‹ Éléments de géologie, ou, Seconde partie des éléments d'histoire naturelle inorganiqueChapitre 5 sur 89 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

DBS IHTISIONS ASTROROIKIQVBS DE |A TERRB.*

i» 5. Il était important pour letude de la suriàce Ij^ de la terre, surtout pour parvenir aux moyeas de représenter graphiquement la position des lieux, ainsi que pour se diriger dans les parties de cette surface que l'on ne connaît pas ou qui sont dépourvues de signes distinctiCsj il était important, disons-nous, d'avoir un moyen de division qui réunît le double avantage de pouvoir s'appliquer à toute la terre sans avoir besoin d'en faii-e l'exploration et de permettre a un observateur qui se trouve sur un point quelconque de pouvoir déterminer la position de ce point par r&pport à la division générale dont il Â'agit. Or (x qye nous avons dit {ast. 65) de la sphère céleste, doit faire pressentir la possibilité d'atteindre ce but; car, l'astronomie douoant les moyens de déterminer

* C« chapilre et la note précvdenle n'ayaot point éiè inséra dam ta pTimière édition de» EUiatalt de géologie, j'avai* cm, pour éviter une Ucane, devoir les intercaler âtntl'Imroductïoa i la géologit. Maintenant je crois pouvoir le* réint^rer li leur véritable place, sans cnconrir le repiodie d'un doul>Ie «mploî, puisque cette ttcoode éditiou de* céments de géologie pourrait ttrt conside're'e comme ('associant ^ *"" seconde édition d« VlaVoduciion , si le public voul^i, V»" accorder à celle-ci I« miiae l)icûïciJlanc« iju'ii teu-^.

DITISIONS ASTRONOMIQUES DE LA TERHE. ^

h position d'un point quelconque du ciel , il ne s'agit , pour déterminer la position d'un point de la terre , que de chercher les rapports de la sphèra céleste avec la sur&ce de la terre, ou, comme on dit en géographie , avec la sphère terrestre.

Or, la sphère céleste ayant le même centre que la sphère terrestre, on aperçoit de suite que les plans des grands cercles de la sphère céleste passant par le centre de la terre, les points où ces plans coupent la surface du globe y décrirent aussi des grands cercles correspondants à ceux de la sphère céleste. On' peut également consklérer les petits cercles de la sphère céleste comme les hases de cônes qui. ont leurs sommets au centre de la terre, et alors les points où ces cènes coupent la sm*&ce du globe , décr iyent sur celle*ci des cercles qui ont les mêmes positions relatives que ceux de la sphère céleste. De^cette manière on transporte for la sphère terrestre non-seulemeùt Véquateur, YécUptique , les tropiques et les cercles polaires; mais aussi les parallèles et les cercles horaires^ que Ton nomme respectivement cercles de latitude et cercles de longitude, ou méridiens terres-très , parce que les coordonnées que l'oa appelle déclinaison et ascension droite sur la sphère céleste, se nomment latitude et longitude sur la sphère terrestre.

4- La latitude d'un lieu est donc sa distance a uia^u» «« réquateur mesurée sur un grand cercle pei^ndiculaire à ce dernier, c'est4i*dire sur ufi méridien; ou, en-d'a^ptres termes, l'angle foiiné par deux rayons partant du centre de Id terre et aboulis-

ê ' GÉOGRAPHIE*

sant, lun au lieu dont il s'agit, l'autre à réqua* leur; la longitude est l'arc de l'ëquateur compris entre le méridien du lieu et celui d un autre lieu déterminé que Ion prend pour premier méridien; ou, en d'autres termes, f angle formé par les plans de ces deux méridiens.

On compte la latitude à partir de l'équateur, d6 sorte qu'on la distingue en australe et boréale^ fdi que les pôles forment le 90."" degré de latitude de chaque hémisphère.

Quant à la longitude , comme il est plus facile ppur les astronomes de faire leurs calculs en prenant pour point de départ le méridien dii lieu où iU font leurs observations, on n'a pu ^'entendre pour Fadoption d'un premier méri- * dîen vniforme; et k plupart des nations comp- ' * tent la longitude à partir du méridien de leur principal obs^iTatoire. On a cependant proposé et quelques peuples ont adopté comme premiei^ . méridien commun, celui passant par l'ile de Fer ^ fune des iles Canaries. Du reste, on est assez généralement dans l'habitude de compter la longitude de chaque coté du premier méridien en la désignai)t par 1 epithète dH orientale ou à' occident taie; de sorte que chaque hémisphère se trouva ' divisé eii 180 degrés, et que la partie de grand cercle qui forme le zéro du côté de la terre où esi situé le point de départ, forme du côté oppo^ le i8of degré poiu* la série orientale, aussi bien que pour la série occidental^.

