‹ Éléments de chimie (volume 3)Chapitre 26 sur 106 · I>£S S10J9ES ALGÉBRIQUES · texte numérisé non relu

I>£S S10J9ES ALGÉBRIQUES

l'iûdare de potassium; tandis que Fatome de mercure do premier de ces corps y s*est uui avec les deux atomes f iode de Tiodure de potassium ; et Fou aura Téquatioa dûmique suivante :

,Ch' H^ + r K = Ch- K + r Ho .

Deuxième eocemple. Azotate de protoxyde de baryum âssous y et sulfate de protoxyde de potassium également d&BOOS ; qu^on mêle ces deux sels y on obtiendra de Tazotate de protoxyde de potassium soluble et du sulfate de protoxyde de baryum insoluble. Voici maintenant les fomodes.

& j »ju A.r\rD/\M atomcd*acide azot,

Az. deprot. debai. «Az« O», BaO. ^ , ^^^ ^^ p,^^^ j^ ^^^^

Su\6ile de prot. de pot.= So^ KO. \ ' ^^^"?® ^'*^*^.® *""f "^ '^ I I ai. de prot. de pot.

Donc un atome d'adde azotique s'est uni a un atome ^ de protoxyde de potassium y et un atome d'acide sulfurique à un atome de protoxyde de baryum ; et Ton aura réquation cbimique âldvante :

Az' OS Ba 0 + So^ KO = Az" 0* KO + SO^ BaO.

n suffît que le même nombre d^atomes existe dans chaque membre d'une de ces équations , pour qu'elle soit exacte y quel que soit d^aiUeurs l'arrangement relatif des atomes.

Troisième exemple. Lorsqu^on traite le sulfure d'antimoine (soufre et antimoine) , par l'acide chlorhydrique (chlore et hydrogène) , on obtient du gaz acide sulfhydrique et du chlorure d'antimoine. Voici comment les signes algébriques rendent la réaction évidente :

SB pasMiiu PAUT».

Acid..h,o«.,dH<,u. Ch.H. j U'I^-^'^.'"""

Supposons que l'on veuille déterminer (|uelle est la quantité d'atomes d'acide chlorhydiique nécessaire pour décomposer le sulfure d'antùpoine , on dira : les trois atoines de soufre exigent pour passer à l'état d'acide suïfliydrique , uix atomes d'iiydrogène ^ or , six atomes d'bydrogèpe wnt unis à six atomes de cblofe dans l'acide dilorydriqué, on aura dp^c

S' Sb- + 6 CbH = S» H« + Cb* Sb"

c'est-^-dire que les trois atomes de soufre unis à six atomes d'hydrogène donneront l'acide sulfhydrique , et qu'il ne rester^ que six atomes de chlore et deux atomes d'antiinoine qui produiront le chlorure d'antimoine restant en âissolutîon : on voit que l'équation chimique est ^ ^acte.

Après ces notions préliminaires , nous devrions eom^ mencer l'histoire des corps simples, s'il ne nous paraissait pas indispensable d'établir auparavant qudques notions

DES FLfFiqpiS IMPQtfBàEABLES. Sg

iMHQiHIPI -dé^d^E^M^ P^ <^^ fluides impondérables ^ cfin doit être attribué à Tinfluence qu'ils exercent sur les autres csffffi éa la niitiire , et surrtout à ce que leurhistiure^ qui efl^plptât âa F^wende la physique que de lacliimie> établit un passage natiirelde la première à la dernière de ces soiencas. L^imposc^bilité de peser et de saisir ces fluides en a Ut nier V^xistenpe à quelques phyfôciens; mais la plupart d'çi^tre eux s'accordwt à Fadmisttre^ parce qu'elle focilita P^nde des phénomènes qui eomposept leur histoire. Nous soiBsies loini dn ?oulpif entretenir le lecteur des diBoussioos établies à cet égard entre les physiciens ; les détails dans lesquels nous serions obligé d'entrer seraient déplacés d^ns un ouvrage de ce genre , et peu propres à ré-; pandre quelque jour sur le fond de la question. Aussi aDônsHious aborder individuellement leur histoire ^ en nous réservant cependant de faire connaître à la fin de Va^rtkile CalorUjuey les principales hypothèses sur la cause 4^ la ckaiew*

ARTICLE PEEMIER.

Du Calorique.

