C0^09X^<MI>X
«5 ^ -^ i-* art CO -^
ce
05*^05«405»*05*îQ ^^<NWC0«*»#3rt©
•<9 "CO «co -Cd «cd «cQ «es 'CO «A
•ed
es
OQ
présence des enfants favorise la conclusion d'un second mariage ou si elle lui nuit; il semble (voy. p. 34) qu'elle contribue chez le veuf et chez la veuve à les pousser à un second mariage.
Quant aux divorcés, leur nuptialité dépend de leur âge ; quand ils sont très jeunes, c'est-à dire quand ils ont moins de 25 à 30 ans, il ne se marient pas beaucoup plus que les célibataires, mais leur nuptialité augmente rapidement avec Tâge, et après 40 ans, leur nuptialité dépasse généralement môme celle des veufs.
Les femmes sont soumises à des lois analogues, mais moins tranchées. La nuptialité des veuves est généralement supérieure de moitié à celle des filles de môme âge ; dans d'autres pays, par exemple en France, elle est légèrement inférieure. Quant aux femmes flivorcées; elles se conduisent de môme que les hommes divorcés : jeunes, elles ne se marient- guère plus que les filles de leur âge ; mais rapidement leur nuptialité augmente, et à partir de 30 ans environ, elle dépasse môme celle des veuves (1).
Ces chiffres prouvent que les divorcés, et notamment les femmes divorcées trouvent facilement à se remarier, fait qui a été contesté à la légère par des hommes de loi qui n'étaient pas démographes.
On a voulu expliquer la forte nuptialité des divorces 'en supposant qu'ils n'avaient divorcé que pour se remarier à quelque personne qu'ils préféraient à leur conjoint, et que delà venait leur forte nuptialité. Cette explication est mauvaise, car elle n'explique assurément pas la forte nuptialité des veufs : ils n'ont pas tué leur première femme pour se remarier.
Si l'explication proposée était vraie, les divorcés s'empresseraient sans doute de contracter ce nouveau lien si ardemment souhaité; or, le second mariage n'est ni plus tardif ni plus rapide que celui des veufs, ainsi qu'on le voit par le tableau 14.
On voit avec quelle rapidité les veufs convolent à un nouveau mariage : les divorcés se remarient plutôt avec un peu moins d'empressement.
|1) Il faut noier rimportance de distinguer les âges dans toutes les études de ce genre. Si on calculait en bloc la nuptialité des veuves suisses par exemple, on la trouverait (12 mariages pour 1,0lX) veuves de tout âge) très inférieure à celte des lilles (46 mariages pour 1,(XX) filles de tout âge), tandis qu'au contraire les mêmes chiffrent étudiés âj^e par âge montrent que les veuves ont une nuptialité beaucoup plus forte que celle des filles de leur âge. L'explication de cette contradiction apparente est facile: la plupart des filles sont jeunes et par conséquent le nombre absolu de i^ariages qu'elles contractent est élevé: au contraire, la plupart des veuves sont vieilles ; il est vrai qu'elles s 'marient proportionnellement plus que les quelques fillt^s de leur âge qui peuvent exister, mais enfin le nombre absolu des mariages qu'elles contractent est peu élevé et ne peut pas équivaloir à celui que contractent Tensemble des filles.
Tableau 14. — Sur 100 mariages de chaque catégorie, combien se sont conclus i an, 2 ans, 3 ans, etc., après la dissolution du premier mariage.
DURÉE qui sépare la rupture du premier mariage de la célébration du second