‹ Eléments de démographie par le Docteur Jacques BertillonChapitre 14 sur 58 · VIEILLES FILLES · texte numérisé non relu

VIEILLES FILLES

France

Bavière

Saxe royale

Wurtemberg

Italie

Anelelerre et Galles

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Ecosse

Irlande

Pays-Bas

Befcique

Danemark

Suède

Norvège

Suisse

Inférieure encore à celle de ces trois pays est la nuptialité de

deux nations malheureuses, soumises à un joug qu'elles détestent et à des persécutions politiques de tous les instants : TAlsace- Lorraine (36) et Tlrlande (23). (Nous avons déjà parlé de la Pologne).

Si, au lieu d'étudier la nuptialité, on s'attache à la fréquence de l'état de mariage (voir plus haut la différence établie entre la signification de ces deux rapports), c'est la colonne 5 qu'il faudra consulter. On trouve ainsi que, après la Hongrie (1) et la Saxe, c'est en France que l'on trouve le plus de gens mariés; l'Angleterre ellemême ne viendrait qu'après. Quelque méthode que l'on préfère, c'est toujours l'Irlande qu'il faut placer en dernier lieu.

Le tableau 12 indique la proportion des vieux garçons et vieilles filles dans les différents pays de l'Europe.

Variations de la nuptialité dans le temps, — On a heureusement comparé les mouvements intérieurs qui agitent l'âme des peuples aux mouvements de la mer ; il faut les observer assez longtemps pour s'en rendre un juste compte; chacune des vagues qui se brise sur le rivage s'avance un peu plus loin ou un peu moins loin que la précédente, mais ces variations sont accidentelles et sans importance; pour voir le mouvement du flux et du reflux, pour voir ces variations importantes du niveau de la mer, une observation plus patiente et plus exacte est nécessaire.

En démographie les mouvements lents et insensibles tels que ceux qui, petit à petit, abaissent ou élèvent la nuptialité ou la natalité ont une grande importance; mais les variations annuelles ont aussi leur intérêt, car elles ne sont pas livrées au hasard et leurs causes peuvent être déterminées. H faut donc étudier successivement les variations lentes de chaque phénomène, et ses variations annuelles. On étudie les variations lentes en ne considérant que les moyennes quinquennales ou décennales, et les variations annuelles en descendent ensuite dans le détail de chaque année.

Nous avons déjà étudié plus haut les variations annuelles (p. 15 et suiv.) et les variations décennales de la nuptialité (p. 23 et suiv). Nous ne pouvons que renvoyer le lecteur aux chiffres déjà cités.

Il est vrai que nous n'avons calculé dans ces tableaux que la nuptialité géuérale (pour 1,000 habitants de tout âge, combien de mariages annuels) parce que les éléments nécessaires pour calculer la nuptialité des mariables nous manquaient le plus souvent. Mais les chiffres de ces tableaux n'étant pas destinés à des comparaisons internationales, et devant servir seulement à étudier les varia- Il) Les chiffres relatifs à la Hongrie (labl. 11, col. 3 et 5) soat un peu au-dessus de la vérité, parce que l'armée n'y est pas comprise.

tions de la nuptialité dans un même pays, on peut supposer que la composition de la population par âge et par état-civil y est restée toujours à peu près la même.

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BELGIQUE 1851-00. — Les chiffres marqués sur la figure, indiquent combien de mariages annuels sur 1,000 personnes du sexe de l'état-civil et de l'âge indiqués (les âges sont indiqués au pied des ordonnées).

Nuptialité par âge et par état-civil , — Elle doit se calculer ainsi : « sur 1,000 individus de tel âge et de tel état-civil, combien de mariages annuels (voir tableau 13) ? »

Dans totîis les pays où cette recherche a été faite, on observe les curieuses lois que voici : la nuptialité des veufs est, à tous les âges, deux ou trois fois plus grande que celle des célibataires. L'état de mariage semble être si agréable que, une fois qu'on en a essayé, on ne peut plus s'en passer.

pour 1000 wivanc».

Anglkterrk et Galles 1857-66.

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Même légende que pour le diagramme relatif à la Belgique (page 36).

La grande nuptialité des veufs s'explique encore par ce fait que, puisqu'ils se sont mariés, c'est que leurs goûts, leur état de fortune, leur profession, les disposait au mariage. La mort de leur première femme laisse subsister cette aptitude au mariage, et elle ne tarde pas à trouver satisfaction. Nous ne savons pas si la

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