‹ Éléments de droit administratif à l'usage des étudiants des facultés de droitChapitre 4 sur 176 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

cela est demeuré étranger à mon dessein qui est des plus modestes. J'ai cherché uniquement, en effet, à mettre en relief des principes certains et à présenter un ensemble que l'esprit puisse saisir sans fatigue et utilement retenir.

Il eût été facile, d'ailleurs, de citer beaucoup de textes et beaucoup d'arrêts; on cède même assez volontiers aujourd'hui à ce goût d'une érudition parfois assez encombrante. Si je ne l'ai point fait, ce n'est, certes, ni par dédain, ni par recherche de la singularité. Mais j'ai cru que la sûreté de la doctrine et la clarté des développements n'avaient point, dans un traité tout à fait élémentaire, à être en quelque sorte à chaque pas ainsi appuyées et justifiées par des citations. Au surplus, il n'est pas, j'oserai le dire, une affirmation, une ligne de ce livre, qui n'aient été vérifiées et contrôlées et parfois, on le reconnaîtra, un ou deux mots résument plusieurs textes et beaucoup d'arrêts.

Pour les mêmes raisons , on ne trouvera l'indication ni des auteurs, quelques-uns éminents, ni des Traités , fort nombreux , qui se sont occupés d'exposer la science administrative. Mon but n'a été ni de les résumer, ni de les combattre. Un croit assez généralement que le droit administratif est surtout affaire de mémoire, qu'il se compose, à

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peu près exclusivement, de dispositions impéra-

tives, plus ou moins rigoureuses, et sans lien avec

principes généraux de la raison et du droit.

Test là une erreur et en même temps un danger; une erreur funeste à l'esprit, un danger pour les individus, qui, privés de règle fixe, se laissent si

ùsément conduire, tantôt prompts même à l'asservissement, tantôt indépendants jusqu'à la révolte. Rien, au contraire, ne porte, plus que le droit administratif sainement compris, la preuve de cette raison supérieure, qui dirige les choses

» humaines, au travers des vicissitudes des siècles et des révolutions. Les sociétés et leurs grandes institutions ont, en effet, une marche où se reconnaissent, sans effort, les lois providentielles qui gouvernent l'humanité. Or, j'ai cherché surtout à dégager les rapports de la science administrative avec les règles fondamentales du droit et à marquer les ressemblances du droit administratif avec le droit commun; car, isoler celui-là de celui-ci, c'est, à mon sens, nuire k l'un et à l'autre.

- sans idées préconçues et sans parti pris, ce livre a, je le sais, bien des lacunes et bien des imperfections; tel qu'il est, néanmoins, je l'offre aux étudiants des Facultés de droit et au public, dont je sollicite toute l'indulgence. Le but pour-

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