i ^ri? ae»i ^' ^^ ^^**' ^^^*c î*^'il s\x0it de déterminer la latitude d'im lieu pour cotwv^itfcla véritablepô-r

DIVISIONS ASTEONOlfflQYrES DE LA. TERKE. g

sidon de ce lieu sur la sphère terrestre, et qu'à l'aide decetteconnaissaiicepour ungrand nombre de lieux, on peut dresser des cartes géographie quesj cestrà-dire des plans qui représentent tout ou partie de la surface de la terre. Mais Texamen des procédés à employer pour atteindre ce but n e&tre pas dans le cadre que nous nous sommes

iracé.*

* Nous rappellerons cependant ici q«e la détermination de la latitude d^un iiea est une opération fort simple, puisqull suffit d^jr prendre la hauteur du pôle {ast. 68) , cette hauteur exprimant la latitude j car, prendre la hauteur du pôle, est aiesnrer Pangle qve (amkt le p61e avec rborison ; or , le Eétitth formant un angle droit arec Thorizon , tandis que le pôle forme un angle droit ayec ré<{aateur, et ces deux angles droits ayant pour complément con^ uanrangle formé par la distance du zénith au pôle, il en résulte ^ae Tangle qni aépare le zénith de Péqua^ur est égal li celui qui sépare le pôle de Thoriaon , ainsi qu^on peut le Toir dans la £gi|re 8, pi. I/% de Vlntroduction à la géologie^ où HH' représente, llioriion, P le pôle , Z le zénith , £E' Téquateur céleste , et où par conséquent la hauteur dn pôle est Tangle PTH'.

La détermination directe de la longitude est pins covpliqnée ; mais on peut Tobtenir. aisément à Paide des montres mannes ou ^vde-iempSf car le mouvement diurne de la terre étant cause ^ae les astres mettent, ainsi qu^on Ta yu dans Pastronomie, un jour ou vingt-quatre heures, pour se retrouver au méridien d*nn aiéae lien , et le parallèle qu^un astre e#t censé- décrire dans -la ffthère céleste correspondant à un cercle de latitude divisé en 36o pariTes parles degrés de longitude, il en résulte que Pastre est cessé décrire régulièrement 1 5 degrés de longitude par heure ; ^lorle qnr» si la montre est réglée de manière t marquer o'' o'o" aa asoment où vne étoile quelconque passe an premier méridien , ilsoSrad^observer Phenre quUndiqvera cette montre au moment oâ cette même étoile passera au méridien du lieu où Pon se trouve^ et cette heure, multipliée par i5y indiquera la jongiinde du

1 0 GéOÛRAPfllË.

d^rt!^dî'ia^ii! ^' ^^^ cercles de longitude étant de grands ihadî! *** ^' cercles , ou plutôt de demi-grands cercles , puisque la continuation de lare qui parcourt un hémi* sphère est désigné par un numéro différent dans l'hémisphère opposé , ils ont une longueur uniforme, sauf les inégalités qui peuvent résultei^ des irrégularités de la figure de la terre; mais les cercles de latitude ont une longueur constamment décroissante, depuis Féquateur jusqu'aux pôles ^ lesquels représentent les deux derniei'S cercles de latitude et qui, n'étant que des points, n'ont aucune étendue. Par suit« de cette disposition, l'espace compris entre chaque degré de latitude va continuellement en diminuant de l'équateur au pôle$ oii il est Induit à zéro. Tandis que l'espace compris entre chaque degré de latitude, serait uniformément de 111,111 mètres, si la terre était réellement une sphère et si ses méridiens avaient 40,000,000 de mètres, ainsi qu'on l'a supposé lors de l'établissement du système métrique* ; mais l'aplatissement de la terre au pôle et les autres irrégularités de sa configuration, sont cause que les espaces compris entre deux degrés de latitude, ou en d'autres termes les degrés du méridien, présentent des différences selon les la-

"^Le ftjrstème nn^triqae avait éxé <ubli ponr qac le mètre exprimât exacumeut la dix-nillioniéme partie du quart du métidieu terrestre. Mais, diaprés de iioiiTeUeê opérations , qne Ton croit plas exactes, la loegneor de ce quart du méridieii serait de 10,000,733 métrés; ce qui toate{oi* ^* donnerait qu^une diflcr^nce imperceptible entre la loi^^e** *ff*«**« »« mètre et ceUe qu^il aurait dû recevoir. ^

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