AVANT-PROPOS
En publiant cet ouvrage, je n’ai point la prétention d’enrichir la science de découvertes nouvelles; mais j’ai cru utile et nécessaire de coordonner des matériaux épars , d’introduire dans la science une classification conforme à la tendance même de l’esprit humain, qui cherche partout l 'unité dans la variété des choses.
Ayant exposé dans cet ouvrage ( pag. 44 ) les difficultés et les avantages de la classification que j’ai établie, je puis me dispenser d’y revenir ici.
Quant à la représentation des faits particuliers , je me suis attaché, autant qu’il m’a été possible, à être clair et méthodique ; et quelle est la langue qui se prête plus que la langue française à la clarté et à la méthode?
Au lieu des formules en atomes, j’ai partout adopté les formules en équivalents, faisant ainsi abstraction de toute vue théorique. Les savantes leçons de M. Pelouze, au collège de France, m’ont été d’un grand secours pour certains points d’analyse (alcalimétrie, essais des monnaies d’or et d’argent, analyse de l’air, etc.) qu’il est toujours utile de reproduire, même dans un ouvrage élémentaire. En parlant de l’état naturel des corps, j’ai été beaucoup moins so-
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