‹ Éléments de cristallographieChapitre 63 sur 63 · Rhyacolite ( Na, K ) Si + AÏ Si · texte numérisé non relu

Rhyacolite ( Na, K ) Si + AÏ Si

xxxiv. 1. Stilbite, Heulandite,

(Blâtterzéolith) ... 3 Ca Si + 4 Al Si3 + 1 8 H

xxxv. 1 . Brewsterite (25) . . . . 3 ( Sr , Ba ) Si" -h 4 Al Si3

xxxvi. i . Hiunite (26) Ma Ma F3 + Mn3 Si

xxxvii. 1 . Sphène , Titaaite. . . Ca Ti3 + Ca Si'2

xxwiii. 1. Borax , Tinkal Na Bo + 10H

xxxix. 1 . Datholite Ca Uo +- Ca Si -f- H

xl. 1 . Botryogèoe Fe3 S2 + 3 Fe Sa + 36 H

xli. 1. Glaubérite Na S + Ca S

XLir. 1. Sulfate de Soude.. . . Na S+ 10H

xliii. 1. Sulfate de Chaux,

Gypse Ca S -+- 1 H

xliv. ï. Sulfate de Fer Fe S 4- 6 H

xlv. Sulfate de Plomb cuprifère PbS + CuH2

xlvi. 1. Sulfato-tri-carbonate

de Plomb Pb S + 3 Pb C

xlvii. Sulfato-carbonate de

Plomb PbS-i- Pb C

xlviii. 1. Johannite fe , S

xlix. 1 . Monazite jj"

l. 1 . Turnerite

6e SYSTÈME CRISTALLIN.

i. I. Diaspor [Phillips).. . Al II

il. i. Cyanite Al , Si

m. i. Latrobite (Brooke) . . R3Si+ 2Ca3Si+ i5 AlSi

iv. i . Labrador Na Si + Al Si

+ 3(CaSi + AlSi)

v. i . Anorthite K , Ca , Al , Si

vi. i. Albite Na Si + Al Si3

i. Péricline ( Na , K) Si 4- Al Si3

vu. i. Babingtonite Ca, Fe , Mn , Si

vin. î. Axinite Ca , Fe, Mn , AÏ, Si , Bo

ix. î. Sulfate de Cuivre. . . Cu S + 5 H

(i) D'après les observations de M. Zippe, la forme cristalline cluPyrope n'est pas, comme celle du Grenat, un dodécaèdre, mais un hexaèdre, dont les faces se présentent bien aussi dans ce dernier minéral, mais rarement et toujours subordonnées. Dans sa composition chimique le Pyrope se dislingue du Grenat parce qu'il contient du chrome. Si ce chrome est à l'état d'oxide vert, les analyses de MM. le comte Wachmeister et de Kobeîl font voir qu'il est impossible d'appliquer à la combinaison la formule du Grenat. S'il y est à l'état d'oxide brun, on ne peut appliquer cette formule qu'en considérant loxide brun de chrome comme isomorphe avec la magnésie et l'oxidule de fer; et cependant cet oxide est loin d'avoir la même composition atomique que les bases que nous venons de citer, et l'on est alors obligé de le considérer comme formé d'un nombre double d'atomes de radical et d'oxigène. Mais cette supposition ne repose que sur l'opinion que le Pyrope est un

l[\1 NOTES.

Grenat , et que la formule trouvée pour les autres Grenats peut également lui être appliquée. Ce rapprochement n'est d'ailleurs justifié par aucune autre analogie. Cette hypothèse devient encore moins probable quand on remarque que les caractères cristallographiques par lesquels on rattachait le Pyrope au Grenat sont eux-mêmes très-douteux. Par toutes ces raisons il me paraît convenable de séparer le Pyrope du Grenat, et d'en faire un genre particulier.

(2) La Cancrinite n'a été rencontrée jusqu'à présent qu'en masse, mais présentant cependant six plans de clivage assez distincts. Ces plans de clivage forment entre eux des angles de 1200; d'après mes propres observations, ils sont également faciles , et conduisent au dodécaèdre. Cette structure , ainsi que la couleur bleue du minéral, ont pu faire venir à la pensée que la Cancrinite était le même minéral que la Lazulite. Mais une recherche entreprise à ma prière par M. le docteur E. Hoffmann a fait voir que la Cancrinite ne renfermait pas d'acide sulfurique (cet acide avait été particulièrement recherché dans l'analyse), et se distinguait, par conséquent, à cause de cela, de la Lazulite. L'analyse donna une perte de 5 0/0, et n'a pu être refaite à cause du manque de temps, de sorte qu'elle n'a pu

servir à établir une formule chimique Voici néanmoins les résultats qu'elle a donnés :

Soucie

Chaux

Alumine

Silice

(3) Mon frère a fait voir par ses analyses {Annales de Poggendojf, t. XV, p. 576) que le Fahlerz renfermait des quantités variables d'argent, que très-souvent même il n'en renfermait pas du tout, mais que le contenu en cuivre augmentait à mesure que celui en argent diminuait : de plus que la composition chimique du Fahlerz non argentifère pouvait être représentée par la formule

R4 R + Qt£u4R,

dans laquelle R représente du Sulfure d'Antimoine &£ et du sulfure d'arsenic A.?, li du sulfure de fer F et du Sulfure de Zinc Ln. Il a fait voir aussi que cette formide pouvait s'appliquer au Fahlerz argentifère, en admettant que le sulfure de cuivre Cu et le sulfure d'argent A g peuvent se remplacer l'un l'autre, ce qui exigerait que l'on divisât par 2 le poids de l'atome d'argent et que l'on marquât par Âg le sulfure d'argent (Silberglanz) de la minéralogie.

