‹ Éléments de géologie, ou, Seconde partie des éléments d'histoire naturelle inorganiqueChapitre 19 sur 89 · SECTION IV · texte numérisé non relu

SECTION IV

De F Asie.

txoAnt, 1 08. L'Asie est la plus grande des parties de la terre : elle forme à elle ^3ule plus de la moitié de l'ancien continent et le quadruple de l'Europe; sa surface étant de 4^99000 myriamètres carrés.

Pouiioo »tro. 100. Elle est située entre le 78.* decré de lati-

uuaiiqnc et li- •^ ».

""•^ tude boréale et le 11 .' degré de latitude australe, et entre le aS.* degré de longitude orientale et le 171.' degré de longitude occidentale ; elle est baignée au nord par l'océan Arctique; à Test par le détroit de Bebring, la mer de ce nom, locéan Pacifique et la mer deLancbidol; au sud par la partie de l'océan Indien qui s'avance entre les îles de la Sonde et la Nouvelle-Hollande, ainsi que par le golfe de Bengale et la mer d'Oman; enfin, elle est bornée à l'ouest par le détroit de Babelmandeb, la mer Rouge, l'istbme de Suez, la Méditerranée, la mer de Candie, la mer Egée, le détroit des Dardanelles, la mer de Marmarti,

le canal de Constantinople, la mer Noire, le faite du Caucase, la mer Caspienne, le cours de llaïk, le &ite de FOural , le cours du Kara et la mer du même nom. *

110. L'Asie a beaucoup de rapports dans saFon»ectrriicr. forme et dans son relief avec l'Europe. Sa plus grande longueur est de même dans le sens de fouest à l'est Sa partie méridionale se termine paiement par trois péninsules, dirigées du nord au sud. Sa partie septentrionale présente aussi une vaste plaine, et son milieu est de même traversé par une bande montueuse, dirigée égale- ' ment de Fouest à l'est; mais l'Asie n'est pas entamée par d'aussi grandes mers intérieures que

*Ia plapart des géograpbies et des cartes modernes écrites en fraoçais, donnent moins d^extension à TAsic que la dëlimiution indiqnce ci-dessus, parce quMles rangent dans TOcéanie les tics de la Sonde , les tles Philippines et Tarchipel des Mo- Inpes*, mais il m''a paru que la marche des géographes qui continuent à placer ces terres dans TAsie, était plus rationnelle^ car, si on les considère sous le rapport de leur position , on remarque quMles embrassent , en quelque manière, la presqutle deMalaoca, qui fait partie du continent asiatique, et si on les envisage sous le rapport orographique» on ne peut s'empêcher de voir dans Sumatra un prolongement des montages de rindochine, et dans les Philippines, Bornéo, etc., une partie de la grande chaîne ou plutôt du grand système de montagnes formé par le KamUchatka, les tles Kuriles, les tles du Japon, les tles Lieukieu. On pourrait dire en trobième lieu que, pour être conséquent dans le principe qui a fait séparer St VAûe les trois archipels dont il s^agit, on aurait dû en faire asiant de celui de Japon , qui se trouve absolument dans les mêmes relaâons, et que Ton a cependant laissé avec VAsie.^

J^ai aussi indiqué dans la note du n.* 54 deux rectifications, qui, dans ma manière de voir, rendraient plus régulières les limiles entre PAsic et PEiirope.

lOO

Plaines.

MAiitagnei.

Sritème il« r Al lai.

l'Europe. Toutefois elle renferme d^ plus grands lacs , dans le nombre desquels il en est deux que l'on désigne ordinairement par le nom de mer; savoir : la mer Caspienne et la mer d'Aral.

1 1 1. La grande plaine d'Asie part, comme celle de TEurope, de la mer Caspienne, et se dirige vers le nord-est, de même que celle d'Europe se dirige vers le nord-ouest ; de sorte que l'ensemble de ces contrées basses forme une espèce de demicçrcle, séparé en deux parties à peu près égaies par la chaîne de l'Oural, qui en est comme le rayon ; mais qui cependant n'atteint pas jusqu'à la circonférence, au sommet de laquelle se trouve la mer Caspienne , don t le niveau, ainsi qu'il a déjà été dit ,

est à loi mètres au-dessous de celui de l'Océan.

112. La partie montueuse de l'Asie n'est pas assez bien connue pour que l'on puisse indiquer d'une manière exacte les chaînes et les plateaux cpi'elle forme. Il parait cependant que l'on peut y reconnaître, comme en Europe, des chaînes dirigées dans le sens général de l'ouest à l'est , et des rameaux dirigés vers le sud et vers le nord.

M. de Humboldt considère le centre de la bande montueuse comme divisé en quatre systèmes ou chaînes principales , qu'il désigne par les dénominations de système de VAltaï^ du Thian-chan, du Kuen-lim et de \Himalaja,

1 1 3. Le système de l'Altaï coimnence à Test de la mer d'Aral , vers le 5o.* degré de latitude et le 64." degré de longitude, par une chaîne de petites collines is^l^es, q^e l'on appelle monts des Kirghiz, Algf^ ^i:fiMano, Alghinskoe-krehei,

