il est soluble dans l’alcool. Il précipite l’eau de chaux et tous les sels calcaires solubles , sans en excepter le sulfate; le précipité est insoluble dans un excès d’acide oxalique : cette propriété rend cet acide précieux dans les laboratoires, où il est souvent employé comme réactif. Il 'forme avec la potasse et la soude des sels neutres solubles, qui deviennent moins solubles et se précipitent si l’on ajoute un excès d’acide. Si l’on met en contact aveole zinc ou le fer l’acide oxalique dissous dans l’eau , celle-ci est décomposée ; il se dégage du gaz hydrogène, et l’oxyde formé se combine avèc^l’acide’' oxalique. Il réduit les sels d’or et particulièrement le chlorure, même lorsqu’il est en petite quantité et en dissolution très-affaiblie ; il se forme de l’acide carbonique; l’hydrogène de l’eau s’unit au chlore du chlorure, et son oxygène au carbone de l’acide oxalique.

Les corps oxygénants , tels que l’acide azotique , le bioxyde de manganèse, l’acide chromique, etc., lui cèdent de l’oxygène en donnant naissance à de l’acide carbonique : ainsi avec le bioxyde de manganèse on obtient: ■

Si l’on'fait chauffer l’acid^^alique monoîî^^ieoutrihydrat( l’acide sulfurique concentré, œmT-ci le décojgpôse, s’empare de son et le réduit en volumés égaux d’acide carbonique et d’oxydi Versé dans un solutum d’azotate d’argentjâï ^urnit un oxalate soluble, lourd, qui, desséché et chauffé à la flamme d’une lût sur les bords, détone légèrement, ^ dissipe fumée blanche, et laisse île l’argent métallique ; le filtrer la liqueur brûle comme s’il avait et^impr lasse.

Caractères distinctifs. 1® Ses propriétés physiques; 2“

dissolution aqueuse sur les sels solubles de chaux et d’argent ; 3° l’action du feu à 180° c.

L’acide oxdAïquQ anhydre, celui qui existe, par exemple, dans l’oxalale d’or, est formé de 33,33 de carbone et de 66,67 d’oxygène.

Usages. On emploie l’acide oxalique dans quelques fabriques de toiles peintes pour détruire les couleurs à base de fer ; on s’en sert aussi pour récurer des ustensiles en cuivi'e et pour enlever les taches d’encre.

Empoisonnement. L’acide oxalique est très-vénéneux; il faut savoir que quelquefois, en s’en rapportant à sa cristallisation, on l’a confondu avec les sulfatés de magnésie et de soude des pharmacies.

Il est promptement absorbé, surtout lorsqu’il est étendu d’eau, et donne lieu aux accidents les plus graves, qui ne tardent pas à être suivis de la mort. Pour le déceler dans les matières vomies et dans celles que l’on a trouvées dans le canal digestif, on étend ces matières d’eau, puis on les fait bouillir pendant quelques instants pour séparer une grande- portion de la matière organique; on filtre; la liqueur limpide, dans laquelle existe l’acide oxalique, est évaporée presque jusqu’à siccité. On la laisse refroidir, puis on l’agite avec de l’alcool concentré, qui dissout llacide, dîi moins en grande partie, et sépare, encore de la matière organique ;.ôh évapore cette dissolution alcoolique, et l’on obtient l’acide cristallisé. On traiterait de nouveau par l’alcool si l’acide retenait de la matière animale, et qu’il ne pût pas cristalliser. Il faut se garder, comme on l’a conseillé, de se borner à verser dans les . liquides suspects les réactifs propres à reconnaître l’acide oxalique, tels que les sels de chaux et d’argent, car ces sels précipiteraient aussi bien l’acide oxalique que l’oxalate soluble de potasse, et même que les potages à l’oseille filtrés; en agissant avec l’alcool concenfré, au contraire, on ne dissouFniT'oxalate de potassepuj||ÉÉ|É|^^ que contient l’oseille.