Cette supposition ne parait pas justifiée par les formes cristallines du Sulfure de cuivre représenté par la formulée", et du Sulfure d'argent kg, car la forme du premier minéral se rapporte au second système cristallin, et celle du second au système cristallin régulier. Cependant M. Mitscherlich a observé que du sulfure de cuivre obtenu directement par la fusion du cuivre avec le soufre , et qui présentait identiquement la môme composition chimique que le sulfure naturel, cristallisait en octaèdres réguliers comme le Sulfure d'argent. Cette observation n'a pas encore été publiée, elle m'a été communiquée directement par Fauteur. J'ai obtenu moi-même une cristallisation en octaèdres réguliers, en fondant dans un four à porcelaine le Sulfure de cuivre naturel placé dans un creuset de Hesse. Mon frère a vu aussi de ces cristaux très-gros et très-dé veloppés dans la fabrique de produits chimiques de Nusdorf près de Vienne, où l'on prépare très en grand du sulfure de cuivre, par la fusion directe du cuivre avec le soufre, pourla préparation du sulfate de cuivre.

D'un autre côté j'ai observé dans la collection minéralogique de Berlin un Sulfure de cuivre et d'argent d'une localité jusqu'à présent inconnue, notamment de Rudelstadt dans la basse Silésie, qui, à la vérité, était imparfaitement cristallisé,

IVOTES. 245

mais pour lequel il était possible d'admettre que la forme cristalline fût la même que celle du Sulfure de cuivre naturel. L'analyse a montré que ce minéral avait la même composition chimique que celui de Schlongenberg. Malheureusement l'imperfection du cristal a empêché d'en faire un examen exact, je n'ai pu mesurer que quelques angles, qui se sont toujours trouvés d'accord avec des angles du Sulfure de cuivre naturel. L'aspect même du minéral, et la tendance des cristaux à s'accoler deux à deux , semblent encore démontrer l'identité de forme cristalline du Sulfure de cuivre naturel et du Sulfure de cuivre et d'argent; mais ces caractères ne suffisent pas pour cela. L'observation de la cristallisation en octaèdres réguliers dans le sulfure de cuivre Cu démontre que ce sulfure peut se présenter sous deux formes différentes, mais ne démontre pas que le sulfure de cuivre -G m et le sulfure d'argent soient isomorphes, parce que les formes cristallines semblables que l'on a observées sont toutes deux du système régulier; la question sur l'isomorphisme du sulfure de cuivre Gu et du sulfure d'argent Ag ne sera donc résolue que lorsqu'on aura rencontré d'une manière non douteuse la forme cristalline du Sulfure de cuivre naturel dans le Sulfure d'argent, ou même que l'on aura rencontré du Sulfure de cuivre et d'argent affectant

cette forme. Les mesures que j'ai entreprises sur les cristaux de Sulfure cle cuivre et d'argent de Rudelstadt ne suffisent pas pour cela , de sorte que la question doit être regardée jusqu'à présent comme indécise l.

(4) On n'a pas rencontré jusqu'ici dans le Nickel gris et dans le Nickelspiessglanzerz les formes du Pyritoèdre comme dans le Cobalt gris; mais la concordance parfaite des autres formes, des plans de clivage, et de la composition chimique de ces trois espèces minérales, met leur isomorphisme hors de doute, comme je l'ai déjà fait remarquer dans une autre circonstance. Il est probable que si, jusqu'à présent, on n'a pas encore rencontré les faces du Pyritoèdre dans le Nickel gris et dans le Nickelspiessglanzerz, cela tient à ce que ces minéraux se rencontrent rarement cristallisés ; et l'on observera sans doute ces faces quand on aura l'occasion d'examiner un plus grand nombre de variétés. C'est à cause de ces raisons que j'ai classé ces minéraux parmi les for-

i. J'ai trouvé depuis un morceau de Sulfure de cuivre et d'argent très-bien cristallisé, et qui avait tout à fait la forme du Sulfure de cuivre naturel. Ces cristaux ont été décrits dans les Annales cle Poggendorff, t. XXVI, p. 427. La question doit donc être regardée comme résolue. ( Noie communiquée par l'auteur.)

mes hémiédriques à faces parallèles du système cristallin régulier.