ASIE. lOl

Balaie kamtchat Le point culminant. <{Ëi*ce système parait atteindre environ, 55oo mètiWôt être situé vers les sources de l'Irtyche , un des afiluepts (le rOby , dans la chaîne de VAltcd propr6fpetxl dit, nommée aussi mont d'Or, et improprem'ôhi; petit Akai. Ce système se prolonge à l'est en in-.- ' dînant un peu vers le nord, et prend divers'*. -;., noms; tels que : Tangnou, monts Sajransk,Kentaï, * -'* - . monis de Daourie, monts Jablono'h monts Stanrww)/, monts d'Okhotsk^ monts de Tchoukotsk, et se termine au cap oriental ou Tchoukotskii , extrémité nord-est de l'Asie.

ii4- I^ ThUm-^chan ou montagnes Célestes, âr<!>^«<i" aussi nommé Pe-chan ou montagnes Blanches, Siue^han ou montagnes Neigeuses, Tingri-tagh , Uouz-taghs s'étend sous le 42.** degré de latitude boréale Son pointculminantparaitétre un grolipe de montagnes couvertes de neiges perpétuelles et ' de glaciers, appelées Bookdoroola ou montagne Sainte, nom dont on a fait Bogdo. Cette chaîne s'abaisse brusquement à l'est, où elle se confond avec un grand plateau déseii;, nommé grand Goby ou Chamo, lequel est suivi dans la même direction par d'autres chaînes, appelées In-chan ou Gadchar, Tahang-chan ou monts Neigeux, Tchang-pe-chan ou grande montagne Neigeuse, et qui se terminent à la mer du Japon. Un rameau ou chaîne transversale, nommé King^hàn, unit ce système à celui de l'Altaï, vers le 12a' degré de longitude orientale. Le Thian-chan se prolonge du côté de l'ouest sous les noms diAsfe^ rah'tagh et d'Ak-tagh, et se perd dans la plaine

à l'est dQj}iL*iiijer Caspienne, yers le 65/ d^ré de longitûâe orientale.

^•%!!^r». K^\f^ Kuenr-lun, dît aussi Koulkoun et Tar-

ta^^kidaçariy est situé vers le 5S.^ degré de latitude

et- se' lie avec l'Asferali-tagh par un rameau trans-

'-airersal, nommé Belor, Belour^tagh ou Tsoung"

/r'.,Bng; il se prolonge ensuite à l'ouest sous le nom

/.;•'' d!jffindou-khOs qui se rattache à un massif très-

développé passant au sud de la mer Caspienne.

Du côté de l'est le prolongement du Kuen4un

prend les noms de Nan^chan ou KUian-chan,

vers les sources du Hoang-ho, et ensuite ïïAlachanr

oola, chaîne couverte de neiges perpétuelles.

i« îBltîï • 1 1 6. Le système de XHlmalofa se détache du Kuen-lun vers son point de jonction avec l'Hindou-kho et le Belor, d'où il se dirige vers le sudouest, passe au nord du golfe de Bengale, forme les montagnes d' Yun-nan et vient se terminer a la mer de la Chine. Cest à ce système qu'appartiennent les plus grandes hauteurs connues du globe et notamment le Dawaletgiri, déjà cité ci-dessus, dont l'élévation est de 78:21 mètres.

Nous parlei^ons du prolongement de ces montagnes vers l'ouest et des rameaux qui s'en détachent , lorsque nous donnerons une idée des régions dans lesquelles ils s'étendent

Cours d'en. 11 7. L'Asic renfermé des cours d'eau plus considérables que ceux de FËui^ope. Les plus importants prennent leurs sources dans la région ' montueuse du milieu •* 1^ uns , tels que XObjTy le lénisseh la Lena^ 1« Koljrma, coulent du nord . au sud et se jettent ^ ^s Yocéan Arctique ,• d'au-

tréè coulent dans le sens des chaines de montagnes ; tels sont : XAnadyr, qui se jette dans la mer defiehring; YAmouronSaghaUen, qui se jette dans la mer d'Ochotsk; le Hoang-ho ou Flew^ jaune et le Yang-tse-^kiang, qui se jettent dans la mer Jaune; d autres cpulent dans la direction générale nord au sud ; tels sont : le Mcgr-kang et le Mfenam, qui se jettent dans la mer de la Chine; Je Salouen, Vlrraouaddjr, le Brahma-poutre et le Gange, qui se jettent dans le golfe de Bengale; V Indus ou Sind, qui se jette dans la mer d'Oman, et YEuphraie ou ChcUr^lrOrab, qui se jettent dans leffAte Persique; d'autres oifin coulent dans la direction de l'est à l'ouest; tels sont : le Djihoun ou Amou ou Oxus, et le Sihoun ou Sir-deria ou laxarte, qui se jettent dans la mer d'AraL

1 1 8. L'Asie peut être partage en trois grandes j^^^ divisions : l'une au nord, l'autre au milieu, et la troisième au midi.

La division du nord forme une immense région , connue sous le nom de Sibérie.

La division du milieu comprend les lies Kurites, le Japon, la Corée ^ la Mandchourie, I^ Mongolie^ la Chine'^, le Thibet, le Tangùt, la

* Les contrées qde la statisU<pie actuelle réunit sons le nom à^€mpire chimois , ne sont pas assez connues ponr poavoir être dWisées d*ane maniér.e bien naturelle. Cependant , M. deHomboldt ajant indiqué, ponr la partie occidentale , ime di-visîos * désermittée par les quatre systèmes de nentagnes mentionné» cf-dessns, j^ai cru devoir adopter cette marche, qui, pour la partie occidentale^ correspond , josqu*^ us certain point, airec les contrées connues sons les noms de Dzoungarie, de Tangui et de Uiihet ; mais je me serais trop écarté de Fasaf e si fanais

ro rëgioo»»

Dzoungarie, le Turkestan, la Perse, les contrées entre le Caucase et la péninsule Arabique que Ton pourrait nommer Chaldarméme * et YAnatolie ou Asie Mineure.

