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Corrections à faire dans robserration des astres

Lorsqu'on calcule la hauteur des astres, il importe de faire plusieurs corrections :

1* Si l'on observe un astre d'un diamètre trèsHsensible, comme le Soleil ou la Lune, c'est de l'un de ses bords seulement que l'on peut faire partir Tangle mesuré, et il faut y ajouter ou en retrancher, suivant le cas, le demi-dtamètre^ pour rapporter cet angle au centre de l'astre, parce que c'est toujours de ce point que les calculs astronomiques fixent la position.

S"" Un rayon de lumière qui passe d'un milieu rare dans un milieu plus dense éprouve une réfraction; les rayons qui nous rendent les astres visibles sont donc brisés en entrant dans notre atmosphère, et ne permettent pas que ces astres soient aperçus dans la véritable place qu'ils occupent : ce phénomène les élève sur l'horizon d'un quantité d'autant plus grande qu'ils sont plus près de l'horizon même, car les rayons ont alors de nombreuses couches d'air à traverser; il faut donc connaître cette quantité (que donnent les tables astronomiques) pour chaque degré de hauteur au-dessus de l'horizon, et la retrancher des hauteurs observées, qui sont toujours plus grandes que les hauteurs vraies; dans le cas où l'astre serait au zénith, cette correction n'aurait pas lieu, parce que les rayons de lumière qui traversent les couches de l'atmosphère perpendiculairement n'éprouvent aucune réfraction. La réfraction atmosphérique explique ces étranges éclipses de Lune qui arrivent quand le Soleil et la Lune se

DIM. DE LA TERRE ET DÉT. DE LÀ SIT. DES LIEUX. i07

voient Tun et l'autre sur l'horizon, et que par conséquent la Terre ne paraît pas interposée entre ces deux astres : tous les deux ne sont pas réellement alors au-dessus de l'horizon ; il y en a un au-dessous, mais la réfraction le fait paraître au-dessus. C'est elle aussi qui cause ces intéressants phénomènes de Va'wroréy ou du crépuscule du tMAin^ et du créfusmde du soir^ qui font apercevoir la lumière du Soleil longtemps avant qu'il soit sur l'horizon, et longtemps après qu'il est déjà descendu au-dessous.

3<^ L'observation de la hauteur des astres est toujours rapportée au centre de la Terre; or, l'angle, nommé parallaxe^ formé par deux lignes qui partent, l'une de la position de l'observateur, l'autre du centre de la Terre, a pour effet d'abaisser l'astre au-dessous de sa situation réelle à l'égard de ce centre .' il faut donc ajouter cet angle à la hauteur observée; il est le plus grand possible k l'horizon, mais il diminue avec l'élévation de l'astre, et s'anéantit au zénith. La distance énorme où se trouvent les étoiles fait qu'on n'apprécie aucune parallaxe dans l'observation de leur hauteur.

4* L'horizon visuel a, suivant l'élévation de l'observateur , une dépression plus ou moins considérable sous l'horizon rationnel, aaïquel doit se rapporter toujours la hauteur des astres ; il faut donc soustraire cette dépression.

Ainsi, en résumé, il faut ajouter ou retrancher le demidiamètre des astres, retrancher la réfraction, ajouter la parallaxe et soustraire la dépression.

7. Latitude et longitude célestes. Déclinai&on et ascension droite.

Les termes de latitude et de longitude ont été adoptés pour la désignation de la place des astres relativement aux grands cercles de la sphère céleste. La latitude céleste ou hélioc&ntrique est la distance des astres à l'écliptique . On nomme cercles de latitude céleste des cercles menés par les pôles de

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rëcliptique et perpendiculaires à ce dernier plan, et Ton nomme particulièrement coluresles deux, cercles de latitude qui passent par les points des équinoxes et par les points des solstices.

La longitude céleste est la distance entre le cercle de lati^ tude passant par l'astre et la partie du colure des équinoxes qui passe par l'équinoxe du printemps. Elle se compte sur rëcliptique, dans l'ordre des signes, en partant du point équinoxal du printemps ; elle s'évalue en signes et en de«grés.

Nous avons déjà vu que la déclinaison des astres est leur distance à l'équateur.

Vascmsion droite ^ d'un astre est le nombre de degrés de l'équateur céleste renfermés entre le point de l'équateur qui passe au méridien avec cet astre, et un premier méridien céleste, ou origine^ déterminé par le commencement du signe du Bélier.

I . Ce nom d^ascension droite est donné par comparaison avec l'asceosion oblique f qui est expliqpiée plus loin, p. 4 46.

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