OBJECTIONS (PART
d'autres strates d'une texture moins cristalline. Ils ont prétendu que si cette doctrine était vraie, la chaleur, dont la marche a lieu de bas en haut, aurait produit invariablement dans les couches qu'elle traverse une altération relative à leur situation dans l'intérieur du globe. Mais à cela on peut répondre qu'il aurait suffi que ces couches différassent entre elles à l'égard de la composition, pour différer aussi sous le rapport de la fusibilité , et pour qu'étant soumises à des quantités égales de chaleur, elles n'eussent pas toutes subi le môme degré de fusion : que si quelques-unes, par exemple, avaient contenu de la soude, de la potasse, de la chaux, ou tout autre élément susceptible d'agir à la manière d'un fondant, elles auraient fondu et plus vite et plus complètement que celles qui, privées de tels éléments, n'auraient été que Irès-légèrement affectées par un degré de chaleur semblable à celui à l'aide duquel se serait opérée la fusion, ou la demi-fusion des premières. Du reste, il ne faut pas oublier qu'en général les roches les moins cristallines se rencontrent dans la partie supérieure de toutes les séries métamorphiques, et les roches les plus cristallines, dans la partie inférieure de ces mêmes séries.
Malgré ce qui précède , il est à croire que le lecteur ne sera à même d'apprécier convenablement l'application du mot métamorphique aux couches jusqu'ici désignées par le nom de couches primitives, que lorsqu'il aura été établi, ainsi que je me propose de
eu. xi.) A LA THÉORIE MÉTAMORPHIQUE. 295
le faire dans la seconde partie de cet ouvrage, que la formation de ces couches cristallines a eu lieu à un grand nombre d'époques diverses.
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