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soude neutre par Tazotate de baryte. D. Quand les acides citrique ^ oxalique ^ borique^ etc. , commencent à se dissoudre dans Feau ^ il se développe un coiurant électrique qui va de Teau à Facide ^ et qui continue sans interruption. E. Pendant la dissolution dansFeau des acides azotique et sulfurique ^ il y a un courant électrique faible d'abord et ensuite plus fort , qui va de Facide à Feau , tandis qu'avec Facide chlorhydrique y le courant va de Feau à Fadde. F. En dissolvant un alcali dans Feau y on observe un semblable courant qui va de FalcaH à Feau. G. Les effets électriques sont peu marqués lorsqu'on dissout un sel neutre dans Feau. H. Il y a un courant électrique très fort , qui va de Facide azotique à Facide sulfurique y lorsqu'on mêle le premier de ces acides avec de Facide sulfurique étendu de la moitié de son poids d^eau y tandis que le courant va dans un autre sens ^ si ce dermer acide est concentré. /. Pendant Fascension des liquides dans les tubes capillaires^ il se développe aussi des courants électriques. {Arm. de Chim. etdePhjrs.y t. xxiii et XXIV. ) /. Lorsque Feau oxygénée est décomposée par le platine y For et Fargent très divisés , il y a un courant électrique qui va de Feau oxygénée au métal. K. On observe, au contraire, que le courant va de Foxyde métallique à Feau oxygénée, lorsqu'on emploie un oxyde , soit que Foxyde se réduise, soit qu'il se suroxyde ou qu'il reste dans le même état. {Ibid. , t. xxviiiO M. Becquerel s'est servi , pour rendre sensibles les courants dont nous parlons , du galvanomètre de Schweigger , dont il était parvenu à augmenter la sensibilité *.
* Dans tous ces effets, il faut uécessaircmcnt tenir compte des actions électro-motrices des liquides sur les vases de platine dont on se sert pour faire les expériences : ainsi M. Bec qucrcl a fait voir, 1*» qu'en gênerai, dans le contact d'une dissolution acide avec un mcîal, le métal devient vitrd et l'acide résineux^ tandis que dans le contact avec une dissolu*
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Nous pourrions encore ajouter que les expériences de M. Bouchardat établissent évidenunent que la force qui se développe au contact de tous les corps hétérogènes, a une influence plus ou moins marquée sur l'énergie ou sur la nature de toutes les réactions chimiques. Ç^nn. de Chim. et de Phjs., iwa. iSii).
U résulte de ce qui précède , que les diverses actions chimiques ayant pour résultat des combinaisons ou des décompositions , coïncident avec un développement de forces électriques.
n s'agit maintenant d'examiner s'il ne serait pas possible d'expliquer toutes ces réactions , à l'aide des seules forces électriques, sans le concours de l'affinité, comme l'a proposé M. Ampère. Les phénomènes qu'il faut expliquer pendant les combinaisons , sont le dégagement de calorique et d'électricité et quelqiiefois de lumière, ainâ que la stabilité des combinaisons ; c'est-à-dire , comment il se fait que des atomes constituants de diverse nature , restent combinés tant que l'on ne fait pas intervenir de nouvelles forces.
Théorie de M. Ampère. Chaque atome constituant, a
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neot à se rapprocher ^ les deux atmosphère de nom contraire se cpm})ineront et reproduiront d\\ fluide naturel. Si les deux atomes sont Vun et Tautxe fortement électijséa^ ks atmosphères qui les entourent seront elles-mêniestrès Rendues et très denses^ et leur combinaison produira non-seulement de la chaleur ^ mais encore de la lumière* Ces deux atmosphères étant détniites^ pu du moins Tune d*^e9^ les atomes constituants resteront combinés puisqu'ils ont conservé leurs électricités propres ; d'où il suit^ qae dans toute combinaison chimique^ il faudrait admettre deux mouvements attractifs^ celui des deux atmosphères âeetriquea de noms contraires et celui des atomes comn titoants i le premier constitue un phénomène transitoire , Tantre est permanent.
Mids en adoptant cette hypothèse^ commeqt conceyoir le dégagement d'électricité qui se manifeste constanunent pendant les réactions chimiques ; comment se fait il que les deux atmosphères en se combinant ne se détruisent pas eomplétenient ^ puisqu'elles forment du fluide neutre , et pourquoi y a-t-il dispersion sensible de fluide électrique f M. Dumas , à qui nous avons emprunte tout ce qui se rapporte à la théorie de M. Ampère^ dit à ce sujet. « Pour concevoir comment il se fait qu'on observe toujours un d^agement considérable d'électricité en pareil cas^ il faut se reporter aux circonstances mêmes de l'expérience : elle se réduit^ en général, à opérer la combinaison de deux corps dans un vase où l'on fait plonger les deux extréinités d*un galvanomètre; les fils métalliques du galvanomètre offrent donc à l'électricité un passage facile, et c'est en cela que consiste toute l'explication du phénomène. Concevons en effet , deux molécules électrisées en senp inverse , et placées aux deux extrémités d'un arc métal^rlique : tant qu'elles seront éloignées , leurs atmosphères resteront en place ; mais si on les rapproche suffisamment pour que la conibinaison s'effectue , les atmosphères se combinant tout-à-rcoup, les molécXiles mises à nu pourront
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emprunter au fil nne pordon de sod électricité^ et il s'éta- Mira dans le fil un courant électrique qui durera jusqu'à ce que les molécules soient combinées. Il est évident que la molécule vitrée prendra du fluide réàneux du fil, et que la molécule réûneuse lui empruntera au contraire du fluide Titré. «
Si tes phénomènes que l'on observe pendant la combinaison des corps , s'expliquent facilement à l'aide des forces électriques , il est encore plus aisé de se rendre compte de ceux qui accompagnent les décompoâtions , en admettant que la pile électrique restitue aux atomes constituants ^etBy d'un composé ^B , les atmosphères électriques dont ces atomes doivent êtres toujours enveloppés, lorsqu'ils sontlibre8.(/^. pour mieux comprendre ce qui se rapporte à l'influence décomposante de la pile , lapa^e iia.)
Deux olqections ont sur-tout été faites à la théorie de M. Ampère. On a dit: i' Si chaque atome constituant est animé d'une électricité qui est vitrée , et toujours la même pour tel atome et résineuse pour tel autre , comment se fait-il que le chlore , l'iode , le brome , etc. , que vous regardez comme étant éiectrisés fitreiisement , lorsgi