(5) La Hausmannite a, d'après les analyses de M. de Turner, une composition chimique tout à fait semblable à celle du fer oxidé magnétique ; elle se compose d'un atome d'oxidule de manganèse et d'un atome de sesquioxide de manganèse , tandis que le fer oxidé magnétique se compose d'un atome d'oxidule de fer et d'un atome de peroxide de fer. Comme du reste ces oxides sont isomorphes, il est étonnant que la Hausmannite ne cristallise pas en octaèdre régulier comme le fer oxidé magnétique. Les angles du quadratoctaèdre qui se présentent dans la Hausmannite sont tellement différents, d'après les mesures de M. Haidinger, de ceux de l'octaèdre régulier, les hémitropies et les clivages ont si peu de rapport, qu'il est impossible d admettre que la différence tienne à une mauvaise détermination du cristal. Cela tient-il à ce que l'analyse de ces minéraux est fautive, et que la Hausmannite n'a pas la composition chimique qu'on lui attribue ordinairement , ou cela tient-il à ce que la combinaison R + R peut se présenter en effet sous deux formes différentes, comme on en a déjà remarqué plusieurs exemples?

(6) On a compris dans lu Wernerite , la Scapolite

î»48 NOTES.

et la Méïonite, à cause de l'identité des formes cristallines, quoique les analyses de la Méïonite faites par MM. Léop. Gmélin et Stromeyer ne s'accordassent pas parfaitement avec l'analyse de la Scapolite faite par M. Hartwall et méritassent à cause de cela d'être refaites. La formule qui a été donnée dans le tableau est celle de M. Hartwall. D'après ses analyses, la chaux et la soude se remplacent dans des rapports quelconques; c'est pour cela qu'on a considéré ces bases dans la formule comme isomorphes , quoique jusqu'à présent on n'ait pas encore de preuve bien décisive de l'isomorphisme de la chaux et de la soude. Le sulfate de soude ou Thénardite ne paraît pas isomorphe avec l'Anhydrite, et les analyses de la Mésotype faites par MM. Gehlen et Fuchs montrent bien que la chaux et la soude peuvent se remplacer, mais que, dans ce cas, la quantité d'eau contenue varie, de telle manière que i at. chaux + i at. d'eau est isomorphe avec un atome de soude; c'est, au reste, ce que l'on est obligé d'admettre pour toutes les autres Zéolites dans lesquelles la chaux et la soude paraissent se remplacer, comme dans la Chabasie.

Cette supposition a cependant quelque chose de tellement forcé , qu'on ne peut pas l'admettre sans d'autres preuves, et qu'on doit plutôt être porté jusqu'à présent à attribuer les dif-

férences entre les contenus d'eau des différentes Mésotypes à de petites fautes qui se seraient glissées dans les analyses soit des Mésotypes à base de soude ou des Natrolites, soit des Mésotypes à base de chaux ou des Scolézites , quelque peu de probabilité que donnent à cette hypothèse des analyses faites par MM. Gehlen et Fuchs. Cependant, comme dans le cas qui nous occupe, les Mésotypes pourraient très-bien avoir une composition semblable , et que , du reste , on peut expliquer par un dimorphisme la différence entre les formes cristallines du Sulfate de soude et de l'Anydrite, il pourrait bien se faire que la chaux et la soude fussent isomorphes. Mais comme ce fait a besoin d'être confirmé par des observations subséquentes, on ne l'a admis, en attendant, dans ces tables, que dans quelques cas particuliers.

(7) D'après des recherches faites par M. Mitscherlich, et qui m'ont été communiquées par ce chimiste, la Davyne a non seulement les mêmes angles que la Néphéline, mais même une composition chimique toute semblable, comme le démontrent des analyses faites dans son laboratoire, et qui seront publiées prochainement; elle ne diffère de la Néphéline que par une petite quantité de chlore et de chaux qu'elle

l5o NOTES.

contient, mais elle ne renferme pas d'eau, comme l'avaient admis MM. Monticelli et Cavelli. Si l'on admet que le chlore est combiné avec la chaux , le reste de la composition est le même que dans la Néphéline; je me suis assuré par mes propres mesures que les angles de la Davyne et de la Néphéline sont identiquement les mêmes. On ne rencontre ordinairement qu'un seul dodécaèdre hexagonal dans la Davyne, tandis que, dans la Néphéline, on en connaît trois. Le dodécaèdre de la Davyne coïncide avec le dodécaèdre supérieur de la Néphéline. A cause de cette concordance des angles et de la composition chimique (à l'exception, toutefois, du chlorure de calcium contenu dans la Davyne), j'ai réuni la Davyne et la Néphéline dans un même genre, et j'ai séparé la Davyne de la Néphéline comme espèce différente, à cause du chlorure de calcium qu'elle contient, jusqu'à ce que l'on sache bien de quelle manière le chlorure de calcium se trouve dans ce minéral. D'après M. Mitscherlich, la Carolinite et la Beudantite, décrites par MM. Monticelli et Covelli , ne sont autre chose que de la Néphéline.

