‹ Éléments de chronologie pour servir d'introduction a l'etude de l'histoireChapitre 6 sur 14 · NOMBRE D’OR, DES LETTRES DOMINICALES ET DES ÉPACTES · texte numérisé non relu

NOMBRE D’OR, DES LETTRES DOMINICALES ET DES ÉPACTES

D. Qu’entend-on par cycle solaire?

R- Le cycle solaire est un intervalle de vingt-huit ans, au bout duquel le quantième des mois revient au même jour de la semaine comme dans le cycle écoulé.

Supposé que le cycle du soleil correspondît au 1 er janvier 1841 , qui se trouve un vendredi, au bout de vingt-huit ans le cycle se terminerait par un jeudi, et recommencerait par un vendredi le 1 er janvier 1869, pour finir encore un jeudi au bout de vingt-huit autres années, et recommencer par un vendredi; ainsi de suite.

D- Qu’est-ce que le cycle de la tune?

R C’est un intervalle de dix-neuf ans,

au bout desquels les nouvelles et les pleines lunes se retrouvent exactement aux mêmes jours des mêmes mois, comme dans le cycle écoulé, mais une heure et vingt-huit minutes plus lot

Ainsi la nouvelle lune de janvier 1840 était le 4 du mois; il en sera de même dans dix-neuf ans, c'est-à-dire qu’en 1 8Ô9 la nouvelle lune sera encore le 4 janvier.

I) A quoi servent les cycles?

R. Ils servent à trouver quel jour doit tomber la fête de Pâques pendant un certain nombre d'années, et , par suite, à fixer d'avance la date de toutes les fêtes mobiles.

i). A quelle époque a-l-on commencé à compter par cycle solaire?

Il Neuf ans avant la naissance de Jésus-Christ

I) Quel moyen peut-on employer pour découvrir à quel cycle du soleil correspond une année donnée?

It II suffit d’ajouter à l’année donnée les 9 ans qui ont précédé la naissance de Jésus-Christ, et de diviser le tout par 28, qui est le nombre d’années dont se compose le cycle solaire; le quotient Indique dans quel cycle on se trouve , et le reste, s’il y en a , marque combien

d’années se sont écoulées depuis le commencement du cycle, et, par conséquent, dans quelle année du cycle on se trouve.

B- A quel cycle du soleil appartenait l’année 1815?

R. D’après la règle ci-dessus, nous ajouterons à l’année 1835 les 9 ans qui ont précédé la naissance de Jésus-Christ, et nous diviserons le tout par vingt-huit, qui est le nombre d’années dont se compose le cycle solaire.

A 1835 ajoutons 9, nous avons 1844, que nous divisons par 28 : en 1844 combien de fois 28? il y est 65 fois : ce quotient 65 nous indique que l’année 1835 appartient au 65 e cycle solaire II reste 24, ce qui indique que l’année 1835 était la 24 e du 65 e cycle solaire.

D. A quel cycle du soleil appartient l’année 1841?

R. En répétant, sur l’année 1841 l'opération que nous venons de faire sur l’année 1835, nous trouverons que l’année 1841 appartient au 66 1 ' cycle du soleil ; mais à la fin de l’opération il reste 2, ce qui nous indique qu’il s’est écoulé seulement 2 ans depuis le commencement du cycle ; l’année 1841 est donc la 2 e du 66' cycle du soleil.

D. Quelle différence y a-t-il entre trou-

ver le cycle solaire et trouver l'année du cycle solaire?

R En trouvant le cycle solaire on sait combien de cycles solaires se sont écoulés depuis que l'on a commencé «à calculer de cette manière; et en trouvant 1 année du cycle solaire, on sait combien <1 années se sont écoulées depuis le commencement de ce cycle

1) A quelle époque a-t-on commencé à compter par cycles lunaires?

R Un an avant la naissance de Jésus- Christ

I) Quelle est la règle pour trouvera quel cycle lunaire et à quelle époque de ce cycle correspond l’année actuelle?