Le calorique est un fluide extrêmement subtil , faisant partie constituante de tous les corps, et dont les caractères principaux sont , i" de se mouvoir sous forme de rayons lorsqu'il est libre ; a* de produire par son accumulation «ir tous les corps, une dilatation plus ou moins sensible*, suivie quelquefois de décomposition; 3* d^agir par conséqaent en sens contraire de l'attraction ; 4* de nous faire éprouver^ lorsqu'il est en contact avec nos organes , une sensation particulière connue sous le nom de chaleur ; 5" enfin de déterminer , par sa soustraction , des effets inverses aux précédents , savoir la contraction et le senti-

* Il n'y a qu'un petit nombre de corps qui fassent excep< tiou.

6o prehiëhe partie.

ment de froid.Nous allons donnei'qudiijuê développement

à chacun de ces cinq caractères.

Le càhritjue se meiU sous^ la forme de i-ayons lorsqu'il est libre. On peiit démoBirer cetteproposition à t'aide de deux réflecteurs concaves. Expéiiettoe ( frayez pi. 5, flg. 4^ )• Si l'on place, à cinq ou six pieds de distance l'un de l'antre , les deux miroirs concaves de cuivre A tX.B , dont la concavité est parfaitement polie, et dont les pîirties .concaves sont en regard, on remarquera , si les axes D D se confondent , qu'un morceau d'amadou placé au iayerf du miroir B s'allumera presque aussitôt après que l'on atira rempli de charbons incandescents tm réchaud placé au foyer ^du miroir jé. CefEÛt ne peut s'exphqner que par l'une ou l'autre de ces hypothèses : ou le calorique émané dés charbons rouges disposés en i^, se communique de proche en proche jusqu'à l'amadou , par le moyen des couches d'air intermédiares, ou bien il s'élance de ces mêmes charbons sur le miroir >^, sous la forme de rayons, est réfléchi par ce même miroir qui le renvoie sur l'autre B, d'où il est de nouveau rcflécM pour se porter eny , foyer oùsetrouvel'amadou.Lapremière de ces hypothèses n'est pas admissible ; car les points PP, beaucoup plus proches

BtJ CALORIQUE. 6l

point O de la face concave du miroir j? ^ où il ne peut pai être absorbé y parce que cette surface est très polie ^ il est de nouveau réflëclti en/^ sous un angle^Or fait^yec la tangente er^ et égal à l'angle eOs.

Si y au lieu de charbonsincandescents^ on place au foyer F un boulet métallique que Ton a fait chauffer y im vase contenant de Feau bouillante ou tout autre corps chaud y on remarque des phénomènes analogues : la substance disposée ^Vify moins chaude que celle dont nous parlons y s'échaufiTe par degrés et à mesure qu'elle reçoit les rayons calorifiques réfléchis. Nous aurons occasion de revenir sur remploi de ces miroirs.

Propriétés du calorique rayonnant, i ^ Gomme nous venons de le prouver y le calorique rayonnant est suscep-» tible de se réfléchir lorsqu'il tombe sur la surface de certains corps ^ principalement de ceux qui sont polis; alors il ne se combine pas avec eux : si la surface des corps est raboteuse y loin d'être réfléchi par elle y il est absorbé et i'échaufTe. a** Il traverse l'air avec rapidité , et ne se combine pas sensiblement avec lui. Schéele fit des expériences avec des miroirs concaves dans im appartement très froid^ et il observa que Thaleine des animaux placés à peu de distance du foyer du miroir où Ton avait enflammé le soufre au moyen du calorique rayonnant^ était visible : ce qui ne serait pas arrivé si l'air se fût échauffé. 3"" La marche des rayons calorifiques n'est pas gênée dans son mouvement par un courant d'air : en effet ^ ce même physicien observa que là combustion du soufre placé au foyer d'un miroir^ avait constamment lieu^ qudles que fussent rintendté et la du*ection du vent^ pourvu que la porte du poêle allumé qui devait fournir le calorique rayonnant, fût ouverte, l^ Le calorique rayonnant est susceptible d'être réfracté, d'après les expériences de Herschell.

Le calorique produit y par son accumulation sur tous les corps organiques et inorganiques ^ une dilatation plus

oumoittstêmible. Plû^edrséxpérfenfcestlelitifciitâl'dppid de cette assertion "'.