(8) Dans les Chabasies , non seulement la soude et la chaux, mais encore la soude et la potasse semblent se remplacer; c'est pour cela

notes. a5i

que ces trois substances se trouvent réunies entre parenthèses. Le premier fait, l'isomorphisme de la chaux et de la soucie, s'est déjà présenté clans la Wernerite (voyez la note 6), et reçoit par là une nouvelle confirmation, quoique l'on puisse toujours objecter qu'ici comme clans les Mésotypes c'est la chaux combinée avec une certaine quantité d'eau qui est isomorphe avec la soude. Quant au second fait, M. Mitscherlich y est arrivé dans une autre circonstance (Annales de Poggendorf, t. XVIII, p. 173). Il a fait voir que le Nitrate de potasse et le Nitrate de soucie s'accordent avec l'Arragonite et le Carbonate de chaux, non seulement pour la forme, à l'exception de quelques petites variations dans les angles qui sont ordinaires dans les combinaisons isomorphes, mais encore pour leurs plans de clivage. D'un autre côté , l'Arragonite et le Carbonate de Chaux ont des formes différentes, mais des compositions chimiques semblables, de sorte qu'il pourrait bien se faire que le Nitrate de potasse puisse se trouver sous la forme du carbonate de chaux ou du Nitrate de soude, et que le Nitrate de soucie puisse se trouver sous la forme de l'Arragonite ou du Nitrate de potasse, ce qui prouverait encore l'isomorphisme de la potasse et de la soude. Il est vrai que cette concordance des formes des Nitrates de potasse et

de soude avec l'Arragonite et le Carbonate de chaux ne peut être expliquée dans l'état actuel de la science , sans avoir recours à des hypothèses. Il est bon, cependant, de conserver ce fait dans la mémoire, de même que beaucoup d'autres observations qui ne peuvent s'expliquer dans l'état actuel de la science, parce qu'ils peuvent mener à de nouvelles découvertes.

(9) D'après M. Berzelius, la Lévyne a la même composition chimique que la Chabasie; mais d'après M. Haidinger, les angles de la Lévyne sont tellement différents de ceux de la Chabasie que ces deux minéraux ne peuvent pas être réunis sous le rapport cristallographique. Il paraît probable, d'après cela, que le minéral analysé par M. Berzelius était une Chabasie et non une Lévyne.

(10) La formule chimique donnée pour l'Alunite est celle que M. Berzelius a donnée comme la véritable {Journal annuel, 2, pag. 102), d'après l'analyse de M. Cordier. Cependant elle n'a pas été adoptée par ce chimiste dans la seconde édition de son ouvrage sur l'emploi du chalumeau, c'est pourquoi je l'ai marquée dans le tableau avec un point d'interrogation.

(11) Le Sulfure d'Antimoine et l'Orpiment sont regardés ici comme isomorphes, quoique les cris-

NOTES. s53

taux de cette dernière substance ne se soient pas jusqu'à présent présentés assez bien développés pour permettre des mesures d'angles exactes, et pour pouvoir prononcer sur le fait d'isomorphisme. Les cristaux de l'Orpiment paraissent cependant, d'après la disposition de leurs faces, appartenir au quatrième système cristallin, et présentent un plan de clivage parallèle à l'axe principal aussi parfait que les cristaux de Sulfure d'Antimoine. De plus, il résulte des analyses des diverses combinaisons du Sulfured'Antimoine&£, et du Sulfure d'Arsenic As, que ces deux substances se remplacent exactement dans tous les rapports possibles, ce qui rend très -probable que le Sulfure d'Antimoine et l'Orpiment sont eux-mêmes isomorphes.

( 1 2) Les cristaux de la Libethenite sont, d'après M. Phillips, des prismes obliques à quatre faces qui sont terminés par des biseaux qui reposent sur les arêtes aiguës du prisme. L'angle du prisme est, d'après M. Phillips, de 950 1 5'; d'après M. Mohs, de 95°, a'; l'angle du biseau est, d'après M. Phillips, de 1 2i°,i5',d'après M. Mohs, de 1 1 1°,58'. D'après mes propres mesures, le premier angle est de 920, et le dernier de 109 1/20; d'ailleurs, dans les cristaux que j'ai eu occasion d'observer , les prismes étaient tellement courts que les faces des

biseaux qui les terminaient non seulement se touchaient, mais encore se coupaient suivant des arêtes. Il paraît probable, d'après cela, que MM. Phillips et Mohs ont mesuré d'autres cristaux que ceux du Phosphate de cuivre de Libeth, localité dont venaient bien certainement les échantillons que j'ai observés.

Les cristaux de l'Olivenite se présentent ordinairement comme des prismes obliques à quatre faces, ayant leurs arêtes latérales obtuses tronquées, et à leurs extrémités des biseaux quireposentsurles arêtes latérales aiguës du prisme. L'angle du prisme est, d'après M. Phillips, de o,2°,3o'; celui du biseau est de no°, 5o'. J'ai trouvé le premier angle de 9a0, 35'; quant au second, je n'ai pu le déterminer avec exactitude, à cause de la petitesse et du peu d'éclat des faces, cependant les résultats de mes mesures ne s'éloignent pas beaucoup de ceux de M. Phillips, qui doivent d'ailleurs n'être pas très-exacts, à cause des mêmes circonstances. Il résulte seulement qu'il existe une grande ressemblance sous le rapport des angles entre la Libethenite et l'Olivenite.

