LES VENTS
sent les brises de terre et les brises de mer qu'on observe le long et à une certaine distance des cdtes. « Ces brises montrent avec évidence que le rayonnement du sol est plus considérable que celui de Teau et de l'air. Pendant les chaudes journées, il s'élève sur les côtes une brise venant de la mer, qui alterne avec une brise de terre soufflant la nuit vers le large. On explique de la manière suivante ralternance de ces brises régulières, pendant la saison d'été. L'air, échauffé par son contact avec le sol, se dilate et ^'élève, faisant place à l'air plus 'frais de la mer, à la brise bienfaisante qui vient rétablir l'équilibre. Pendant la nuit, la Terre rayonne plus librement, se refroidit et abaisse la température de l'air qui est en contact avec elle. Devenu plus dense, cet air s'étend vers le large où il déplace un air moins froid, et nous donne ainsi la brise de terre. » (Géographie physique de Maury.)
La distribution des températures aux différentes époques de l'année et dans les diverses régions de la Terre, suit une loi très-complexe et dépendant d'un grand nombre d'éléments. L'altitude du lieu au-dessus du niveau de la mer, la proximité des chaînes de montagnes , des rivières et des forêts, la nature du sol, le voisinage plus ou moins rapproché des c6tes, les courants aériens et maritimes contribuent à déterminer sa température moyenne et ses températures extrêmes.
De toutes ces causes de changement, il en est qui sont liées aux mouvements de la Terre, et ce sont celles qui produisent les phénomènes des moussons et des vents alizés, dont nous allons dire un mot en terminant ce chapitre.
Nous avons vu que les régioDs voisines de l'équateur se présentent au Soleil sous une incidence* moins oblique que les autres régions de la Terre : de là résulte pour le sol comme pour les couches atmosphériques une température constamment plus élevée que celle des régions dont la latitude, australe ou boréale, est plus grande. Les couches échauffées de l'atmosphère s'y élèvent et sont remplacées par des couches plus froides, provenant de ces dernières régions. Il en résulterait deux courants inférieurS| afiQuant du sud ou
du nord vers l'équateuri si la Terre n*avait pas d'ailleurs un mouvement de rotation.
Mais la vitesse de ce mouvement^ qui entraîne l'atmosphère
Fig. 53. Zones des yents alizés et des calmes équatorianx.
comme le sol, est d'autant plus rapide que la latitude est plus faible. Les couches d'air froid provenant de chaque hémisphère arrivent donc près de Téquateur animées d'une vitesse moindre que celle des couches d'air qui s'y trouvent déjà. Le retard qu'elles éprouvent les fait donc paraître se mouvoir en sens inverse du mouvement diurne. Le premier mouvement ayant lieu du nord au sud pour l'hémisphère boréal, du sud au nord pour l'hémisphère austral, et le second affectant le sens de Test à l'ouest, il en résulte un vent constant du nord- est dans l'hémisphère boréal, et un vent constant du sud est dans l'hémisphère austral.
Ge sont les vents cUizéSy ainsi nommés d'un vieux mot français alis signifiant régulier.
Quant aux mornsons^ ce sont des vents régnant en mer et qui soufflent six mois dans un sens et six mois dans l'autre. Dans rhémisphère boréal, la mousson du printemps com*