DE LA CÉLÉBRATION DU MARIAGE
difficile à justifier en une matière aussi grave. Aucune publicité n*était requise ; le consentement des parents n'était pas indispensable ; il suffisait que les futurs époux échangeassent le leur devant un ecclésiastique de reo* contre, pour se trouver liés d'une manière aussi irrévocable que si leur union avait été célébrée avec toutes les solennités du rituel officiel.
Les abus devinrent tellement criants qu'en Tannée 1753, sous le règne de George II, un billy présenté parle chancelier lord Hardwicke, fit déclarer nuls tous les mariages qui seraient célébrés autrement que devant un ministre de TÉglise anglicane et conformément au cérémonial réglé par celte Église. La loi dont il s'agit (St. 26, Geo. II, c. 33) avait le tort de constituer un monopole au profit d'une Église spéciale et, par là même, de porter atteinte à la liberté de conscience : les juifs et les quakers jouissaient seuls du privilège de se marier selon leurs rites particuliers. Les autres Anglais qui répugnaient à recourir au ministère d'un pasteur anglican n'avaient d'autre ressource que d'aller se marier à Jersey ou en Ecosse d'une manière plus ou moins clandestine.
Après de longues années de discussions, lord Jobn Russell fit adopter Vact de 1836 (St. 6 et 7, Guil. Vi. c. 85), qui institua de nouvelles formes de célébration pour les personnes que des motifs de conscience ou toute autre cause empêchaient de faire consacrer leur union dans l^glise établie. Cet act forme encore actuellement le fond de la législation anglaise sur la matière.
DES OU.VLITÉS POUR POUVOIH CONinACTEU MARIAGE 45
I>e8 qualités et conditions requises pour pouvoir
contracter nxariage
SoxvAiBE : 82. Notions générales. — 1. Age requis : 83. Fixation; ofTets dMo mariage où cette condition fait défaut. — 2. Consentement des par- (iet: 84. Existence et validité du consentement. — 85. Nullité des marchés susceptibles de Ticier le consentement. — 3. ConsenUment despa^ *tn(f : 86. Nécessité de ce consentement pour dbs mineurs et on cas de premier mariage. — 87. Conséquences d'une fausse déclaration ou de l'absence de consentement. — 83. Liberté absolue des majeurs. — 4- Em' f^eiiemente et oppositions : 89. Parenté et alliance. — 90. Mariage an té* îieur. i»91. Adultère. — 92. Droit d'opposition; formes.
82. — Pour pouvoir contracter mariage et procéder Mtt formalités auxquelles est subordonnée Texistence dune union régulière, il faut que les parties satisfassent à un ensemble de conditions relatives : 1* à leur âge ; 2* à leur consentement réciproque ; 3* au consentement de leurs parents. Il faut, de plus, que l'union projetée ne se heurte à aucun empêchement ni aucune opposition légitime.