C. Épiiroclilce
D. Arcade formée par le muscle cubiinl
antérieur qui s'insère à rolccràne et à répitroclilée.
E. Nerf cubital.
Opci-ation. — Le procédé le plus simple et en même temps le plus avantageux est le suivant (Rouxj :
Faites au bord externe du coude une incision longitudinale qui, comprenant les muscles de cette région, pénètre jusqu'au radms et à l'humérus; pratiquez une incision transversale qui, partant du bord interne de l'extrémité supérieure de l'olécrâne, vienne tomber sur le milieu de l'incision longitudinale ; disséquez les deux lambeaux qui résultent de ces incisions (fig. 124); portez le nerf cubital en avant de l'épitrochlée, et pénétrez largement dans l'articulation.
Alors, saisissant la partie articulaire de l'humérus, détachez toutes les chan-s qui adhèrent à cet os jusqu'au-dessus de la
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partie malade, et sciez l'os avec la scie ordinaire. Faites la même chose pour le radius et le cubitus.
Les artères étant liées, Tavant-bras est légèrement fléchi sur le bras, et les bords de la plaie sont réunis par une suture entortillée.
Le membre est mis dans une gouttière, où l'on peut l'arroser d'eau froide ou le couvrir de glace.
Depuis que ce procédé est connu^ on a généralement abandonné celui de Moreau^ qui consiste à tailler deux lambeaux de forme quadrilatère par une incision transversale aboutissant à deux incisions longitudinales pratiquées aux extrémités du diamètre transversal du coude. Ce procédé de Moreau fait une plaie très-considérablcj, et l' avant-bras est moins soutenu que dans le premier procédé que nous avons décrit.
Procédé de Manne. — Manne faisait deux incisions semilunaires^ dont l'une correspondait à l'extrémité inférieure du bras^ et l'autre à l'extrémité supérieure de l' avant-bras; elles étaient réunies par deux incisions longitudinales faites en dehors et en dedans. Ces quatre incisions circonscrivaient un lambeau de peau qu'il enlevait avec les os.
Le reste de l'opération se faisait comme dans le procédé de Moreau.
L'intervalle qui sépare les deux incisions semi-lunaires doit nécessairement être proportionné à l'étendue des parties que l'on veut enlever.
Procédé de Parh. — C'est à tort que Malgaigne rejette es procédé, sous le prétexte qu'il est complètement abandonné; il a^ je crois, été pratiqué avec succès, en Angleterre, et M. Maisonneuve y a eu recours toutes les fois qu'il en a trouvé l'occasion.
Ce procédé consiste dans une seule incision longitudinale faite parallèlement à l'axe du membre, sur la ligne médiane de la face dorsale du coude. Cette incision permet de couper le tendon du muscle triceps, à son insertion sur l'olécrâne, le ligament externe d'abord, puis l'interne. On peut alors faire saillir l'humérus de manière à passer le bistouri entre lui et les chairs qui le recouvrent en avant, après quoi on scie l'os à la hauteur indiquée par la lésion.
Après ce premier temps de l'opération, le chirurgien détache les muscles qui s'insèrent au radius et au cubitus, et après avoir recouvert les chairs avec une compresse, il scie les os, en ayant la précaution de les fixer en mettant entre eux le pouce de la main gauche.