‹ Éléments de géométrie appliquée à la transformation du mouvement dans les machinesChapitre 39 sur 112 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

TRANSMISSION m MODTEMEKT AU MOYEN Vm BIEUE.

iiO. Soit M (fig. 52) un point du premier corps, assujetti à glisser suivant An ; N un point du second corps ,

assujetti à glisser suivant ^'^' ^'-' -- * CD. Une barre rigide est

reliée h chacun de ces deux corps, à l'aide d'articulations qui ont pour centres (n**. 94) les points M et N. La distance mn reste invariable ; d'où résulte que le point M, en se déplaçant sur AB, détermine le mouvement du point n sur cd, et réciproquement. Cette barre porte le nom de bielle ^ nous la réduirons à la droite mn, de longueur /; et, de même , nous réduirons les deux corps solides aux seuls points M et N.

fit. Dans le cas particulier où les deux droites ab et CD sont parallèles, si le point M se meut sur ab, dans un sens ou dans Tautre, la bielle se meut parallèlement à elle-même ; le point N se déplace donc sur CD , dans le même sens que le point m sur ab, et avec la même vitesse. La bielle transmet alors le mouvement rectiligne , sans en modifier la vitesse ; et le mouvement commun aux deux points m et N peut être alternatif ou continu.

ll!ie. Dans tout autre cas, les \itesses relatives des deux

points M et n varient , et ces points ne peuvent prendre qne des mouvements alternatifs.

113. Considérons seulement le cas le plus simple , où les droites AB et CD (fig. 53 ) , situées dans le môme plan , se coupent en un point o. Ce plan renferme la bielle mn ; et Ton peut substituer aux centres d'articulation m et N, des axes d'articulation (n». 92) passant par ces deux points, et perpendiculaires à ce plan.

114. Vitesses relatives. -- Pour comiwer les vitesses des deux points M et n , lorsque la bielle occupe une posi-

Fig, 53

tion particulière quelconque , on détermine son centre instantané de rotation, lequel est situé (n°. û6) au point de concours des normales aux deux éléments décrits par les deux points m et n , c'est-à-dire au point i de rencontre des droites menées] par lès points M et N ,

86 TRANSFORMATIONS ENTRE MOUV. REGTIL.

|)erpeiidiculaireinent aax droites ab et CD. On a alors ( n«. /i7 ) ■

vit. de M IM

vit de N """ IN

et le sens des déplaceroents simultanés des deux points M et N est c mnu , puisque , pour un observateur placé en i , ces dépîacement«s sont de même sens.

115. Points limites, — Prenons sur la droite CD , de part et d'autre de ab , deux points, n^ et N3, situés à la distance ^ de ab : le point n de la bielle peut occuper , sur CD , toutes les positions compiises entre N^ et N3 , mais il ne peut dépasser ces limitea Prenons de même sur la droite ab , de part et d*autre de CD , deux points Mj et M4 situés à la distance / de CD : le point M de la bielle peut occuper , sur ab , toutes les positions comprises entre Mj et M4, mais il ne peut dépasser ces limites. Menons les droites n^Mj et N3M3 perpendiculaires sur ab , et les droites M2N2 €^ M4N4 perpendiculaires sur co : ces quatre droites représentent les positions particulières de la bielle, qui correspondent aux positions extrêmes de l'un des points M ou N.

116. Points morts, — Le point M étant considéré dans Tune quelconque des positions qu'il peut prendre, faisonslui subir un déplacement infiniment petit MM', sur la droite AB; et, pour obtenir la nouvelle position que le point N vient occuper sur la droite co , déterminons les points n' et n" de rencontre de cette droite avec une circonférence de centre m' et d'un rayon égal à L En général, un seul de ces deux points, ici le point n', est infiniment voisin du point

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