JLisnax agrestis Linn. — Moq. 1. c., II, p
Habite tout l’archipel. Abondante. Très-variable,
comme partout et toujours, dans sa coloration.
119. Vitiiiesnelta allaiitlca Mor. et Drou. in Mor. IS'ot. liist. nat. Acor., p. 139, pl. 1, fig- 1.
Animal limaciforme, d’un noir marron ou olivâtre, fortement caréné; corps très-rugueux, surtout vers la partie- postérieure qui a un aspect un peu carré et comme tronqué ; les sillons forment des hexaèdres assez sensibles; bouclier court, légèrement granuleux, gibbeux, avec un sillon sur le côté droit au-dessus de l’orifice pulmonaire qui est trèsen arrière 5 mufle grisâtre; plan locomoteur marron. Longueur : 30-35; diamètre : 4-5 millim.
Limacelle petite, jaunâtre, convexe, offrant un rudiment de spire bien marqué.
Habite sous les pierres, sous les touffes de pervenche, au pied des murs des jardins et dans les bois au fond des caldciras, à San-Miguel : Ponta- Delgada, Sete-Cidades, Furnas. Peu abondant. — Animal à mouvements excessivement lents et à port singulier; sa peau est très-chagrinée, et au premier abord on peut le prendre pour une limace à demi desséchée. La carène est souvent plissée et ondulée, surtout quand l’animal est à l’état de contraction. C’est sans contredit le plus curieux de tous les mollusques açoréens.
142 FAUNE AÇORÉENNE.
Obs. Le genre Viquesnelia a été récemment établi par M. Deshayes sur des rudiments testacés recueillis à l’état fossile en Roumélie (1). Depuis, M. Fischer a décrit une espèce vivante du môme genre, provenant de l’Inde ( Viquesnelia Dussumieri). Enfin, M. d’Àrchiac a retrouvé la couche à Viquesnelia dans la partie inferieure du terrain nummulitique des Pyrénées. Genre et espèces, tout est intéressant et curieux dans ce Limacien peu répandu et qui forme un nouveau chaînon entre les limaces et les parmacelles.
■120. Testacella Maugei Fér. Hist. Moll., p. 94, pl. 8, f. 10-12.
Fonds de la robe d’un jaune Irés-pàle, des petites taches d’un brun verdâtre, serrées sur le dos, plus clairsemées sur les flancs j deux sillons brunâtres de chaque côté du dos, au milieu deux linéoles peu sensibles; partie antérieure très-effilée; plan locomoteur jaune très-pâle. — Longueur, 45; diamètre, 6 millim.
Coquille allongée, succinée.
Habite sous les pierres, dans les jardins, à Fayal; sous les pierres, autour des eaux chaudes et sulfureuses, à San-Miguel; sur les hauteurs, à Santa-Maria, etc. Peu commune.
121. Yitrina laxata Mor. etDrou.inMor. 1. c. , p. 144, pl. 1, %. 3.
Coquille subdéprimée, très-mince, très-fragile,
(1) Journ. de Conchyl., t. V, 1859, p. 285.
FAUNE AÇORÉENNE. 143
grossement striée, luisante, hyaline, verdâtre pâle; spire subdéprimée, suture étroitement marginée ; 3 à U tours, le dernier très-grand, dilaté, allongé; ouverture grande, ovale ; bords supérieur et inférieur réunis par un callus très-mince. — Longueur, 12; largeur, 9; hauteur, 6 millimètres.
Animal d’un gris jaunâtre clair, tigré très-agréablement de brun ou de noir; disque locomoteur bordé d’une série de petits points noirs; manteau ample, recouvrant une partie du test. Toutes les vitrines des Açores ont à peu près le même système de coloration : un fond clair, avec des marbrures brunes ou noirâtres.
Habite les vallons ombragés de San-Miguel et de Santa-Maria, au pied des plantes, sous les pierres. Dans cette dernière île on la trouve sur le Pico Alto, sous les pierres, au milieu des ronces et des bruyères. Assez commune. L’animal est vif : il a un aspect terne, mat et comme chagriné. C’est la plus grande de toutes les vitrines açoréennes.
422. Vitriiia pelagica Mor. et Drou. in Mor. 1. c., p. 443, pl. 4, f. 2.
Coquille convexe subdéprimée, mince, hyaline, et cependant assez solide, lisse, luisante, vert jaunâtre pâle; spire convexe, sommet légèrement proéminent; 3 tours, à suture linéaire, marginée; ouverture ovale arrondie; péristome très-légèrement épaissi, à bords rapprochés, unis par une faible callosité. — Longueur, 8; largeur, 6; hauteur, h millimètres.
Habite Santa-Maria ; sommets du Pico Alto, sous les pierres, au milieu des ronces et des bruyères,
144 FAUNE AÇORÉENNE.
avec la précédente. Assez commune. C’est la moins
fragile et la plus globuleuse des vitrines de l’archipel ;
partant celle qui se rapproche le plus de la forme
hélicoïde.
