B CD È 7 G
Fig. 5. — Spectre d'absorption de l’hémoglobine. — B, C. D.. . représentent les raies du spectre solaire.
l.p. 1000 d’hémoglobine, examinée sous une épaisseur de 1 centimètre, absorbe l’extrême rouge, d’une part, la moitié du bleu, l’indigo et le violet d’autre part; enfin son spectre présente une bande d’absorption unique, large, comprise entre les raies D et E du spectre solaire, un peu plus voisine de D que de E.
En supposant les solutions examinées sous une épaisseur de 1 centimètre :
l’hémoglobine.
Pour une solution contenant 3 p. 1000 d’hémoglobine, la bande d’absorption occupe tout l’espace compris entre les raies D et E.
Pour une solution contenant 10 p. 1000 d’hémoglobine, le rouge est absorbé jusqu’à la raie B du
Fig. 6. — Tableau représentant les spectres d’absorption d'une solution d’hémoglobine examinée sous une épaisseur de 1 centimètre. — B, C, D.. . sont les raies du spectre solaire. — Sur l’ordonnée hz on a indiqué les teneurs en hémoglobine de la solution examinée. — Pour avoir le spectre d’absorption d’une solution d’hémoglobine contenant n pour 1000 de pigment dissous il suffit par la division n de l'ordonnée hz de mener la parallèle à xij.
spectre solaire ; le violet, l’indigo et la plus grande partie du bleu sont également absorbés; enfin, la bande d’absorption s’étend de la raie D à la raie F du spectre solaire : il ne passe plus que 2 faisceaux lumineux compris, le premier, rouge orangé, entre
LE SANG
les raies B, U, le second, bleu, au voisinage et un peu au delà de la raie F.
Le spectre de l’hémoglobine est donc caractérisé par l’existence d’une bande d’absorption située dans la région D et E du spectre pour une concentration convenable de la solution, indépendamment des absorptions portant sur les deux extrémités du spectre.
On dose, en général, la matière colorante du sang à l'étal d'oxy hémoglobine. Plusieurs procédés permettent de faire ce dosage. Ils sont fondés sur les propriétés suivantes de l’oxyhémoglobine. L’oxyhémoglobine est :
1° Une matière colorante.
2° Une substance absorbant certaines radiations lumineuses.
3° Une substance oxygénée dissociable.
4° Une substance ferrugineuse.
\ . Pour doser la quantité d’une matière colorante contenue dans une liqueur, on peut employer les procédés dits colorimé triques. — On prépare tout d’abord une série de solutions titrées de la substance colorante qu’on se propose de doser, solutions de plus en plus riches en substance dissoute, et on compare la solution analysée aux différents termes de cette série quant à l’intensité de sa coloration.
Supposons, par exemple, qu’on ait préparé une série de solutions d’oxyhémoglobine, contenant 1,2,3,... p. 1000 d’oxyhémoglobine, et que la liqueur sanguine analysée (il convient de la laquer préala-