DES SELS DE PROTOXYDE DE ZIXC
sale, fâchées çà et là en brun rougeâtre, qui confient du sulfate dezînc, du sulfate de magnésie, du sulfate de fer, et quelquefois un peu de sulfate de cuivre , de l’alun , et des traces de sulfate de cadmium.
Le sulfate de zinc est employé dans les fabriques d’indiennes. Il a été administré dans les mêmes circonstances que l’oxyde, mais il ne paraît pas être aussi avantageux. II est employé par quelques praticiens comme émétique , à la dose de 60 à 75 centigrammes dissous dans l’eau distillée; on s’en sert souvent, et avec succès, dans les dernières périodes des ophthalmies et des leucorrhées : dans le premier cas, on en fait dissoudre 5 ou 10 centigrammes’ dans 30 grammes d’eau de roses, à laquelle on ajoute huit ou dix gouttes de laudanum de Sydenham , et on fait tomber une ou deux gouttes de solutum entre les paupières; dans le second cas, on l’administre en injection et étendu de beaucoup d’eau, de crainte d’irriter trop fortement fe membrane muqueuse. Pris à forte dosé, il donne lieu à des symptôipes analogues à ceux que déterminent les poisons irritants ; toutefbis je ferai observer qu’étant doué à un très-haut degré de la propriété émétique, il ne larde pas à être vomi , et que, le plus ordinairement, les accidents qu’il a développés cèdent à l’emploi des médicaments .^oucissants «que l’on fait prendre. Les lésions organiques qu’il occasionne ^ont en général peu intenses et bornéés à quelques portions de:hestomac et des intestins.
Préparation. On le prépara, dans îes laboratoires , en suivant le cinquième procédé (voy. p. 317J!^; mais comme, dans cet état, il pourrait contenir du fer, on le fait traverser par ug courant de chlore pour suroxyder ce dernier métal ; la„^isso1ution est ensuite chauffée avec du carbonate de zinc, qui précipite le sesquioxyde de fer;. on filtre, et on fait évaporer- Pour l’obtenir dli grand., on fait griller la blende dans un fourneau à réverbère; le sulfure dé zinc, et la petite quantité de sulfures de fer, de cuivre et de plomb qni composent ce minéral passent, en absorbant l’oxygène de l’air , à l’état de sulfates ; on les traite par l’eau , qui les dissout tous, excepté le sylfate de plomb ; on laisse déposer celui-ci, on décante la dissolution, et on la fait évaporer jusqu’à ce qu’elle soit assez concentrée pour fournir une masse cristalline semblable au sucre en pain , que l’on livrée dans le commerce sous le nom de vitriol. Ce vitriol contient, outre le sulfate de zinc, un peu de sulfate de fer et de cuivre , d’alun , etc. ; on le purifie en le dissolvant dans l’eau et en le faisant bouillir avec de l’oxyde de zinc, qui précipite les oxydes de fer et de cuivre.
PREMltai PARTIE.
DU TlTAKE. Ti. Équivalent = 314,7.
Le titane se trouve dans la nature, combiné avec l’oxygène; son oxyde est tantôt uni à la chaux et à l’acide silicique, tantôt à l’oxyde de fer. Les cubes métalliques trouvés dans les scories de plusieurs forges , et que Wollaston regarde comme du titane pur, seraient formés, d’après M. Wôhler, de cyanure et d’azoture de titane, TiC^Az, 3Ti3Az. Le titane est sous forme de paillettes brillantes, d’un gris foncé ; il est trèsdur, rayant même l’agate, fragile, d’une densité de 5,3, excessivement difficile à fondre, non oxydable à l’air à la température ordinaire. Si on le chauffe au contact de cet agent, il prend feu et passe à l’état d’acide titanique, TiO^, en brûlant awec un éclat vraiment extraordinaire. Il est oxydable au feu , par l^tooyeft de l’azotate de potasse.
Il existe Un composé de soufre et <fe litage, TiS^, jaune en écailles brillantes comme Vor mussif, que l’on Obtient en faisant passer de l’acide sulfhydrique saturé de vapeufs de ^erchlorure de titane à travers un tube de verre chauffé au roijge. ^n produit un phosphure de titane blanc et fragile, en décomposât 4|i phosphate de titane par le charbon. Lorsqu’on chauffe du chlpre ayec du titane, celui-ci s’enflamme , et l’on obtient un bichlorui^ inc«|ore excessivement fumant à l’air, déliquescent, décomposante 'pàr, une grande quantité d’eau, qui en précipite de l’acide tilaniqu’e blanc. ^ formule est TiC12. On peut encore former un sesquicMoi^re, paillettes cristallines d’un
violet foncé, en chauffant au rouge ^e l’E^^rogène saturé de vapeurs de bichlorure de titane. ' < „ /
' Le titane décompose l’eau à loè^ d^pAs Wôhler {Journ. de pharm., avril 1850). ‘
Il est facilement attaqué par le^cides. L’acide azotique le transforme en acide titanique. L’acide ^ilorh%drique donne un chlorure incolore, TiCl , que l’ammoniaque précipité en noir.
Préparation. On combin^^dü perchlorure de titane avec du gaz ammoniac sec ; il se forme uné pouflre blanche ; on entoure la fiole qui la contient de charbons rbug^, etf^n maintient le courant de gaz ammoniac ; il se volatilise beaucoup de sel ammoniac , et le titane reste au fond de la fiole.
DES OXSLYDES DE TITAJKE.
Protoxyde, TiO. — Il est solide, noir, pouvant devenir brillant et acquérir une couleur gris de fer par une forte pression , infusible, très-