R On opère comme pour le cycle solaire : on ajoute à l'année actuelle l'année qui s est écoulée avant la naissance de Jésus-Christ, puis on divise le tout par 19, qui est le nombre d’années dont se compose le cycle lunaire; le quotient est la réponse, et le reste, s'il y en a, indique combien d’années se sont écoulées depuis le commencement du cycle lunaire actuel.

Prenons encore pour exemple l’année 1841, ajoutons- y l année, nous avons 1840, et divisons par 19 : en 1842 combien de fois 19? il y est 96 fois; mais

nous avons un reste de 18 ans, qui nous indique que l’année 18il est la 18 e du cycle lunaire actuel.

D. Qu’entend-on par le nombre d’or?

R. On appelle nombre d’or le nombre qui indique la date de chaque année du cycle lunaire : ainsi, dans l’exemple cidessus, le nombre 18 qui indique que l’année est la 18 e du cycle lunaire actuel , est le nombre d’or.

D. D’où vient cette dénomination?

R. De ce que, dans les anciens calendriers, les nombres qui indiquaient la date de chaque année, pendant le cours de chaque cycle, étaient écrits en lettres d’or.

D Qu’entend-on par les lettres dominicales?

R. Ce sont les lettres dont on se sert pour marquer, dans les almanachs ou calendriers, les dimanches de toute l’année, à partir du I e1 janvier.

D De quelles lettres s’est-on servi pour cela ?

R. On a pris les sept premières lettres de l’alphabet, que l’on a disposées de la manière suivante : A est à côté du premier jour de janvier, B à côté du second, C à côté du troisième, ainsi de suite jusqu’au G, qui esta côté du septième;

puis on replace les mêmes lettres dans le même ordre, savoir 1*A au huitième, le B au neuvième, etc., etc.

Supposé que l’A soit la lettre dominicale d'une année, tous les jours des mois vis-à-vis desquels se trouve À, seront des dimanches pendant le cours de celle année. II en est de même des autres lettres qui deviennent dominicales à tour de rôle. Il faut remarquer cependant qu'elles ue le deviennent pas dans l'ordre qu elles occupent dans l'alphabet, mais dans un ordre inverse ou rétrograde; c'est-à-dire que si la lettre G est dominicale pendant une année, F le deviendra l'année suivante, ensuite E, puis 1), ensuite G, puis B, et enfin A:

après cela G redeviendra la lettre dominicale

i. Voici |a rabou do celte tnarclte rétrograderai l’an tire commence pat tut lundi, le dimanche auiiert II* 1 de janvier, à rôle duquel eal O , qui aura la WW doutitiirale de cette année; mal* Canin e suivante rottttaeneera par un mardi, rl le di ma imite tombera atili, à côté duquel e»t F, qui u-ta la lettre duitiitlitalr de eette seeottde anuée, Far la même taitun F, I), I , IC A, dt tiendront »mee«»ivt mrnt initie» dunnutrale». Üu doit nbteiter que, dan, les année* I,l„rlltlc«, il I * toiijutn» dtitJt lt tin t tlominttalts, la première aerl ‘W pui» le ronimetu entent de l’année jusqn’à la lle saint Mntiliias , le '14 février, et la «tonde depui* I# joui décrite lete, ituittèivemeul jusqu'à la Itu de l'année.

D. D’où dérive le mot dominical?

R. Du mot latin dominus, qui signifieseigneur : le dimanche étant le jour consacré au Seigneqr, on a appelé dominicales les lettres qui servent à l’indiquer.

D. Qu’entend-on par ëpactes?

R. On entend par épacles les jours de supplément que l’on ajoute à l’année lunaire pour la rendre égale en durée à l'année solaire.

D. De combien de jours ce supplément est-il composé?

R. De onze jours ; car l’année lunaire étant de 35i jours , et l'année solaire de 365, il y a une différence de onze jours entre ces deux sortes d’années.

D. L’épacte est-elle de onze jours pour les années bissextiles aussi bien que pour les années communes?

R. Ce supplément est le même pour les années communes comme pour les années bissextiles : seulement dans l’intervalle de l’année 1596 à l’année 1900 exclusivement, chaque année dont le nombre d’or sera 1, devra s’augmenter de douze jours.

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