‹ Éléments de cosmographieChapitre 13 sur 78 · Coup d*œU général da ciel · texte numérisé non relu

Coup d*œU général da ciel

Le premier objet qui nous frappe d'admiration dans l'examen de l'Univers, c'est le ciel, qui nous enveloppe comme une vaste voûte azurée; mais cette voûte n'est qu'une apparence; elle semble bleue, parce que la masse de l'air qui nous entoure a cette couleur, et l'on dirait qu'elle limite l'espace tout autour de nous , parce que nous ne nous figurons

COSM. l

pas d*abord qu*il puisse y avoir quelque chose qui soit sans bornes ; mais , en réalité , c'est one immensité sans fin , où sont répandus d'innombrables astres ^ situés à de grandes distances les uns des autres , quoiqu'ils semblent attachés tous à cette Toute apparente.

Presque tous ces astres paraissent faire en vingt-quatre heures un mouvement autour de la Terre : on les voit , en effet, se lever d'un certain côté, qu'on nomme levant^ orient ou est, puis s'élever peu à peu dans le ciel, passer en un certain point au lieu le plus haut de leur course apparente, enfin s'abaisser progressivement et se coucher vers le côté qu'on nomme couchant^ occident ou ouest ^ pour recommencer ainsi constamment leur voyage chaque jour.

D'autres astres semblent aux observateurs de nos climats ne pas faire un tour autour de la Terre, mais décrire seulement, toujours en vingt-quatre heures, un cercle dans une certaine région du ciel qu'on appelle nord ou septentrion; la partie opposée du ciel prend le nom de sud ou midi, •

On a reconnu , comme nous le prouverons par la suite , que cette course des astres en vingt-quatre heures n'est qu'une simple apparence aussi ; car c'est la Terre qui tourne sur elle-même dans cet espace de temps, en sorte que, rapidement emportés par ce mouvement , nous croyons voir tourner le ciel; c'est ainsi que, voguant dans un bateau sur une rivière, nous sommes tentés de croire que ce sont les objets du rivage qui se meuvent et fuient.

De tous les astres qui brillent dans le ciel, celui vers lequel notre attention se dirige d'abord est le Soleil ^ qui répand au loin des flots de lumière et de chaleur. On en remarque ensuite d'autres qui réfléchissent une lueur douce et tranquille, empruntée du Soleil : ce sont Us planètes , la Ly/nCy et les autres corps les moins éloignés de nous. Enfin on voit d'innombrables astres nommés étoiles y qui , situés à une distance infinie , brillent de leur propre éclat comme

CONSIBÉRATIOKS GÉNÉRALES. 3

sans autant de soleils, et lancent une lumière vive et scintillante,

i,où mais paraissent fort petits, à cause de leur grand éloi-

ndeâ gnement.

àéî Le vif éclat du Soleil nous empêche de voir pendant le

jour les astres de la voûte céleste , qui cependant ne sont pas moins nombreux alors que pendant la nuit.

Nous examinerons d*abord les astres principaux que nous voyons répandus dans le ciel; ensuite nous ferons la description particulière de la Terre , dans ses rapports avec les astres.

Voilà pourquoi nous partageons ces Éléments en deux parties : la Cosmographie céleste et la Cosmographie terrestre.

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