La division du midi se compose de Y Arabie^ de YHindoustan, de V Indochine, des tles de la Sonde, des tles Philippines et de Yarchipel des Moluques.

INous allons dire successivement quelques mots de chacune de ces régions.

1 19. La Sibérie est située entre les 78.' et 47-* degrés de latitude boréale et entre le 49-'' degré de longitude orientale et le 171.** degré de longitude occidentale Ses limites occidentales , sep-

Toolu pousser jnsqu^à la mer la séparation des contrées frayersées par 1« système do Kuea-lan , et qui sont toujours réunies sons le nom de Chine,

* Les contrées que la statistique réunit sous le nom de Turquie ^Atie, ne peuvent se rattacher à aucune délimitation vraiment naturelle, et leur étendue Tarie avec les circonstances politiques» d^autant plus que la Turquie iTjitien^têt pas plus le pajrs des Turcs que la Turquie d Europe, Il m^a donc pam quHl convenait d'adopter pour ces contrées et celles qui les environnent une démarcation qui se rapportât k des circonstances géographiques. J'ai cru en conséquence devoir considérer la péninsule de TAsie mineure et les pays compris entre le Caucase et la péninsule Arabique comme formant deux régions distinctes, et je me suis permis de désigner la seconde par la dénomination de Chaldarméme j qui rappelle deux contrées placées aux deux extrémités de cette région, dont Tune est le berceau d'un des premiers peapleft ^^ ^^^ cultivé les sciences naturelles, et dont Tautre eat rttOAT^M.t par son étendue, sa consu'tauon orographîqu^ 4 h*^^^"*'*» **^* ^"* P*' ^ "**' niére dont elle a consetv* ^'^^ depuis les temps histori-

ques le$ plus aniaeii*. ^ ^P^

teatrionales et orientales, sont celles de TAsie. Quant à ses limites méridionales, il est difficile, dans l'état actuel de nos connaissances, de les déterminer d'une manière bien naturelle. Nous croyons cependant pouvoir indiquer une ligne qui passerait aux extrémités septentrionales des mers Caspienne et d'Aral , suivrait ensuite le (aite des montagnes du système de l'Allai , puis ie cours de la rivière d'Ouda , et traverserait la mer d'Ochotsk et le détroit qui sépare le Kamtschatka des îles Ruriles.^

120. Cette immense r^on formie une bande alongée, qui se termine par une grande péninsule, dirigée , comme le reste de la r^on , de loiiest à l'est , et d'où se détache une péninsule moins considérable, dirigée du nord au sud et que l'on nomme le Kamtschatka. Une troisième péninsule, de forme plus impar&ite, se dirige du sud au nord dans le pays des Samoïèdes et se termine par le cap Severovostotchnol , le point le plus septentrional de l'ancien continent , situé par 78* 25' de latitude.

I^ principales iles de cette région sont celles

Cette démarcation diffère nn peu de celle de la partie ^Uqae de Tempire Riuee, parce quMle englobe le pays des ^hUes et qn^elle ne comprend pas ijuelques portions de la proTince d^Omsk et da gouvernement d'Irkutz, que Ton doit coniidérer comme appartenant au versant méridional du sys- ^ae da PAltaï. Du reste , nos connaissances sur les montagnes de. nntcriear de l'Asie ne sont pas encore assez complètes pour que Toa poisse assurer que le système de l'Altaï soit assez nettement tricc dans la nature pour que son &tte puisse être pris comme littiic d'une région naturelle sur une antre grande étendue.

qui forment V archipel de la Noun^eUe^ibérie ou (les Liakhoff, situées entre les 72/ et 78.* degrés de latitude et entre les i54.' et 148.* d^rés de longitude orientale. On peut aussi citer Ti/e&im/- Laurent et YUe de Belwing dans la mer de ce nom.

1 2 ] . La partie orientale de la Sibérie appartient à la grande plaine de TÂsie, sauf les portions qui sont comprises dans le versant oriental de rOural (100), ainsi que dans les monts Mougodjar^ prolongement méridional de cette chaine, et dafis le versant septentrional du système de l'Altaï ; mais la partie orientale est généralement montueuse , parce que des rameaux se détachent des montagnes du système de rAltaî en s'avançant successivement davantage vers l'océan Arctique, et parce que, à partir de la rivière d'Ouda, la chaine des monts Stannovoi entre toutÀ-fait dans la Sibérie et s'y prolonge, comme nous l'avons déjà dit, jusqu'à son extrémité nord-est Dans le nombre des rameaux qui se dirigent vers le nord , on distingue les monts jUdan^ oii se trouve une cime qui parait s'élever à plus de 1600 mètres. Un autre rameau très-remarquable se détache de la partie nord-est de la grande chaîne et se dirige vers le sud-ouest qu milieu de la presqu'île du Kamtschatka.

122. Nous avons déjà faXt connaître les principaux cours d'eau de la Sibérie, en indiquant les fleuves d'Asie qui se jettent dans loccan Arctique, (i 1 7) Cette réiriou renferme aussi plusieurs /acs. Uuxx y connu s^ \e t^^^ ^® Baïkal, est d un^

étendue treM^onsidérable ; d'autres, plus petits » mais très-nombreux , se trouvent groupés entre la mer d'Aral et le golfe d'Oby.