La Libethenite a été analysée par M. Berthier {Ami. des mines , t. VIII, p. 3o5). M. Berzelius a déduit de cette analyse la formule :

L'Olivenite a été analysée de nouveau par M. Kobell {Ann. dePoggendorf,X. XVII L p. 2 5 2). Il trouva, outre l'acide arsenique qui avait déjaété remarqué, une certaine quantité d'acide phosphorique, et il établit, la formule :

On ne peut pas admettre que l'eau se trouve uniquement combinée avec le Phosphate de cuivre, et qu'il n'y en ait pas d'unie avec l'Arséniate. Les deux combinaisons étant composées d'un même nombre d'atomes d'acide et d'oxide de cuivre, doivent être isomorphes, comme cela a toujours lieu, et doivent renfermer aussi les mêmes quantités d'eau. Si donc on change la première formule en celle-ci:

le contenu d'eau se trouvera être plus faible de 1/8 que dans l'analyse de M. Kobell; cependant, comme la différence n'est pas grande, on peut supposer que la trop grande quantité d'eau trouvée dans l'analyse provient d'un peu d'eau retenue mécaniquement par le cristal, ou d'une petite erreur dans la pesée, qui a très-bien pu se glisser dans l'analyse, le dosage de l'eau ayant été fait sur une très-petite masse d'Olivenite (sur vingt grains). Si l'on adoptait deux atomes d'eau

de plus dans la seconde formule, on s'éloignerait encore davantage des résultats donnés par l'analyse.

La quantité d'eau est probablement portée trop baut dans l'analyse de M. Bertbier. Ce chimiste n'indique pas dans les Annales des mines de quelle manière il a fait l'analyse; mais comme il a opéré sur une très-petite quantité de matière , ainsi qu'il le dit lui-même , et que la somme de tous les éléments trouvés dans l'analyse fait juste ioo, il est probable que le dosage de l'eau n'a pas été fait directement, mais seulement par différence. Il peut donc bien se faire que la Libethenite ne renferme qu'un atome d'eau, et comme le rapport de l'acide pbosphorique à l'oxide de Cuivre, dans ce dernier minéral, est le même que celui des acides phosphorique et arsenique à l'oxide de Cuivre, dans TOlivenite, il devient plus que probable, et d'après l'égalité de composition chimique, et d'après l'identité de forme cristalline, que laLibethenite et l'Olivenite sont isomorphes. Leur formule commune est donc probablement la suivante :

Cw4 Il 4-1 H.

(i3) Cette formule a été posée par M. Berzelius pour l'Arséniate de Fer d'Antonio Pereira, au Brésil , qu'il a analysé, mais dont il n'a pas donné

notes. 257

la forme cristalline. La collection minéralogique de Berlin possède de très-beaux cristaux de ce minéral qui lui ont été envoyés du Brésil par M. Sellow, et dont la forme et les angles peuvent être déterminés avec la plus grande facilité. D'après mes recherches, ces cristaux coïncident parfaitement avec la Scorodite de Graul près de Schwartzenberg en Saxe, et sont, par conséquent des variétés bien claires de ce dernier minéral. Néanmoins M. Berzelius dit (Emploi du chalumeau, page 23y) que la Scorodite chauffée au chalumeau dans un tube fermé par un bout donne un sublimé blanc d'acide arsénieux, auquel ne donne pas lieu rArséniate de Fer d'Antonio Pereira. Mais si l'on fait l'essai sur un cristal bien clair et bien transparent de la Scorodite de Graul, on n'obtient pas non plus de sublimé, il n'a lieu que lorsque le cristal n'est pas toutà-fait transparent, et qu'il est mélangé de Mispickel, sur lequel la Scorodite de Graul se trouve communément placée. Dans ce cas, l'arsenic du Mispickel réagit sur l'acide arsénique de la Scorodite, forme de l'acide arsénieux qui se volatilise. Pour me convaincre de l'exactitude de cette explication, je fis l'expérience avec une Scorodite bien transparente d'Antonio Pereira, je la réduisis en poudre très-fine, et la mêlai avec une petite quantité de Mispickel pulvérisé. Ce mé-

lange, chauffé au chalumeau, donna immédiatement , après le dégagement de la vapeur d'eau contenue dans la Scorodite,un sublimé blanc d'acide arsénieux. Il résulte de ces observations que l'Arséniate de Fer d'Antonio Pereira et la Scorodite ne forment qu'un seul et même minéral.

