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DÉSARTICULATION DU GENOU

Anatomic. — L'articulation du genou est formée par la réunion de surfaces articulaires si larges, que, pendant longtemps, on a dû rejeter la pensée de faire une amputation en ce point. Cette largeur des surfaces articulaires, qui eût semblé une contreindication dans le môme cas où des masses charnues considérables eussent entouré l'articulation, ne peut être recouverte que par un lambeau formé aux dépens de la face postérieure de la jambe, ou seulement par la peau de la face antérieure du genou.

L'articulation est formée par des condyles du fémur, et par les cavités glénoïdcs du tibia, entre lesquelles se trouve l'épine du tibia qui s'élève un peu au-dessus du plan du reste de la surface' articulaire inférieure. En avant et en arrière de cette épine, s'insèrent les cartilages semi-lunaires qui contribuent à l'emboîtement des condyles du fémur par les cavités glônoïdes. C'est encore en avant et en arrière de l'épine du tibia que s'insèrent les ligaments croisés, qui, d'autre part, ont leur insertion supérieure sur la face interne des condyles du fémur . Un ligament externe cylindro'i'de s'étend du condyle externe de ce dernier os à rextrémité supô-

Heure de la tête du péroné. Un ligament interne, large et aplati, s'étend du condyle interne à la partie correspondante du tibia. Le ligament postérieur provenant en grande partie do F épanouissement du tendon du demi-membraneux, est très épais et fort résistant. Le ligament antérieur est formé par le tendon du triceps, au milieu duquel s'est développé un os sésamoïde, qui est la rotule: la portion sous-rotulienne est appelée ligament roht lien; elle s'insère au bord supérieur de la tubérosité antérieure du tibia.

La membrane synoviale communique le plus souvent avec celle de l'articulation péronéo-tibiale supérieure.

J3ans le mouvement de flexion de la jambe sur la cuisse, les condyles du fémur tendent à faire saillie sous la peau du genou, de sorte que l'espace interarticulaire est agrandi dans la flexion et diminué dans l'extension.

Opération. — La désarticulation du genou n'a été pratiquée sur le vivant que dans un petit nombrede cas ; mais, à l'amphithéâtre et dans les examens, plusieurs méthodes y sont appliquées.

..Méthode ovalaire (Baudens). • — Le malade étant couché sur le dos, la jambe et le bas de la cuisse dépassant le lit, un aide soutenant la cuisse, un autre tenant la jambe à demi fléchie, le chirurgien , placé de manière à tenir de la main gauche la partie qu'il va enlever, porte le couteau comme pour une amputation circulaire, la pointe en haut, à trois travers de doigt au-dessous de la tubérosité antérieure du tibia coupe la peau, d'abord transversalement (fig. 'H 2, A, B), puis le couteau est porté obliquement à mesure qu'il s'approche de la face postérieure; et quand il est arrivé à un travers de doigt au-dessus de l'articulation, il est de nouveau porté transversalement (fig. 112, D), jusqu'à ce qu'il revienne' à la face antérieure de la jambe, où il doit avoir une direction oblique d'abord, et transversale au moment où la fin de l'incision vient se réunir au point où on l'a commencée.

Comme cette dernière partie de l'opération est difficile à pratiquer, j'aime mieux qu'on reporte le couteau, le tranchant en bas, au point où l'on a commencé l'incision, et que l'on complète ainsi la ' section de la peau en décrivant une courbe aussi régulière d'un côté que de l'autre. La flèche qui va de A en C, fig. 112, indique le dernier temps de l'incision du lambeau.

Cette incision décrit un lambeau de peau antérieur qui doit être saisi de la main gauche, pendant que, de la main droite, le chirurgien coupe les brides celluleuses qui l'empêchent d'être relevé au niveau de l'articulation. Pour éviter de blesser les aides ou sa propre main gauche, il est bon de promener le couteau comme

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