1 23. L'arcbipel des KurileSs situé entre les 5i .* Kvîici. et 43."^ d^és de latitude boréale et entre les 1 43*^

et i54«* de^:^ de longitude orientale, est une chaioe de petites îles qui s'étendent entre la mer (f Ochotsk et l'océan Pacifique à la suite de la péninsule de Kamtschatka, dont elles forment, en quelque manière, la continuation. Ces iles sont en géuiéral longues et étroites , et leur longueur est dirigée dans le sens de la chaîne, c'est>a-dire, do nord-est au sud* ouest; elles sont fort montuaises, et il en est qui paraissent atteindre la baoteor de 1000 mètres.

1 24. Le Japon, situé entre les ^6.^ et 3o.* degrés j«po>. de latitude boréale et entre les ia5/ et i44-'' degrsdelongitudeorientale, se compose aussi d'une

série dlles, qui font la séparation entre la mer du même nom et l'océan Pacifique , et qui éta- Uissent la continuation de la chaîne des Kurilés au nord-est avec celle formée par les îles Lieu- Uea, Formose et Philippines, au sud -est.

£a principale . île du Japon, nommée Nifbn oa iVi^TO/ij est très-considérable , ayant une surfecé d'environ 2800 myriamètres carrés. On y distingue aussi l'île de Veso ou Matsmaï^au nord de Nifon, et celles de Kiousiou et de Sikokfon Sikoko, au sud de Nifon. Ces îles sont généraleinent montueuses et renferment des montagnes couTertes de neiges perpétuelles; elles sont arro- ^ par beaucoup de cours d'eau, qui, sans être

d'une graade étendue, sont trés-favorables à la navigation.

G»rée. 1 25. La Coréc est bornée au nord par le faite

de montagnes que l'on considère comme appartenantes au système du Thian-cfaan ; à l'est par la mer du Japon; au sud par la mer de Corée; à l'ouest par la mer Jaune. La majeui'e partie de cette étendue forme une péninsule montueuse, alongée dans le sens du nord au sud , et dont les cotes orientales et méridionales sont bordées d'un grand nombre de petites îles. Plusieurs de ces îles sont connues sous le nom d!archipel de Corée.

Bbadcilowie. 1 26. La Mondchourle est bornée au nord par une partie du faite des monts StannoTOï et par la rivière d'Ouda ; à l'est par la mer d'Ochotsk, le détroit de Lapérouse et la mer du Japon ; au sud par une partie du faite des montagnes du système du Tbian-cban, et à l'ouest par le faite du King-chan. La partie nord-ouest de cette région est une terre nommée SaghaUen ou Tarrakaî on Tchoka, qui parait être une île, mais que qudques navigateurs croient tenir au continent par un isthme étroit , de sorte que le prolongement de la mer du Japon, qui sépare celte terre du continent, et que l'on a nommé Manche de Tartarie, est considéré comme un canal par les uns, et comme un golfe par les autres.

La Mandchourie est traversée par \ Amour ou fleuve Saghalieh qui se jette dans la mer d'Ochoîsk, et a p^^ ^ pirincipal affluent le Soon-

ASIE. log

1 27. Nous entendons par Mongolie une région Moi.g»iit. bornée au nord par le Êiîte d'une partie des montagnes du système de FAltal ; à Test par le

faite du Kang-chan; au midi par le faite d'ime partie des montagnes du système duThian-chan oa par le prolongement de ce faîte à travers le plateau du grand Gobi% et à l'ouest par une ligne passant vers le 90.'' degré de longitude orientale, et qui suivrait le faite du rameau nommé improprement grand Altaï , si ce rameau existe réellement

Une grande partie de cette région est dépourvue de cours d'eau j mais renferme souvent, du moins dans les saisons humides, de petits lacs sans débouchés. La partie septentrionale présente plusieurs cours d'eau qui se rendent dans l'océan Arctique, notamment la Sélingha et ÏOchotsk, qm sont des affluents du Ienisseï , et d'autres qui se rendent dans la mer d'Ochotsk par ï Amour; lequel porte en Mongolie les noms de Kerlou ou iiArgoun.

128. La Chine est bornée au nord par le faite ciiin« d'une partie des montagnles du système duThianchan; à l'est par la mer Jaune, la mer de Corée

et Tocéan Paciflque ; au sud par la mer de la Chine , Je golfe de Tonkin et le faite des montagnes *d'Yun-nan. Ses limites occidentales ne sont pas bien déterminées , mais se rapprochent du 100/ degré de longitude orientale, et peuvent probablement être rapportées à une chaîne transversale , unissant les systèmes du Kuen-lun et de iHimalaya, notanmient à celle nommée Vwhling par les Chinois.

Cest une raste région continentale , dans le voisinage de laquelle se trouvent quelques îles, dont les principales sont celles SHaynan, dans la mer de la Chine; celle de Formose et Tarchipel de Lieu-kieu, qui forment la séparation entre l'océan Pacifique et la mer de Corée.

La Chine est traversée par plusieurs chaînes de montagnes, qui ne sont pas hien connues; celles qui la bordent au nord sont considérées, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, comme appartenantes au système du Thian-chan ; celles du milieu comme appartenantes au système du Ruenlun , et celles du midi comme appartenantes au système de lUimalaya; mais il doit y avoir beaucoup de rameaux ou chaînes transversales.

