MALACOPTÉRYGIENS APODES
104. Anguilla cauariensis Valenc. Ichthyol. canar., p. 88, pi. 20, fig\ 4.
Portng. Eiro, et enguia.
La distance du bout du museau à la pectorale est du huitième de la longueur totale. L’œil est assez grand ; son diamètre est compris deux fois et demie dans la distance du bout du museau au bord postérieur de la cornée transparente, ou neuf fois et demie jusqu’à la base de la pectorale. La bouche est bien fendue; l’angle va au-delà du bord de l’œil. La mâchoire inférieure est plus longue que la supérieure; la langue est très-libre et pointue; les dents sont coniques, égales, assez grosses, sur une bande étroite; aux deux mâchoires et sur le vomer, elles
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forment d’abord un premier rassemblement en ellipse allonge, suivi d’une bande linéaire en arrière. La pectorale fait le tiers de l’espace entre sa base et l’extrémité du museau. La dorsale et l’anale sont basses, à peine du dixième de la hauteur du tronc sous elles. Cette mesure est comprise vingt et une fois dans la longueur totale. La couleur est celle de nos anguilles. B 10 — P 18 — D, A et C 460 — V 0. La grosseur des dents, la forme de la plaque dentée du vomer, la hauteur des nageoires impaires, la longueur proportionnelle de la tète et du cou jusqu’aux pectorales, sont les caractères distinctifs entre cette espèce et Y Anguilla latirostris et aculirosiris Yarell (Valenciennes). Longueur : 60 centimètres, et plus.
Habite le Ribeira-quenle, à San-Miguel, et le Ribeira, à Santa-Cruz de Florès, petites rivières torrentueuses dont les eaux se précipitent en cascades et dont le lit est quelquefois partiellement à sec en été. On l’a observée à une hauteur de 200 mètres. Commune dans toutes les petites rivières de San- Miguel où l’eau est abondante. Sa chair est bonne et estimée, môme dans un pays où le poisson de mer est si varié et si abondant. Ce poisson, répandu dans les trois archipels des Canaries, des Madères et des Açores, est certainement l’un des animaux vertébrés les plus curieux et les plus intéressants de l’archipel açoréen. Son port et sa couleur sont ceux de nos anguilles, et il ressemble notamment, dit M. Valenciennes, à l’espèce que nos pêcheurs de Normandie nomment Pimperneaux, et que M. Yarell a décrite et figurée sous les noms à’ Anguilla acutiroslris et A. latirostris. Son dos est olivâtre, le ventre est un
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peu plus clair. Aux Bermudes, suivant M. Jones, on en trouve aussi une qui ressemble, dit-il, à Y Anguilla vulgaris d’Europe. (Musée de Troyes.)
102. OTurœna congés- Linn. Syst. nat., I, p. 1135. Vulgairement Congro et Safio , aux Açores.