I. DE LA PROPOSITION
On ne peut exprimer une pensée sans faire une proposition. Toute proposition renferme nécessairement l* le nom de la
personne ou de la chose dont on parle, c'e^t le si/jet ; 2" le mot qui exprime la qualité ou manière d'être qu'on attribue au sujet, c'est 1 'attribut 5 3° le mot qui«unit l'attribut au sujet, c'est le VERBE.
Exemples de proposition.
&uj. V. attrib. Suj. verb. attrib.
Dieu est juste. — Les hommes sont mortels.
Ire Remarque. Le sujet, le verbe et l'attribut s'appellent les termes essentiels d'une proposition, parce qu'il ne peut y avoir de propositions sans la réunion de ces trois termes, exprimés ou sous-entendus. Mais aux mots qui les représentent, viennent souvent se joindre d'autres mots qui les modifient, et que nous appellerons termes accessoires de la proposition.
Exemple.
Dieu, créateur du ciel et de la terre, est aimé des hommes vertueux.
Suj. r. attrib.
Dieu est aimé. Termes essentiels.
Créateur du ciel et de la terre. Termes ace. modifiant le sujet.
Des hommes vertueux. Termes ace. moditiant l'attribut.
2e .Remarque. Le verbe et l'attribut sont souvent réunis en un seul mot.
Exemple.
Suj. v. et attrib. li'homme meurt.
De soleil brille.
Je lis.
C'est commo s'il y avait l'homme est mortel ; le soleil est brillant ; je suit lisant
3e Remarque. II y a dans une phrase autant de propositions qu'il y a de verbes exprimés ou sous-entendus.
Exemple :
Qui a fait le soleil f Dieu.
C'est comme s'il y avait : Dieu a fait le soleil ; et il y a deux propositions. Dans la féconde, le verbe et l'attribut se trouvent sous-entendus, comme il arrive quelquefois que l'on sous entend le sujet.
4e Remarque. Un verbe à l'infinitif doit être considéré comme un nom, et se trouve ou sujet ou attribut de la proposition.
Exemples.
Faire le bien est le secret d'être lieureux. Donner l'aumône c'est prier.