Cette région est arrosée par un grand nombre de cours d'eau, dont les plus considérables sont le Hoang-ho et V yang-tse-kiang, qui prennent leiu*s sources, l'un dans le'Tangut; l'autre dans Je Thibet. Parmi ses principaux lacs on distingue le Thoung'-thing et le Pho-jang.

Tbîbrt. 1 29. Le Thibet est borné au nord par le faite

dtL Kuen-lun, et au sud par celui de l'Himalaya, et comme ces deux systèmes se réunissent, cette région se termine en pointe du côté de l'ouest. Sa limite orientale, c'est-à-dire vers la Chine, n'est pas bien déterminée, ainsi qu'on vient de le voir; mais peut probablement être rapportée au faîte des montagnes nommées Yun-ling.

Le Thibet est très -^ P^^ connu ; mais on a lieu de croire qu'il pré^^te un grand nombre de va/7ae5Joiigittiditiç|i ^jnrosées par des coiu^ d'eau

qui, après avoir coulé plus ou moins long-temps de Test à l'ouest ou de l'ouest à Test , prennent la direction du sud; tels sont V Indus, le Seledge, le Brahma^poutre, YIrraouaddi, qui porte dans le Thibet le nom âlVarou-dzangbo-tchou, le Salouen ou Oir^ tchou, et le Maj-^kang ou Latchou. D autres cours d'eau se rendent dans le Yang'tse^kiang , ou continuent leur direction géaà^le de l'ouït à l'est.

Le Thibet renferme aussi plusieurs lacs. Le plus considérable est celui de Tingri-noor ou Terkiri On doit également remarquer le lac Palté, qui a la forme d'un anneau.

1 3o. La région que nous désignons par le nom Tansm. de Tangut* est bornée, au nord par le faîte d'une partie des montagnes du système du Thian-cban , à Vonest par celui du Belour-tagb, au sud par celui du Kuen-lun , à l'est par une ligne non déterminée, voisine du loo.'' degré de longitude orientale.

Cette région renferme plusieurs lacs, dont la plupart n'ont point de débouchés. Les plus considérables sont le Khoukou-noor {lac Bleu)

* La partie occidentale de cette région forme la province chinoise de Thian'ckan'iian-loUf et est aussi- nommée Petite- ^•uekarie et Turkestan chinois, tandis ^oe la partie orientale forme principalement le pajrs des JElenths de Khoukhou- noor ; Bais deux de ces dénominations se rapportant à des circonscriptions administratives actuelles et les deux autres associant la contrée qni en fait le sujet avec des portions de la région qui tera décrite ct*après sous le nom de Turkestan, il m^a paru que celle de Tangut, qui a été indiquée par M. de Humboldt, peut oiieiix s^adapter II la circonscription établie ci -dessus..

1 1 a GÉOGIUPBIE.

et le Lob-noor- Ce dernier reçoit le Tiuim, fleave qui, avec ses affluents, arrose la partie orientale de la région ; c'est dans la partie sud-est que se tronvent les sources du Hoang-ho , grand fleuve qui, après avoir fait plusietu^ détours dans les montagnes, se jette dans la mer Jaune, ainsi qu'il a déjà été diL

1 3 1 . La Dzoungarie est bornée au nord par le fatte d'une partie de l'Altaï, et au midi par celui d'une partie du Thian-chan; mab il est difficile de déterminer ses limites orientales et occidentales. Nous supposons pour la demiCTe une ligne tirée sur le prolongement du Belourtagh, c'est-à-dire, qui s'éloigne peu du 70.* degré de longitude, et pour limites orientales celle que nous avons déjà indiquée en parlant de la Mongolie (127), comme passant vers le 90.* d^;re de longitude orientale. *

Quoique cette région soit bordée de montagnes très-bautes, il ne paraît ps que les plaines ou vallées qui en forment le milieu soient fort élevées, et M. de Humboldt pense que le lac Balkacbi n'a pas plus de 600 mètres au-dessus de l'Océan.

La Dzoungarie renferme plusieurs lacs qui, pour la plupart, n'ont pas de delioucbés; tels sont le lac Balkachi, XÂlagoul, Ylssigoul, etc. On doit aussi citer le lac Dzaisang, qui est traversé par XIrtisch. Le principal des cours d'eau

'Celte tiffoa correspond •" 6"°^" P»'"^'* ^ '' P"»"'"*^'

ii»n»Je lVr.ll «le KokUa , dc^»P»""« '"*»« ^'^'^-

de cette région est Ylli, qui se jette dans le lac fialkachi.

i32. Nous entendons par Turkestan*, une re- T.iàc«tM. g^oa située entre les 4^.*^ et 36."^ degrés de latitude boréale et entre les 5o.* et 70/ degrés de loDgitude orientale, et qui est bornée à Fouest par la mer Caspienne; au sud par le £sdte de mindoukUo ; à l'est par le faite du Belour-tagh , prolongé jusqu'à la rencontre du faite de l'Altaï et au nord par une ligne tirée de ce faite à l'extrémité nord-est de la mer Caspienne.

Presque toute cette région consiste en une pkioe comprise dans la grande dépression de la mer Caspienne. Cependant sa partie sud -est renferme, indépendamment du versant septentrional de YHindoukho et du versant occidental da Belour-tagh^ les chaînes neigeuses de Vjiktagk et de YAsferah-tagh, qui appartiennent au système du Thian-chan.

