Phénomènes observés en lumière blanche. — Si
"on reçoit de la lumière blanche daos le microscope polarisant, es vibrations des diverses couleurs qui la composent, d'abord oates parallèles entre elles et à la section principale PP du Mlarisenr (âg. 439), se trouvent à lenr sortie du cristal orients dans des azimuts différents; la vibration ronge est dirigée suivant OR, la vibration bleue suivant 06, et ainsi de saîte. Représentons par 1 les intensités de ces diverses coulenrs dans la lumière blanche ; si l'analyseur AA fait an angle u avec le polarisenr, l'intensité de la lumière rouge transmise est représentée par cos' (w — POR), celle ^'s- *^^-
de la lumière bleue par cos' (« — POB), etc. Les proportions relatives de ces différents rayons ne sont pins tes mêmes que dans la lumière blanche et varient graduellement avec l'angle u. On a donc de la lainière colorée, dont la teinte ne change pas si l'on fait tourner la lame de quartz dans son plan, mais se modifie graduellement si l'on fait tourner l'analyseur par rapport au polariseur.
Si le quartz est excessivement mince, les plans de polarisation des divers rayons du spectre visible sont peu écartés les uns des antres, tous ces rayons sont éteints presque en même temps par l'analyseur, les colorations sont peu sensibles. Si l'épaisseur de .a lame est telle que ces plans de polarisation soient répartis sur me, deux, trois demi-circonférences, l'analyseur dans chacune le ses positions arrête une, deux, trois radiations visibles seuement, et laisse passer les autres en proportions plus ou moins
grandes ; les colorations sont très vives et se modifient rapide — ment par an déplacement de Tanalyseor. Si le quartz est trèss épais, l'analyseur arrête un grand nombre de radiations répar — ties dans tout le spectre, les radiations intermédiaires qu'iK laisse passer reforment sensiblement du blanc.
314. Teinte sensible. — Avec un quartz d'épaisseur con — venable pour donner des colorations bien marquées, on obtient ^ lorsque l'analyseur est placé de manière |à arrêter les rayons jaunes, une teinte violacée qui vire au rouge ou au bleu aveo une extrême rapidité pour le plus petit déplacement de l'analyseur dans un sens ou dans l'autre. L'analyseur tournant de gauche à droite, la teinte sensible virera au rouge si le cristal est dextrogjrre, et au bleu s'il est lévogs^re. Dans le premier cas, en effet, l'extinction passe du jaune vers le bleu et les rayons rouges deviennent prédominants. Dans le second cas, c'est l'inverse qui a lieu.
Une lame de quartz donnant la teinte sensible permet de reconnaître de faibles pouvoirs rotatoires. U suffit, en effet, d'introduire dans le microscope, au-dessus de cette lame, la substance que l'on veut étudier. Pour peu que celle-ci produise une rotation du plan de polarisation, la teinte sensible est modifiée.
On obtient encore plus de sensibilité ' en formant un biquartz (fig. 440), une lame de deux moitiés accolées, l'une dextrogjTe et l'autre lévogyre, donnant toutes deux la teinte sensible entre les niçois Fig. 440. croisés. Une rotation de l'analyseur, ou l'introduction d'un corps doué de la polarisation rotatoire, produira un changement de teinte inverse sur les deux moitiés du biquartz.