On doit combattre l’empoisom^É||^^^^^H|fit par les moyens indiqués à l’occasion de ét ma Médecine

légale, ioxne \\l ,

Préparation. On introduit dans une cornue une partie de sucre ou ^d’amidon et huit parties d’acide azotique à 1,42 de densité, étendu de dix parties d’eau; toutefois il faut diviser l’acide en trois portions, et les mettre successivement sur le sucre ou sur l’amidon , à une heure d’intervalle. Pendant l’ébiillition, l’acide azotique est décomposé et transformé en acide hypoazotique, qui se dégage sous forme de vapeurs rutilantes; l’oxygène de l’acide azotique décomposé se combine avec Ohydrogêne et le carbone du sucre ou de l'amidon , et donne naissance à de l’eau et à de l’acide cai’bonique. L’acide oxalique produit se trou-

DE l'acide rhodizomqüe. 169

Tant dans la liqueur, on évapore celle-ci , et l’acide cristallise par refroidissement. Si les cristaux retenaient des traces d’acide azotique, il faudrait les dissoudre dans l’eau et procéder à une nouvelle cristallisation. Le sucre donne plus de la moitié de son poids d’acide oxalique, tandis que l’amidon n’en fournit guère que la huitième partie de son poids. En traitant la lichénine par l’acide azotique, comme je viens de le dire pour le sucre et l’amidon, on obtient encore plus d’acide oxalique, d’après Guérin de Varry (voy. Adde oxalhydrique).

Pendant longtemps on a préparé l’acide oxalique , en traitant le sel d’oseille (bioxalate de potasse) par l’acétate de plomb ; l’oxalate de plomb insoluble formé était lavé et décomposé par l’acide sulfhydrique en sulfure de plomb noir insoluble et en acide oxalique qui restait en dissolution.

L’acide oxalique est encore le résultat de l’action à chaud sur les matières organiques de tous les corps qui l’etiennent faiblement leur oxygène, tels que l’acide plombique, le permanganate de potasse, etc:, ou bien de l’hydrate de potasse sur l’amidon , le ligneux , le sucre , etc., que l’on chauffe.

DE E’ACIDE MÉSOXAIilQVE. O*, Z BO.

Lorsqu’on fait bouillir une dissolution saturée dJ alloxanate de baryte, il se forme du mésoxalate de baryte et de l’urée; on traite par l’alcool, qui dissout l’urée , et l’on sépare l’acide mésoxalique du sel de baryte , à l’aide de l’acide sulfurique.

L’acide mésoxalique rougit le tournesol, se dissout dans l’eau, et fournit avec les sels d’argent, par l’addition de l’ammoniaque, un précipité jaune, qui , chauffé légèrqmei^^oircit et se réduit en dégageant de l’acide carbonique et en do^^^^zaj^te d’ammoniaque.

DE E’ACIDE BHODIZOA'IQCE. 3 flO.

Lorsqu’on prépare du potassium au moyen d’un mélange de carbonate de potasse et de charbon , on obtient dans le récipient des flocons grisverdâtres, qui étant exposés à l’air humide se transforment peu à peu, sans s’enflammer, en une matière d’un rouge écarlate, qui est du rhodizonate de potasse; ce sel, privé de l’excès de potasse qu’il contient en le lavant avec de l’alcool , dans lequel il est insoluble , offre la composition suivante 3 KO , C" 0^. L’acide nouveau qui est produit sous celte influence est donc formé de carbone et d’oxygène seulement. On l’ob-

tient en traitant le rhodizonate de potasse par l’alcool acidulé par l’acide sulfurique; il se dépose du sulfate de potasse, et l’acide rhodizonique reste dissous dans l’alcool ; on fait évaporer.

L’acide rhodizonique cristallise en aiguilles fines, incolores, d’une saveur aigrelette, astringente, solubles dans l’eau, l’alcool et l’éther, rougissant le tournesol. Il ne s’altère pas à 100° c. Il foi’me avec les bases des rhodizonates rouges ; ceux qui sont dissous sont changés, par l’ébullition, en oxalates et en croconates.

os li’ACIDS CROCOKXQVS. O*, OO.

‘L’acide croconique est jaune et d’une saveur acide astringente; il rougit fortement le tournesol et cristallise facilement en prismes , les cristaux sont solubles dans l’eau et l’alcool. Il sature bien les bases , et tous les croconates qui en résultent sont jaunes .et insolubles, dans l’alcool, à l’exception du croconate d’ammoniaque. Il n’est pas décomposé à 100° c. On obtient cet acide en décomposant, par l’alcool sulfurique, le croconate de potasse ; on prépare celui-ci en faisant bouillir dans l’eau, avec un excès d’alcali, les rhodizonates (voy. .4. rhodizonique).

Page 1