‹ Éléments de chirurgie opératoireChapitre 55 sur 263 · MÉTHODE OVALAIRE · texte numérisé non relu

MÉTHODE OVALAIRE

ficile d'avoir deux lambeaux qui eussent les mêmes dimensions.

Méthode ovalaîre.

Cette méthode^ qui n'a été généralisée qu'en 1827, par M. Scoutetten^ consiste à faire aux parties molles une incision ayant la forme d'un ovale^ dont la petite extrémité correspond, en général, un peu au-dessus du point où l'os doit être scié ou désarticulé.

Le plus ordinairement, le couteau trace un OYOÏde complet; dans les désarticulations, il arrive pourtant qu'ayant fait deux incisions obliques qui se réunissent au-dessas de l'articulation dans laquelle on doit pénétrer, le chirurgien ne réunit leurs

FiG. 52.

autres extrémités qu'après avoir terminé la désarticulation, et quand un aide a saisi l'artère qu'on eût pu couper si, en commençant, on avait décrit l'ovoïde en incisant toute la circonférence du membre (fig. 52).

On modifie quelquefois la méthode ovalaire en ne commençant l'ovoïde qu'à l'extrémité inférieure d'une petite incision

parallèle à l'axe du membre. Cette modification porte le nom &' amputation en raquette.

§ 4. — Méthode elliptique.

Depuis quelques années^ on décrit sous le nom de méthode elliptique (Soupart), une amputation donnant à peu près le même résultat que les amputations à un lambeau, dont elle se distingue seulement par la continuation des bords de son lambeau avec l'autre coté de la plaie^ sans qu'il y ait d'angle entre ces parties.

La section opposée au lambeau est d'ailleurs concave, de telle sorte que cette méthode ne diffère de la méthode ovalaire que parce que la plaie de cette dernière est à l'une de ses extrémités beaucoup plus étroite que l'autre, tandis qu'elles ont à peu près la même largeur dans la méthode elliptique.

§ 5. — Position des aides pendant une amputation.

Les couteaux, la scie, les pinces, un sécateur, une compresse fendue et les autres linges du pansement étant placés sur une table> un aide s'empare de l'extrémité du membre, pendant qu'un autre soutient la partie voisine du tronc; un troisième comprime l'artère; d'autres maintiennent le malade et l'empêchent de remuer.

Un aide est préposé aux instruments qu'il passe à l'opérateur, en ayant soin de les lui présenter de manière que la poignée soit toujours libre. Quand il donne un couteau, il le tient au niveau de l'articulation du manche avec la lame, le tranchant dirigé du côté opposé à la main qui le présente au chirurgien, et la pointe en bas. Quand l'aide passe une scie, il la tient par son arc pour que l'opérateur en saisisse la poignée sans difficulté.

L'assistance des aides a surtout besoin d'être intelligente pendant l'action de scier. Celai qui tient l'extrémité du membre doit tirer dans la direction de Taxe de l'os qu'on va couper, tandis que l'autre se contente de maintenir la partie supérieure en s' opposant au jeu des articulations. Si les aides pressent un peu trop dans un sens l'une des extrémités du membre, la scie est serrée et peut être faussée ou cassée, si le chirurgien emploie trop de force,

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