(i4) Les cristaux de l'Allanite ( Cérine ) de Bastnâs Grube près Riddarhy ttan , qui n'avaient pas encore été déterminés exactement jusqu'ici, appartiennent, d'après mes recherches, au quatrième système cristallin; ce sont des prismes obliques à quatre faces de 1280 qui sont tronqués sur leurs arêtes latérales aiguës et obtuses (qui ont, par conséquent, quatre arêtes de combinaison de Ij54°î et 4 de nG°),et dont les extrémités sont terminées, outre leurs autres faces, par deux biseaux de 1 io° et de 700 qui reposent symétriquement sur les troncatures des arêtes latérales obtuses. Les cristaux sont petits, mais leurs faces sont bien unies et brillantes, et se prêtent très-bien à des mesures exactes.

Cette description ne s'accorde pas, il est vrai, avec celle que M. Haidinger a donnée de l'Allanite du Groenland [Transactions of the royal society of Edinburg, 1825): d'après celle-ci, les cristaux appartiendraient au cinquième système cristallin , et formeraient des prismes à six faces non

symétriques avec des angles de 1 29°, 1 1 5° et 1 160, et plusieurs faces terminales uniques qui ne sont placées que d'un seul côté, du côté antérieur. M. Haidinger n'a observé qu'un seul cristal qui se trouvait dans la belle collection de M. Allan, à Edimbourg ; ce cristal était gros, il est vrai, mais engagé dans une roche , et par conséquent n'a pu être mesuré qu'avec le goniomètre d'application. Les angles ne sont donc , comme M. Haidinger le dit lui-même , que déterminés approximativement. D'ailleurs les angles des faces latérales s'accordent avec mes propres mesures aussi bien qu'on pouvait l'espérer; cela a lieu aussi pour les faces terminales. Si donc l'on admet que dans le cristal examiné par M. Haidinger les faces antérieures se soient tellement développées qu'elles aient fait disparaître les faces postérieures, il paraîtra vraisemblable que la forme de l'Allanite du Groenland est la même que celle de l'Allanite de Suède, et que ces deux minéraux doivent être réunis sous le rapport cristallographique, comme ils le sont déjà depuis long- temps sous le rapport chimique. J'ai, d'après l'exemple donné par plusieurs minéralogistes, donné à tout le genre minéral le nom d'Allanite que l'on ne donnait auparavant qu'aux variétés du Groenland , le nom de Cérine donné aux variétés de la Suède se rapprochant trop de celui de Cérite

a6o NOTES.

qui est donné à un minéral qui contient aussi de l'oxide de Cérium , mais dans un tout autre état de combinaison. De cette manière, il n'y aura pas moyen de confondre.

(i5) On doit comprendre dans l'Harmotome alcaline la Phillipsite, et peut-être aussi la Zéoganite, l'Abrazite et la Gismondine.Lcs formules attribuées aux Harmotomes, alcaline et barytique , sont celles que M. Bonsdorf a données dans son système minéral.

(iti)Le genre Stilbite de Tïaiiy, qui comprend la Strahlzéolite et la Blatterzéolite de Werner, fut, d'abord par M. Mohs et ensuite par M. Brooke, divisé en deux genres différents. M. Brooke laissa le nom de Stilbite à la Strahlzéolite, et donna celui de Heulanditeà la Blatterzéolite. Cependant si le nom de Stilbite, qui a été donné à ces minéraux à cause de leur éclat, doit être conservé à un de ces genres, il doit nécessairement l'être à la Blatterzéolite, si remarquable par son grand éclat ; c'est pourquoi j'ai adopté les dénominations de M. Breithaupt, qui appelle Desmine la Strahlzéolite, et conserve le nom de Stilbite à la Blatterzéolite.

(17) Le Schrifterz n'a pas, d'après une communication par écrit de M. Berzelius, une com-

position aussi simple qu'on l'a cru jusqu'à présent, car il contient, outre le tellure, l'or et l'argent, du fer, du cuivre, du plomb et de l'antimoine; ou ne peut donc pas encore établir de formule chimique pour ce composé. M. Mohs rapporte les cristaux au quatrième système cristallin , mais il remarque lui-même que les cristaux qu'il a examinés étaient probablement des cristaux hémitropes, et que les cristaux simples doivent se rapporter au cinquième système. Cette conjecture est confirmée par les mesures de M. Phillips et par celles que j'ai faites moimême. J'ai mesuré des cristaux qui étaient petits, mais très-bien déterminés, et qui se rapportaient bien certainement au cinquième système cristallin.

(18) Les seules déterminations d'angles qui, h ma connaissance, aient été faites sur les cristaux du Brauneisenstein, sont de M. Phillips; elles se rapportent aux petits cristaux en aiguilles de Clifton près de Bristol, qui sont implantés dans du Quartz cristallisé. J'ai mesuré des cristaux du même gisement, mais j'ai trouvé qu'ils appartenaient au cinquième système cristallin , ce qui explique le peu d'accord qui existe entre les valeurs des angles données par M. Phillips, et qui n'est pas ordinaire dans les mesures faites

par ce minéralogiste. Les cristaux de Bristol n'ont pas été analysés ; la formule se rapporte aux variétés fibreuses qui portent aussi le nom de Glaskopf brun. Mais comme les petits cristaux minces en forme de tables qui dans le pays de Siegen recouvrent le Glaskopf brun, et qui portent le nom de Gothite ou de Rubinglimmer, ont été regardés aussi comme du Brauneisenstein cristallisé, et se distinguent cependant clairement par leur forme des cristaux de Bristol, il devient très-douteux que la formule chimique du Glaskopf brun puisse être appliquée aux cristaux en aiguilles de Brislol. On n'a pas mis la Gothite dans cette table, parce que, à cause du peu d'épaisseur de ses cristaux , on n'a pu déterminer jusqu'à présent à quel système il fallait la rapporter.