A.ifoyez-pX. 6. Agi 43) Sil'onprendnn {idds métallique P^ et qu'on le fasse lon^, on obserrera qd'll ne peut j^luB entr«' dans l'anneau C, tandis qu'il patconrait là>re- BBent cet aflneauavantd'aVoirëtééchauffé, et qu'il poturà y entrer également lorsqu'il sera refroidi : le poids métallique a donc éprouvé une dilatation de la part do calorique; mais cette dilatation n' a pas été portée assez loin pour que ses molécules soient devenues Jluiâes. L'instriiment qui sert à faire celte expérience , polte lé nom d'anneau de S'Gravesande.

B. Si l'on accumule du caloittpie ( au moyen de cbarbons ardents) sur une petite quantité dVrtej-Iiquîde placé à la partie supérieure d'une longue cloche remplie demercure , et renTcrsée siu: une cuve du même métal , de manière que l'onTerture de cette clddhe soif en bas ^ ob remarque quËl'éllter ëe dilate, chaise le inercore i}u] remplissait la cloclie dans la cuTe, perd l'état liquide et reseembleàderair; mais sion cesse d'actromuler Al calorique, Identôt l'appareil et l'éther se refroidissent , le mercure rentre de nouveau dans la cloche , et l'éther contracté

PROPRIÉTÉS D17 CALORIQ0B RAYONNANT. 63

nloriqEie i^t snr eUe et la dilate^ pltis qu'il ne dOate le Terre qui le contient.

Z>. Si l'on échauffe avec précaution une yesrie renfer^ mant une certaine quantité d'air^ et dont le col est parfaitement serré y on observe que ce fluide aériforme se dilate pir degrés j la vessie se distend y et peut même se dédiirer à Ton accumule assez de calorique.

Nous ^eaotiA d'établir ^ à l'aide d'expériences décisives^ qae l'accumulation du calorique dans un corps en détermine la dilatation ; nous prouverons bientôt que cette dilatation diffère pour les corps solides ^ liquides on gazeux^ soumis au même degré de clialeur.

Le calorique agit en sens inverse fie r attraction. Il suffit ici du plus léger raisonnement pour cire convaincu. L'attraction est une force qui tend sans cesse ù rapprocher les molécules ; le calorique, au contraire, cherche constamment à les éloigner : c'est du rapport qui existe entre ces deux forces que dépendent les états solide , liquide et gaaeux sous lesquels tous les corps se présentent.

Le caïorique nàusfaU éprouver y lorsqu'il est en contact avec nos organes , une sensation particulière connue sous k nom de chaleur : ainsi Ton ne confondra pas ces deux mots. La chaleur est un effet produit par le calorique^ que uous devons regarder connue la cause de cet effet : plus cette cause agit avec force , plus l'effet est marqué, toutes choses égales d'ailleurs. OiQ appelle température le degré appréciable de cette chaleur : on dit que la température f un corps est plus élevée que celle d'im autre , lorsqu'il produit sur nous une plus vive sensation de chaleur.

Le caïorique détermine par sa soustraction des ^ets inverses aux précédents , savoir la contraction et le senliment defmid. La contraction des corps qui perdent du (*iiloriqué est prouvée par toutes les expériences qui précèdent. Quant au sentiment de froid, quelques physiciens pensent devoir l'attribuera un fluide particulier qu'ils nom- VMnxXjrigorifiquep plutôt qu'à l'absence du caloriquej nous

64 PHEMIÏBE PAATIE.

admettons , au contraire , cette dernière hypothèse, parce qu'elle rend raison de tous les phéijomènes, et qu'elle nous dispense d'adopter sans nécessité l'existence d'un nouveau ^ ÎLx^Ae impondérahle.

Après avoir esposé les divers caractères du cdoriquc , ' nous allons donner une idée de pluàeurs instrumentA/rro- près à nous faire connaitre la différence qui existe entre 1 la température de deux corps inégalement chaiiffes. Ces ' instruments sont appelés thermomètres.

Des Thermomètres.

Puisque tous les corps sont dilatés ou contractés paf les variations de température, ils pourraient tous servir, à la rigueur, à indiquer ces variations , et par conséquent à la construction des thermomètres ; mais les uns sont peu dilatables, et ne nous permettent pas d'observer facilement le changement que ce volume éprouve lors de ces variations : tels sont les solides'; les^utres se dilatent tellement par les plus légères variations de chaleiir , qu'ils seraient d'un usage trop incommode quand la température serait très élevée: tels sont les gaz. Les liqiddes sont, de tous les

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