DE LA FLAMME
de cacher la flamme , on éteint la lampe , le platine rester encore rouge de feu.
2** La lumière de la flamme est extraordinairementbrillaate et intense lorsqu'il «e forme quelque matière solide et fixe dans cette flamme : ainsi le phosphore^ qui se transforme^ par la combustion rapide , en acide phosphorique solide y brûle avec une flamme très intense : il en est de même du zinc^ qui^ par la combustion^ se change en oxyde de zinc solide. Au contraire^ lorsqu'il ne se produit point de matière solide dans la flamme y celle-ci est extrêmement faible et transparente : tel est le cas du soufre que Ton fait brûler dans le gaz oxygène, et qui se transforme en gaz acide sulfureux. Veut-on augmenter Tintensîté delà flanune de ce corps, on n^a qu'à la mettre en contact avec de l'amiante, de l'oxyde de zinc, une gaze métallique ou toute autre matière solide.
y Lorsqu'on fait passer la flamme à travers une gaze métallique très serrée , qui est à la température ordinaire, ce tissu refroidit le gaz qui le traverse de manière à réduire sa température au-dessous du degré auquel il est lumineux. Expériences, i"* Si on allume le gaz hydrogène qui se dégage d'une lampe philosophique ( P^. page 2og ) ; si on met \m peu au-dessus de la flanune une gaze métallique dont les trous soient excessivement petits , le çaz hydrogène traversera la gaze, mais la matière gazeuse qui constitue la flamme sera tellement refroidie par cette gaze, qpi'on ne pourra pas enflammer une allumette soufrée placée un peu au-dessus de la gaze, tandis qu'on l'enflammera facilement dans l'espace qui sépare cette toile métallique de Touverture du tube qui donne issue au gaz hydrogène ; 2'' que Ton éteigne la flamme de la lampe philosophique et que l'on place la gaze métallique un peu au-dessus de l'ouverture du tube par lequel sort le gaz hydrogène , celui - ci traversera la gaze et pourra être enflammé à l'aide d'un corps en combustion j au-dessus de la toUe ; à son tour la flamme que produira
2^4 f REHIÈRE PASTIE.
Dés Oseydes des métalloïdes.
La teinture de tournesol n'est rou^e par aucun de ces oxydes ; aucun d'eus ne peut former des sels en se combinant arec les acides. Nous allons étudier d'abord ceux dont le corps simple paraît avoir plus d'affinité pour l'oxygène.
1° Du Protoxyde d'hydrogène ( Eau ).
L'eau est composée de 88,9 parties d'oxygène et de 1 1 , i d'hydrogène en poids, ou de deux parties d'hydrogène et d'nne partie d'oxygène en volume. EUe est très répandue dans la nature ; à l'état solide , elle constitue la glace ou la neige qiie l'on trouve constamment sur les hautes montagnes et sous les pôles; à l'état licfuide, elle recouvrèune assez grande partie de la surface du globe, mais elle n'est jamais pure : l'eau de la mer , des rivières, etc. , contient toujours des substances étrangères ; eufln , à l'état de vapem-, l'eau fait partie de l'atmosphère.
Propriétés phrsitfues . L'eati pure est un liquide trans-