(19) Colombite. J'ai désigné sous ce nom, avec les minéralogistes anglais et quelques autres, le Tantalite deBodenmais et de Messachusets, pour le distinguer dèsTantalites de Suède et Finlande. Les cristaux de la Colombite sont rapportés communément au quatrième système cristallin , cependant je les ai rapportés au cinquième, parce qu'il se trouve dans la collection minéralogïque de Berlin un gros cristal de Bodenmais, dans lequel on reconnaît très-bien la disposition des

faces qui caractérisent le cinquième système cristallin. Dans ce cristal le côté antérieur et postérieur ont été conservés, ce qui probablement a été observé rarement, et l'on a adopté pour le côté postérieur les faces que l'on avait remarquées dans le côté antérieur, et par suite on a classé le minéral dans le quatrième système cristallin. Je n'ai, au reste, entrepris aucune mesure sur le cristal dont je viens de parler, car il était très-peu propre à ces sortes de mesures, à cause de la grandeur et de l'inégalité de ses faces, je je n'ai pas eu l'occasion d'en observer d'autres : de sorte que mes observations ont besoin d'être confirmées par d'autres plus précises.

(20) La Vivianite et le Robaltbluthe ont la même forme cristalline, et sont à cause de cela placés dans la table l'un au-dessous de l'autre comme deux espèces différentesd'un même genre. Sous le rapport de la composition chimique de ces minéraux, il existe encore une grande incertitude. La Vivianite se présente plus fréquemment et en cristaux plus gros et plus développés que le Kobaltbluthe, et à cause de cela elle a été analvsée plus fréquemment. Je ne rapporte parm i les analyses qui ont été faites de ces minéraux que celles de MM. Laugier, Stromeyer et Vogel, parce qu'elles ont été faites sur des variétés de l'lle-de-

a64 NOTES.

France, de Sainte- Agnès en Cornouailles , et de Bodenmais, et que les Vivianites de ces localités ont bien certainement la même forme cristalline, comme j'ai eu l'occasion de m'en convaincre palmes propres observations.

Les Vivianites dont on a encore fait des analyses, ou bien me sont inconnues, ou bien ne sont pas cristallisées, de sorte qu'elles ne peuvent pas être prises en considération ici. Cependant comme les Vivianites des localités que nous avons indiquées ont la même forme cristalline , elles devraient aussi avoir la même composition chimique , ce qui n'a pas lieu du tout d'après les analyses qui en ont été faites.

M. Berzelius a déduit de l'analyse de Laugier la formule

Fe*P+iaS;

de celle de M. Stromeyer la formule

Fe8P3+i6H; de l'analyse M. Vogel la formule

Fe3 P3 + 6 H:

cette dernière s'accorde avec la formule

Co3 A.H-6 H

que M. Berzelius a donnée pour le Kobaltbluthe d'après l'analyse de M. Bucholz, mais qu'il a

NOTES. a65

remplacée dans sa nouvelle édition de X Emploi du chalumeau par la formule

Co5 As + 5 H.

J'ai adopté dans le tableau les formules de MM. Vogel et Bucholz, parce qu'elles s'accordent entre elles et avec l'analyse de la Blauneiscnerde faite par M. Brandes; mais comme elles ne s'accordent pas avec les analyses de MM. Laugier et Stomeyer, je les ai marquées d'un point d'interrogation.

(21) La Bucklandite a d'abord été décrite par M. Lévy d'après les cristaux venant d'Arendal, où ce minéral se présente avec le Carbonate de Chaux et la Néphéline^. Je n'ai pas encore eu l'occasion de voir la Bucklandite de cette localité, mais j'ai trouvé que les petits cristaux noirs brillants , que l'on rencontre souvent avec le Feldspath vitreux dans les masses volcaniques du lac de Laacher, sont des Bucklandites. 11 est résulté des mesures que j'ai entreprises sur ces cristaux que la Bucklandite a ses angles presque parfaitement égaux à ceux de l'Epidote, et par conséquent qu'elle doit être classée avec l'Epidote dans un même genre cristallographique , malgré la différence d'aspect de ces deux minéraux. Si l'on adopte l'opinion de M. Berzelius, qui pense que les Sili-

â66 NOTES.

cates noirs de fer renferment les deux degrés d'oxidation de ce métal , on admettra que la Bucklandite renferme aussi les deux oxides ; ces oxides sont peut-être remplacés en petite partie par les autres bases qui se présentent dans les Ëpidotes , de sorte que sa composition chimique serait représentée par la formule très-simple :

Fe3 sV+s'fVsV.

