TUMEURS SOLIDES
pas le volume du poing et qu'elle existe sur un sujet encore jeune.
Extirpation. — Comme cette méthode demande un temps assez long, et qu'elle ne peut pas convenir à tous les cas, on lui préfère généralement l'extirpation, qui consiste à inciser la peau dans une étendue qui dépasse la tumeur à ses deux extrémités opposées, et à disséquer le lipome en le saisissant avec une érigne ou des pinces à dents de rat, pendant qu'avec le bistouri on le détache des parties avec lesquelles il est en contact.
§ 2. — Ganglions indarés.
Ce que nous venons de dire des lipomes s'applique exactement aux ganglions indurés. Je noterai seulement ici qu'il faut une plus grande habileté pour la dissection des ganglions que pour celle des lipomes, parce que ceux-ci sont le plus souvent sous-cutanés, tandis que les ganglions sont presque toujours sur le trajet des gros vaisseaux.
§ 3. — Cancers.
Les cancers doivent être enlevés de manière qu'il ne reste dans la plaie aucune partie des tissus affectés. S'il s'agit d'un cancroïde, et que la tumeur ait été enlevée en totalité, il y a de grandes chances pour que le mal ne se reproduise pas. Nous décrirons les procédés opératoires de l'extirpation des cancers à Toccasion des organes qui en sont affectés.
§ 4. — Tiiiueurs fibrewscs.
Les tumeurs fibreuses peuvent être enlevées en un seul morceau et par fragments. La fragmentation des tumeurs en rend la dissection plus facile; mais on ne peut pas en faire une mé- Ihode opératoire : elle n'est qu'un des nombreux moyens dont l'anatomie se sert tous les jours pour se débarrasser des tissus indurés qui la gênent dans la dissection des vaisseaux ou des filets nerveux. Le chirurgien qui dissèque une tumeur qu'il veut enlever a recours à tous les procédés connus de dissection qui peuvent, suivant les cas, faciliter son opération.