Les principaux cours d'eau de cette région, notanunent le Djihoun et le Sihoun, ont leur embouchure dans la mer d'Aral ; grand lac, dont

*La oontrée désignée ci-dessus sous le nom de Turkestan^ttât pirtîe de ce que plusieurs géographes nomment Tartarie indé" ftnâanU; mais, outre que Tépilhéte d^indépendante se rapporte à des considérations politiques qui sont étrangères au prêtent ouTfugey iioonTient, me semble-t^il, aiosi que Pontdéjii &it quelques géographes, d'écarter tout-à-fait de la géographie spcctaie ce nom de Tartarie, qui, pendant long-temps, a été Appliqué à une immense étendue de puys, composée des régioBs indiquées ici sous les no»sde Turkestanf Thibet, Tangut, ^i^un^firiey Mongolie, Mandchouriû tt Sibérie f ainsi que d^uûe gnude partie de la Rusiie, *

la surface est à Sg mètres au-dessous de locéan. D'autres se jettent dans des lacs de moins d'étendue ou se perdent dans la plaina ^T' i55. La Perse, telle que nous l'entendons, est

bornée au nord par la mer Caspienne et par le faite de l'HindouLho; à l'est par le cours de rindus; au sud par la mer d'Oman et le golfe Persique; à l'ouest par une petite portion du cours de l'Euphrate, ou pour mieux dire, du Chat-el- Arab et par ceux de la Kerkhah et du Kisil- Ousen. *

Cette région , presqueentièrement continentale, ne renferme que quelques petites iles le long du golfe Persique.

Son sol parait se composer d'un vaste massif élevé , qui domine toutes les contrées environnantes, excepté au nord-ouest, où il se rattache aux montagnes de l'Arménie, et au nord-est, où i 1 se lie aux chaînes de l'Himalaya et du Kuen-lun. Ce massif présente souvent de grands plateaux uni3 et déserts, hauts de 1200 à i5oo mètres, et sur lesquels s'élèvent quelques chaînes de montagnes peu connues. Parmi ces chaînes nous citerons celle de Demavend, le long dç la mer Cas-

* Cette division natureUe oe concorde pas avec les dÎTisîons

politiques actuelles ; car les deux principaux États de la Pêne,

saTOÎr les royaumes d^Iran et de Caboul, s^ëtendent run et

l^autre au-delà des limites assignées ci -dessus à ceUe rcgionj

mskis les délimitations d» Ét^^ ^' ^^ contrées sont si Taria-

blés gne l'on n'a pas U ^P» ^^ *'y l»al>iln«r, et ijn'il paraît

tr45-in utile de chcrche^ i^« concorder la division naturelle

avec des démarcation^ ^ > ^eik ^ w sont pas encorp adop-

pienne , qui établît la communication entre rHindoukho et FArarat, et dont la hauteur parait approclier de 4000 mètres.

Les cours d'eau sont généralement rares et peu importants dans la Perse, du moins dans la partie centrale, qui présente beaucoup de déserts. Plusieurs de ces cours d'eau n'atteignent pas la mer, et se perdent dans l'intérieur des terres ou dans des lacs sans débouchés. Le plus grand de ces lacs est celui de Zeréhy qui reçoit entre autres YHelwend^ qui est aussi le plus important des cours d'eau de l'intérieur de cette r^on.

1 54. Nous avons cru pouvoir désigner par le aaaâniéBM. nom de Chaldannéme * une région bornée au nord par le Êiite du Caucase; à l'est par la mer Caspienne, les cours du Kisil-Ousen et de la Kerkiiali; au sud par une ligne tirée de Fembouchui^ de l'Euphrate à celle du torrent d'El-Arich; à fooest par la Méditerranée , puis par une ligne tirée du golfe d'Alexandrette à l'embouchure du Batoumi, en suivant une partie du cours de l'Euphrate , et enfin par la mer Noire Cette région est couverte de montagnes , à l'exception cependant d'une plaine ou large vallée, arrosée par l'Euphrate et le Tigre, qui se trouve dans sa partie sud-est, et qui est comme le prolongement du golfe Persique. La partie septentrionale de la r^on se compose du versant méridional du Caucase; chaîne de montagnes située sur le même

*Voir U a/ note du n.** 118.

alignement que le Tliian-Chai parée

a été dit ci-<lessus (99), que par le cours du Rioni et celui du Kour.

Au sud de ces fleures se trouTC la chaîne du mont Ararat, qui parait atteindre la hauteur d environ 53oo mètres. D autres chaînes, moins connues et Clément dirigées de l'ouest à l'est , sillonnent le milieu de la région, et le long des côles de la Méditerranée s'élève la chaîne transversale du Liban, qui se détache du Taurus en sedirigeant du nord ausud, et qui paraît atteindre la hauteur de 49^^ mètres.

Cette région renferme plusieurs Ictcs : les principaux sont ceux de Van,^Ornùah etde Sebanga» dans la partie septentrionale, et la mer Morte ou lac Asphallite , dans la partie sud-ouest A.M«i» 1 5 5. JJjànatolie ou Asie mineure est une grande

péninsule, située entre les 4^.'' et 36.* degrés de latitude boréale, et entre les 33.* et Sg.'^ degrés de longitude orientale; elle est bornée au nord par la mer Noire; à Test par une ligne tirée de Tembouchure du Batoumi au golfe d'Alexandrette ; au sud par la Méditerranée , et à l'ouest par la mer de Candie, la mer Egée , le détroit des Dardanelles, la mer de Marmara et le canal de Constantinople.