(22) Le Mica du Vésuve se présente souvent en cristaux bien définis qui se rapportent au cinquième système cristallin. Mais il n'est pas prouvé que tous les Micas à deux axes affectent la même forme ; ce n'est même pas probable, car d'après les analyses qui ont été faites, on ne peut pas plus établir de formule unique pour les Micas à deux axes que pour les Micas à un axe.

(ot3) J'ai déjà fait observer dans une autre circonstance que tous les minéraux compris sous les noms de Hornblende, Apophyllites, Augites, Rothbraunsteinerz, Hyperstène et Diallage, doivent être rangés probablement dans un seul genre minéral , quoiqu'il ne soit pas encore possible d'établir une formule unique qui s'applique à tous ces minéraux. On doit aussi rapporter au même çenre î'Acbmite , à cause de l'identité de forme et de clivage avec l'Augite, quoique la composition chimique de ce minéral soit loin de

justifier cette classification. En effet, la formule de l'Achmite donnée par M. Berzelius est la suivante : 3 N<2 S/+ 2 F - S i a. De sorte que ce minéral renfermerait deux bases, la soude et l'oxide de fer, qui ne se présentent pas dans les autres espèces. Mais si l'on admet que la soude soit isomorphe avec la Chaux, et que le fer soit contenu dans le minéral à l'état d'oxidule , ce qui changerait la formule précédente en celle-ci: 3 Nfl S/-4-2 Fe 3 Si % on retombera sur la formule de la Trémolite. Il est même probable que l'Achmite renferme les deux degrés d'oxidation du fer, et que le peroxide de fer renferme l'alumine , qui se trouve dans un grand nombre de Hornblendes et d'Augites.

(a4) La Mésotype appartient, d'après mes mesures, au sixième système cristallin. Les cristaux ont la forme représentée^/?^. 98. D'après des mesures faites sur la Mésotype à base de chaux ou Scolézite d'Islande, ses angles ont les valeurs suivantes :

Inclinaison de o sur o i44°, 4<>'

cr

L'inclinaison de la base sur l'axe principal est de go°, 54'.

Les cristaux sont généralement hémitropes; l'hémitropie a lieu suivant la face de troncature des arêtes latérales obtuses. Le plan suivant lequel se fait l'hémitropie se reconnaît surtout trèsbien sur la face de troncature des arêtes latérales aiguës, lorsque celle-ci existe. L'aspect général du cristal le rapproche du deuxième ou du quatrième système cristallin. Aussi Haiïy Tavait-il d'abord placé dans le second système, et ensuite MM. Gehlen et Fuchs l'ont rapporté au quatrième. M. Haidinger fit ensuite quelques mesures à l'occasion de l'hémitropie remarquée par M. Brewster, il en conclut que le cristal se rapportait au cinquième système; ce que j'ai vérifié par mes propres mesures r.

(a5) On devrait s'attendre à trouver laBrewsterite isomorphe avec la Stilbite, car la baryte et la strontiaue sont isomorphes avec la chaux; et d'après les nouvelles analyses de M. Connel, ces deux minéraux ne diffèrent que par ces substances : cependant leurs formes cristallines ne paraissent pas pouvoir être rattachées ensemble.

i. La cristallisation de la Mésotype a été décrite d'une manière très-complète dans les Annales de PoggcndorjJ, tome XXVI.

(16) La Kumite se trouve au moût Vésuve eu petits cristaux très-brillants et très-compliqués, mélangés avec du Mica et un minéral en grains qui se présente aussi en petits cristaux, jaunes très-éclatants qui ont été pris pour des Topazes par M. le comte Bournon et par MINI. Monticelli et Covelli, mais qui ne sont autre- chose que des Augites, comme je m'en suis assuré par les mesures que j'ai faites sur les cristaux que j'ai trouvés dans la collection du comte Bournon. Les cristaux de la Kumite se rapportent, d'après mes mesures, au cinquième système cristallin. M. Phillips les rapporte au quatrième, mais il n'a probablement mesuré qu'une partie du cristal, et l'a terminé d'après les lois de symétrie du quatrième système. MM. Monticelli et Covelli réunissent la Kumite à la Chondrodite, sans cependant établir l'identité d'une manière bien certaine. Je me suis assuré moi-même que la Kumite renferme, ainsi que la Chondrodite, de l'acide fluorique, et j'ai, à cause de cela, donné à la Kumite la formule de Chondrodite, en y joignant cependant un point d'interrogation. J'ai conservé l'ancien nom , en partie parce que l'identité de la Kumite et de la Chondrodite n'est pas encore clairement établie , et ensuite lors même que cette identité serait bien démontrée, je crois qu'il faut conserver le nom qu'a donné le comte

Bournon, qui le premier a décrit le minéral, et qui a observé des échantillons dont la netteté l'emportait sur toutes les variétés de Chondrodites trouvées dans les autres localités.

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