GALLES
1853-55 (3 ans)....
1856-60 (5 ans)....
L'émigration irlandaise n'était que de 22,831 en 1877 ; dès que recommencent les troubles qui désolent cette île malheureuse, rémigration augmente; elle double en 1879 (41,296), quadruple l'année suivante (93,641) et se maintient à ce taux élevé pendant les années suivantes. Elle diminue un peu depuis 1885.
Vémigration allemande varie beaucoup d'une année à l'autre. Jamais elle n'a été si élevée que depuis que l'Allemagne s'est transformée en une vaste caserne. ~
Émigration autrichienne. — Presque tous les émigrants autrichiens se dirigent sur les États-Unis (2 ou 300, quelquefois un millier au Brésil, et des chiffres insignifiants dans les autres pays d'outre-mer).
En Autriche comme en Hongrie, l'émigration a pris un développement considérable depuis 1880, c'est-à-dire depuis la crise industrielle qu'imposent à l'Europe les dépenses militaires. M. de Bismarck y voit sans doute un signe de bien-être.
Émigration suédoise. — De 1851 à 1865, elle était très faible, atteignant rarement 3,000 et ne dépassant jamais 5,000. A ce moment survinrent quatre années de très mauvaises récoltes et presque de famine ; l'émigration monte aussitôt et s'élève en 1868 à 27,024, en 1869 à 39,064. Elle fut un peu moindre pendant les années suivantes, mais l'habitude de l'émigration (et notamment celle de l'émigration aux États-Unis) était prise et se conserva. La crise commerciale de 1880 et années suivantes lui donna un nouvel essor. Est-ce l'excès du bien-être en 1868 qui a déterminé ce mouvement migratoire?
Tableau 44* — Nombre des émigrants d^arqués aux États-Unis, DE i8ai A i8go, dans l'ensebible de chaque période décennale.