La côte occidentale ^^ ^^^^ entamée par des goJiès et des bras de ti\^'* ^^ déterminent l'existence d'un grand »v Jh)^® ^^ petites péninsules et d'îles, Parim {J/^ \ifi remarquables de ces Jeraières on dîsf : V Meielin, Scia, Samos et

Modes; au sud se trouve l'île de Chypre j qui remporte sur toutes les autres par sou étendue.

Cette région est entièrement couverte de montagnes , dans lesquelles on reconnaît la direction gé&érale de l'ouest à l'est , qui caractérise la plupart des parties montueuses du milieu de l'Asie. On y remarque entre autres la chaîne nommée Taurus, qui traverse la partie sud-est et qui atteint la hauteur d'environ 4700 mètres.

i56. V Arabie est une grande péninsule, située h^à^i entre les 5 1.* et 12.* degrés de latitude boréale et entre les Se* et 58.* degrés de longitude orientale; elle est bornée au nord par une petite portion de la Méditerranée et par une ligne tirée de Tembouchure du torrent d'El-Aricb à celle del'Euphrate; à l'est par le golfe Persique; au sud par la. mer d'Oman , et à Touest par le détroit de Bab-el-mandeb, la mer Rouge et l'isthme de Snez.

L'orographie de l'Arabie est peu connue : on sait que les cotes de la mer Rouge sont bordées par des montagnes escarpées , qui se rattachent à la chaîne du Liban, et ont à peu près la même direction du nord au sud. Dans ces montagnes se trouve le groupe du mont Sînaï, dont un des sommets (le mont Sainte -Catherine) atteint la hautem* de 2746 mètres.

Il parait aussi que le milieu de l'Arabie , c'est- . . à-dire le Nedgedj est traversé par une chaîne , dirigée de l'ouest à l'est. Plusieurs parties de TArabie sont très -unies et semblent former des plateaux élevés plutôt que des plaines basses.

La contrée est généralement sèche : il n y a pas de cours d'eau considérable , et on n'y connaît pas de grands lacs. ^ ^

uiadoMtaa. iSy. UHindouston*, situe entre les 34-* et 6. degrés de latitude boréale et entre les 66.* et 90.^ d^és de longitude orientale, est borné au nord par le faite de l'Himalaya; à l'est par le cours du Brahma-poutre et par le golfe du Bengale; au sud par la mer des Indes, et à l'est par la mer d'Oman et le cours de llndus.

La partie méridionale de cette région est une grande péninsule de forme triangulaire; au nord* ouest de laquelle se détache la petite péninsule de Guzuraie. Une grande ile, nommée Cejrlan, se trouve à l'extrémité sud-est de la grande péninsule, et à l'ouest de cellenci existent les archipels des Maldives et des Lakedives^ composés d'une multitude de petites iles, formant une chaîne dirigée comme la grande péninside du nord au sud.

^L^HîttdoosUn est sooT«nt nommé Inde en deçà du Géutg€ ou Inde proprement dite, et c'est efiectîremeQt la contrée qae les anciens désignaient par le nom d'Inde ; mais Topinion qae Fon enty lors de la découverte de TAméri^e, que Ton avait atteint rinde y a été cause que cette partie de la terre a aussi été désignée par ce nom. Quand on eut reconnii Ferreiiry on nVn continua pas moins à appeler FAmérique Indee occidentales^ tandis que Fon étendit le nom à^Indes orientales ^ à mesnre que les découvertes s^aogmentaient vers FOrfent; de sorte qne la péninsule ^ Fest dn OaoS* ^ ^^ ^^^ *^ sud-est de FAsie ont aussi été comprises dans l^ Indes oiientales : U oonvient, en conséquence, de ne plu. ^p^^T^^ ^^^^ dénomination dans le langage géographique » ^t la laisser à Fusage yulgaire

et aux chancelleries. ^^

ASIE. 1 I g

Une plaine ou U*ès-grande vallée, qui débouche dans le golfe de Bengale, traverse toute 4a partie septentrionale de cette région et sépare THimalaya d'un autre massif de montagnes qui couvre presque toute la péninsule. On distingue dans ce massif la chaîne des Ghattes occidentales qui longe la cote occidentale de la péninsule, et qui parait atteindre au sud du Tapty la hauteur d'environ 3ooo mètres. La cote orientale présente aussi des montagnes que Ton aj^l}e Ghattes orientales; mais qui atteignent tout au plus i ooo mètres, et dont la continuité est souvent inter> rompue par de petites plaines ou de larges vallées. L'espace entre ces deux chatnes présente des plateaux plus ou moins sillonnés par des vallées et plus ou moins élevés. On y distingue entre autres les monts Nil-gherriesy dans la partie ffléridioiiale, qui atteignent la. hauteur de 2670 mètres. Au nord, la chute de ces plateaux vei^ la plaine porte principalement le nom de monts f^indhiah, et parait ne pas dépasser la hauteiu* de âoo mètres.

L'ile de Ceylan est aussi très-montueuse, et le pic dtAdam s'y élève à près de 1 000 mètres.

