DU TARTRE DES DENTS
Racine des dents de bœuf. — Cent parties contiennent, suivant Bereliiis, 31,00 de cartilage, de vaisseaux sanguins et d’eau, 57,46 de )liosphate de chaux, 5,69 de fluorure de calcium, 1,36 de carbonate Me chaux, 2,07 de phosphate de magnésie , 2,40 de soude et de chlorure Me sodium.
Émail des mêmes dents. 81,00 de phosphate de chaux , 4,00 de fluoure de calcium, 7,10 de carbonate de chaux, 3,00 de phosphate de ma- ;.;nésie , 1,34 de soude, 3,56 de membranes , vaisseaux sanguins, et eau Me cristallisation.
Dents d’éléphant (ivoire, défenses d’éléphant). — L’ivoire frais renlerme du fluorure de calcium , suivant Gay-.Lussac et Morechini. Four- ;roy et Vauquelin n’en ont point trouvé; ils ont vu qu’il contenait du 'Miosphale de chaux, et qu’il perdait 45 p. 100 par la calcination : du • este, il leur a semblé de même nature que les os. Calciné jusqu’à un 'certain point, il se charbonne, et fournit un noir très-beau.el très-re- ' herché.
Ivoire (défenses de l’éléphant). — Il a une composition semblable ;i •elle des os. Mérat-Guillot y a trouvé 24 de matière organique, 64 de ’hosphate de chaux , 0,1 de carbonate de chaux ,11,15 d’eau.
Ivoire fossile. — Morechini est le premier qui ait annoncé dans cet ivoire du fluorure de calcium, découverte qui a été confirmée par les nalyses de Klaproth, John, Proust, Fourcroy et Vauquelin. Ces deux lerniers chimistes ne l’ont cependant pas trouvé dans l’ivoire fossile lie l’Ohio, de Sibérie et du Pérou. Ils en ont retiré des défenses de anglier.
DU TAUTRE DES DEIVTS.
Fourcroy, Wollaston, Chaptal , etc., avaient annoncé que le tartre Mes dents était composé de phosphate de chaux. Voici l’analyse qui en a ■i:té donnée par Berzelius : phosphate de chaux, 79,0; mucus, 12,5; matière salivaire particulière, 1,0; substance animale soluble dans l’a- Mde chlorhydrique, 7,5. Dans un rapport lu à l’Académie de médecine, ■e.31 décembre 1825, Vauquelin et Laugier élablissent que le tartre des Ments ressemble aux os, si ce n’est qu’il contient du mucus, au lieu de '•{élatine; ils y ont trouvé du phosphate de chaux, 66 padlies; du carl )onale de chaux, 9 parties; du phospliatc de magnésie et de l’oxyde de er, 3 parties; du mucus, 14,6 parties; de l’eau, 7 parties.
Le tartre des dents molaires du clieval a fourni à M. Lassaigne : mu- ■us, 25; pliospliate de cliaux,5; carbonate de chaux, 70, qiiajitité
beaucoup plus considérable que celle qui existe dans le tartre des dents de l’homme.
DU TII9I§U CAnXlLAGlIVElEK..
Suivant Hatchelt, les cartilages de l’homme seraient composés d’albumine coagulée et de quelques traces de phosphate de chaux. Haller les regardait comme de la gélatine concrète unie à une terre osseuse. M. Chevreul a donné, en 1822, l’analyse des os cartilagineux d’un squalus maximus (requin) de 8 mètres de long; il les a trouvés formés d’une matière huileuse, d’une substance analogue au mucus, d’un principe odorant, d’acide acétique et d’acélate d’ammoniaque. Leurs cendres contenaient du sulfate et du carbonate de soude , du chlorure de sodium, du sulfate de chaux, des phosphates de chaux, de magnésie et de fer, et quelques atomes d’acide silicique, d’alumine et de potasse. Les cartilages costaux, par leur ébullition dans l’eau, donnent de la chondrine (voy. p. 650). D’après Schœrer, on peut les considérer comme formés d’un équivalent de protéine, et des éléments de 4 équivalents d’eau et de 2 équivalents d’oxygène. Il est extrêmement probable que ces divers principes entrent également dans la composition des cartilages des autres animaux. Les cartilages sont placés aux extrémités articulaires des os; ils sont solides, incolores, demi-transparents, etc.