123. Vltrtim angulosa Moi', et Drou. in Mor. 1. c., p. 151, pl. 2, f. 1.
Coquille déprimée, un peu convexe en dessous, très-mince, diaphane, luisante, très-faiblement striée, roussâtre verdâtre; spire obtuse; trois tours à suture marginée, le dernier anguleux, dilaté inférieurement; ouverture oblique, ovale-anguleuse. — ■ Longueur, 6; largeur, 4; hauteur, 3 millimètres.
Habite l’île de Santa-Maria, au pied du Pico Alto; rare (Morelet).
124. Vitrlna mollis Mor. et Drou. in Mor. I. c., p. 147, pl. 1, f. 5.
Coquille convexe déprimée, très-mince, membraneuse inférieurement, pellucide, lisse, très-brillante, verdâtre jaunâtre; spire aplatie; 3 tours, le dernier grand, renflé, convexe supérieurement et inférieurement; ouverture oblique, ovale lunaire, ample ; bord columellaire libre, laissant la spire à découvert intérieurement jusqu’au sommet. Longueur, 10; largeur, 7 ; hauteur, 5 1/2 millimètres.
Habite Pile de Terceira, sous les genêts; route d’Angra à Praya. Commune. Avec cette vitrine commence une série d’espèces dont le bord interne du cône spiral, développé librement, laisse subsister entre les tours de spire une cavité correspondant à la columelle et qui permet de suivre son évolution jusqu’au sommet de la coquille.
FAUNE AÇORÉENNE. 145
125. Vltrin» flnitinm Mor. et Drou. in Mor. 1. c., p. 150, pl. 1, f. 7.
Coquille auriforme, déprimée, très-mince, surtout inférieurement où elle est membraneuse, quelquefois un peu opaque à la région supérieure, très brillante, lisse, ambrée verdâtre ; spire courte, très-déprimée, un peu enfoncée même; 2 1/2 tours à accroissement rapide, le dernier très-grand, allongé, dilaté; ouverture presque horizontale, très-ample, ovale piriforme; bord columellaire libre, très-évidé, laissant la spire à découvert jusqu’au sommet; bord inférieur très-étroit, membraneux. — Longueur, 10; largeur, 7 ; hauteur, 3 1/2 millimètres.
Animal gris, nuancé de jaunâtre, finement pointillé sur les côtés, marbré de brun sur le manteau, lequel recouvre presqu’entièrement la coquille; une bande brune de chaque côté du cou; ces deux bandes paraissent se réunir pour former une ligne noirâtre sur la région caudale; plan locomoteur bordé d’une linéole brunâtre; queue longue, trèsaiguë. Longueur de l’animal en marche, 3 à ù centimètres. Mollusque assez vif, très-hardi; quand on le tourmente, il agite la queue d’une façon singulière.
Habite l’île de Florès, dans les bois de genévriers, sous les pierres, sur les hauteurs. C’est le mollusque dominant à Florès, avec leZoniles atlanticus; commun. — La coloration de l’animal est très-variable; les uns sont presque noirs, d’autres jaunâtres, avec une foule d’intermédiaires entre ces deux extrêmes; mais tous sont plus ou moins marbrés, et chez tous les bandes latérales sont sensibles.
146 FAUNE AÇORÉËNNE.
126. Vitriua brevisplra Moi', et Drou. in Mor. 1. c., p. 148, pl. 1, f. 6.
Coquille auriforme, déprimée, mince, moins Irao ile que la précédente, lisse, luisante, d’un verdâtre pâle un peu jaunâtre; spire composée de deux tours à 2 tours 1/2, à accroissement très-rapide, le dernier très-grand, dilaté; sommet très-déprimé, légèrement enfoncé; ouverture très-ample, oblique, ovale lunaire, bord droit solide, bord columellaire membraneux, libre, laissant apercevoir la spire jusqu’au sommet. — Longueur, 8; largeur, 5; hauteur, 4 millimètres.
Animal très-développé relativement à sa coquille, d’un ton vineux ou couleur de chair, marbré de petites taches et de linéoles brunes irrégulières; manteau ample, très-allongé, recouvrant presque entièrement le test; pied comprimé latéralement; queue aiguë. Longueur de l’animal en marche, 25 à 30 millimètres, mollusque vif, élégant, agile.
Habite Pile de San-Miguel, sous les pierres, au pied des murs ; Pile de Santa-Maria, sur le Pico Alto, sous les pierres, au pied des bruyères. Plus commune dans cette dernière île que dans la première. — Voisine de l’espèce précédente, la Vürina brevispira en diffère par le moindre développement de la spire, laquelle est aussi courte que possible, par la moindre dilatation du dernier tour et sa forme moins recourbée. L’ampleur du dernier tour, la dépression du sommet et sa position latérale, rappellent un peu la physionomie des haliotides.
427. Vitrina Iti-utnalls Mor. et Drou. in Mor. I. c., p. 446, pl. 4, f. 4.
Coquille déprimée, très-mince, très-fragile, pellu-