Indépendamment de VIndus et du Brahma^ poutre déjà cités, THindoustan renferme plusieurs autres cours d'eau très-importants. Le plus remarquable est le Gange; grande rivière, qui prend sa source dans l'Himalaya et qui traverse presque toute la grande plaine mentionnée cidessus, pour se jeter dans le golfe de Bengale. Parmi les affluents du Gange on distingue la

1 20 IDÉOGRAPHIE.

D/emnnhj la Gogra, la Sorte y le Kosi, la Tisloch. Le plus remarquable des affluents de llndus est le Seiledje, qui prend aussi sa source dans leThibet

Parmi les autres fleuves qui se rendent j comme le Gange, dans le golfe de Bengale, on. distingue le Mehenedi, le Godaveri^ la Krichna, le Caveri, et parmi ceux qui se jettent dans la mer d'Chnan, la Nerbedah et le Tapty.

Cette région ne renferme point de lac» considérables.

ladodiiM. i38. U Indochine est comprise entre les ^y.** et 1 ." degrés de latitude boréale et entre les SS."" et 107.* d^rés de longitude orientale; elle est bornée au nord par le îaXte des montagnes qui forment le prolongement de l'Himalaya ; à Test par la mer de la Cbine \ au midi par les détroits de Sincapour et de Malacca; à l'ouest par le golfe de Bengale et le Brahma- poutre. Elle forme une grande péninsule qui ressemble à un carré long, à l'extrémité sud -ouest duquel se trouve une autre péninsule en forme d'ellipse alongée, que Ton appelle presqu'tle de Malacca. Les cotes de cette région sont bordées de beaucoup de petites îles. Les plus importantes sont celles qui forment Y archipel de Mergui, le long de la côte occidentale. A une plus grande distance de cette même cote se trouvent les (les Andanum et les iles Nicohar, qui fordei^^ ^^^ chaîne dirigée du nord au sud.

L'Indochine est q^ ^^^ ^^ montagnes qui se rattachent du côté ^ fS^ ^^ prolongement

de l'Himalaya et qui paraissent former cinq rameaux ou chaînes transversales dirigées du nord au sud et séparées par quatre vallées ou systèmes de vallées, dans lesquelles coulent respectivemeiLt Y Irraouaddi, le Salouen^ le Menant et le Mmkangj dirigés également du nord au sud.

1 59. Les tles Philippines forment un archipel iie«. situé entre les 19.' et S!" degrés de latitude boréale et les 116.* et 124.' degrés de longitude orientale : elles sont bornées à l'est par la mer de la Chine; au sud par la mer de Célèbes, et des autres cotés par l'océan Pacifique.

Elles se composent d'un assez grand nombre d'iJes pins ou moins alongées, et qui ont, comme celles du Japon et des Kuriles, leur longueur dirigée du nord au sud; elles sont généralement fort découpées par des bras de mer. Le sol de ces iles est très-montueux et présente des cimes que Ton suppose atteindre une hauteur de prè» de 6000 mètres; tel est le mont Mahaje dans nie de Luçon. Les principales de ces iles sont celle de Luçon ou Manille, au nord, qui a pœ. de i5oo myriamètres can^ d'étendue, et celle de Mindanao au sud.

On considère souvent comme une dépendance des Philippines les petites iles de Souhu, situées entre Mindanao et Bornéo.

140. Les tles de la Sonde sont situées entre le iim 7.* degré de latitude boréale et le 9.* degré de latitude australe, et entre les 93.' et 1 17.* degrés de longitude orientale: elles sont bornées au nord par le détroit de Malacca , celui de Sincapour et

la merde la CLine^ à l'est par la mer de Célèbes, le détroit de Macassar et celui de Sapi ; au sud et à l'ouest par l'océan Indien.

Elles se composent de trois lies très-considérables : Bornéo, Sumatra et Jwa, et d'un grand nombre d'îles plus petites. La première, située au nord-est du groupe, est même la plus grande des terres considérées comme île ; sa surface étailt de près de 8000 myriamètres carrés. Cette île est à peu près' ronde, tandis que Sumatra et Java sont de forme alongée. Le sol de ces îles est généralement montueux, et il atteint au Gounong-Kosumbra, dans l'île de Sumatra, la hauteur de 4^74 mètres.

Archipel i4i- Nous comprenons sous le nom di archipel '"'''" des Moluques, toutes les îles qui entourent la I mer du même nom et qui sont bornées au nord

par la mer de Célèbes ; à l'est par les bras de mer qui longent la Nouvelle-Guinée et les tles Arrou; au sud par la mer de Lanchidol , et à l'ouest par les détroits de Sapi et de Macassar. Cet archipel est compris entre le S.'' degré de latitude boréale et le 11.'' degré de latitude australe, et entre les 1 ly.*' et i3i.* degrés de longitude orientale.*

La plus considérable des îles de oet archipel est Célèbes ou Macassar, au nord -ouest, dont la surface est de plus de 1 400 myriamètres carrés. On distingue aussi au nord-est Gilolo et Céram, et au sud Timor çt Flores; mais les terres les

* On doit éyiitT d^ - ||Ate Vofcfci>«i des Moluques^ tel

<pi'il efllhntteci^easii ^^ y^tUi Mohuiues proprement dites.

pJos renommées de cet archipel sont les petites îles de Temate, Makian, MotiSj Batchian et Tidor, qui forment les Moluques proprement dites ou Petites Moluques.

Ces Iles sont généralement montueuses, et le pic de Céram , qui parait en être le point cul* minant, s'élève à a6oo mètres.

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