‹ Éléments de chirurgie opératoireChapitre 135 sur 263 · ONGLE INCARNÉ · texte numérisé non relu

ONGLE INCARNÉ

opposée est ramenée sous l'orteil en déprimant les carnosités^ le chirurgien fixe le petit appareil par quelques tours de bande. On voit que le procédé de Desault ne diffère du précédent que par la nature de la plaque^ et pourtant on ne parle guère de Gui de Chauliac.

Procédé de M. Labarraque. -—Ce procédé n'est qu'une modification du précédent; il consiste dans une petite plaque de ferblanc, espèce d'agrafe qui sert à relever l'ongle, à laquelle s'adapte une bandelette de sparadrap qui maintient la plaque de fer-blanc sous l'ongle, en même temps qu'elle comprime les carnosités sur lesquelles on applique de petits bourdonnets de charpie.

Procédé de M. Graboivski. — Yelpeau a fait de ce procédé une critique qui paraîtra à la plupart des chirurgiens une condamnation irrévocable : L'appareil est, dit-il, assez compliqué pour nécessiter rintervention d'un mécanicien» Cet instrument se compose de deux agrafes unies par une charnière et dont on glisse la partie recourbée sous les deux bords de l'ongle môme lorsqu'un seul est incarné. Au moyen d'une vis, on redresse les deux parties de l'instrument et Ton relève les bords de l'ongle.

Rétrécissement de l'ongle.

Procédé de Dionis, — Ce procédé consiste à gratter l'ongle sur la Hgne médiane, jusqu'à ce que ses deux moitiés latérales deviennent mobiles et ne puissent plus exercer de pressions sur les chairs; on renouvelle cette opération une fois par mois^ jusqu'à complète guérison.

On rendra ce moyen plus efficace, en glissant un peu de charpie sous le bord de l'ongle.

J'appellerai volontiers cette opération : ^wocédé par mobilisation des deux moitiés de l'ongle.

Procédé de M. Paye. — La partie antérieure et moyenne de l'ongle ayant été incisée en Y, on introduit un fil ciré ou métallique à travers les bords de cette division, dans chacun desquels on a fait un trou. En tordant les bouts du fil, on rapproche l'un de l'autre les bords du V et l'on diminue ainsi la pression de l'ongle contre les carnosités.

Destruction de la partie incarnée de l'ongle.

Procédé de Fabrice crAcqiiapendente. — Fabrice d'Acqiiapendente ne se contente pas de tenir le bord de l'ongle soulevé avec quelques brins de charpie^ il veut que, dans certains cas, on le coupe jusqu'à sa racine, afin d'en enlever avec des pinces la portion détachée,, et qu'on recommence ainsi chaque jour, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien de caché dans les chairs. (Velpeau, Méd. opér.)

Destruction par les caustiques.

On a détruit la partie incarnée de l'ongle par le fer rouge et par les caustiques divers. 11 suffit d'indiquer cette méthode, pour que l'on comprenne tous les procédés qui ont dû être employés. Yelpeau en indique vingt et un, et ce n'est pas tout.

Arrachement de l'ong-le.

Le procédé le plus simple consiste à arracher l'ongle d'un seul coup en passant sous sa partie adhérente l'un des mors d'une forte pince que l'on tire vigoureusement vers soi. Ce moyen m'a toujours réussi. Si l'on éprouvait quelque difficulté, on en triompherait bien vite en ébranlant l'ongle par des mouvements de latéralité.

Procédé de M. Long. — Ce procédé consiste à découvrir le bord postérieur de l'ongle, en repoussant au delà le repli de la peau qui recouvre sa face dorsale, et à le renverser d'arrière en avant, en le détachant de la matrice avec les plus grandes précautions.

Extirpation.

Procédé de Bupwjtren. — Le pied étant fixé par un aide, le chirurgien introduit sous l'ongle, jusque auprès de son bord postérieur et sur sa ligne médiane, une des lames d'une paire de ciseaux dont les deux branches sont subitement rapprochées, de manière à faire une section longitudinale dont les deux moitiés sont saisies par une forte pince, renversées de la ligne médiane vers les bords et arrachées entièrement dans quelques cas. Dupuytren, avant de faire l'opéi'ation que nous

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