‹ Eléments de la grammaire française [microforme]Chapitre 44 sur 64 · NOMS DE NOMBRE · texte numérisé non relu

NOMS DE NOMBRE

Cent au pluriel, ct vingt dans quatre-vingts, sixingts, prennent une s quand ils sont suivis d’un nom. Exemple: deux cents ommes, quatre-vingts volumes, six-vligts arbres,

Pour li date des années on écrit mi. Exemple : Ze froid fut trés grand en mil sept cent neuf; partout ailleurs on écrit ille, qui ne prend jamais s : deux mille horemes.

Neaf se prononce devant une voyelle comme neuv. Exemple : 2{ y a neuf ans; prononcez neuv ans.

On dit une demi-heure, une demi-livre : ce mot demi ne change pas quand il est devant le nom ; mais dites : une heure et demie, une livre et demie : quand le mot demi est apr:3 le nom, il en prend le genre.

NOMS PARTITIFS.

On aprelle noms partitifs ceux qui marquent la partie d’un plus grand nombre, comme la plupart de, une infinité dE beuucoup de, peu de, ete.

Les noms partitifs suivis d’un nom pluriel veulent le verbe et l'adjectif au pluriel.

Exrmeues. La plupart des enfants sont légers.

Peu d’enfants sont attentifs.

Remrrque. Dans le sens partitif on mot de, ct non pas des, devant un adjectif, Exemples; J'ai {u de bons livres, ct non pas des bons livres ; j’ai tu do elles maisons, et non pas des belles maisons.

YRONOMS,

40. Vous, employé pour fu, veut le verbe au pluriel, mais l’adjeelif suivant reste au singulier.

ExeweLe. Mon jis, vous screz estimé, si vous êtes sage,

2° Le, la, les, sont quelquefois pronoms, et quelquefois ils sont articles : l’article est toujours suivi d’un nom; le frère, la sœur, les hommes: au lieu que le pronom est toujours joint à un verbe, comme Je le connais, je la resprete, je les estime.

Le pronom le ne prend ni genre ni nombre, quand il tient la place d'un adjecüf ou d’un verbe. Par exemole, si l'on disait à une dame: Madame, êtes-vous malade ? il faudrait qu’elle répondit : out, 7e le suis, et non pas Je la suis, parce que le se rapporte à l'adjectif malade ; on dot s’accommoder à l'humeur des autres autant qu'on 16 peut : je mets le parce qu’il se rapporte au verbe accommoder,

3 N’employez le pronom soi qu'après un nominatif vague et indelerminé, comme on, chacun; ce, etc. ExEmPLes. On ne doit jamais parler de soi.

Chacun songe à soi.

N'aimer que soi, c'est étre mauvais citoyen.

&o Il ne faut pas se servir du pronom son, sa, ses, leur, leurs. nis pour un nom de chose, à moins que ce nom ne soi exprimé dans la même phrase. Ainsi ne dites pas : Puris est beau, j'admire ses bütiments ; mais dites : j'en admire les bitiments.

On emploie bien son, sa, ses, etc., pour un nom de chose, quand il est exprimé dans la même phrase ; ainsi on dit bien : La Seine a sa source en Bourgogne (1).

5 Il faut dire c’est en Dieu que nous devons mettre notre espérance, et non.pas en qui « c’est à vous-même que Je veux parler, et non pas & qui je veux. (Dans ces deux phrases, que n’est pas relatif, mais conjonction.)

6° Qui relatif est toujours du même nombre et de la même personne que sOn antécédent ; ainsi il faut dire : mot qui at vu, foi Qui as vu, nous QUI avons VU, vous qui avez vu, eux Qui ont vu, etc.

(1) Cependant, quoique le nom de chose ne soit pas dans la même phrase, on 86 sert bien de son, sa, ses, quand il: estrégi par une préposition, comme : Partie est beau, j'admire la grandeur de ses bûti-

che

pas m'e

laq

exc riel c'es elles

Oo poi dites d'avi

Ti adje k in sont,

Ma sonn toute toute

10° aun jama

ExEu blier qu

Sil quelqt

Exem enorgue

Si |

(1)-Q tout inte terdite.

que:

d’un que le Le con-

quand ar expS-VOUS uis, Et djectif "es aurte au

ninatif

sa, ses, que ce nsi ne ; mais

om de rase ; yne (1).

mettre e que s deux

de la dire :

us qui

lans la

ém'par ne

T° Qui, précédé d’une proposition, ne se dit jamais des choses, mais seulement des personnes. Ainsi ne dites

pas : les sciences à qui je m'applique, mais auxquelles je

m'applique. On dira très-bien : la personne à qui ou à laquelle 7e me confie.

8 Ce devant le verbe éfre veut ce verbe au singulier, excepté quand il est suivi de la troisième personne plurielle; on dit: c’est mor, c’est foi, c'est lui, c’est nous, c’est vous qui; mais il faut dire: ce sont eux, ce sont elles, ce sont vos ancétres qui ont bâti cette maison.

9° Tout, mis pour quoique, entièrement, ne change point de nombre devant un adjectif masculin. Ainsi dites : ces enfants, tout aëmables qu'ils sont, ne laissent pas , G 4 , d’avoir bien des défauts.

Tout ne change ni de-genre ni de nombre devant un adjectif féminin qui commence par une voyelle ou une h muett:; ainsi dites : ces mages, toutamusantes qu'elles sont, ne me plaisent pas.

Mais si l’adjectif féminin commence par une consonne, alors on met foute, toutes. Exemple : cette image, toute belle qu’elle est, ne me plait pas : ces images,

toutes belles qu’elles sont, ne me plaisent pas (1).

10° Quelque. que s'emploie de cette manière : Sil y a un adjectif entre quelque et que, alors quelque ne prend jamais s à la fin.

ExemPpLe. Les rois, quelque puissants qu’ils soient, ne doivent pas o%blier qu’uls sont hommes.

S'il y a un nom entre quelque et que, alors on met quelque au même nombre que le nom.

Exempcr. Quelques richesses que vous ayez, vous ne devex pas vous enorgueillir.

Si le nom n’est placé qu'après le que et le verbe,

(1) Quand tout signifie entièrement, il suit la même règle : ile sont tout interdits; elles sont tout interdites, etc., c’est-à-dire entièrement i1terdite.

alors il faut écrire en deux mots séparés : quel ou quelle que, quels ou quelles que.

EXxFMPLES. Quel que soit votre pouvoir, quels que soient vos moyens, quelle que soit votre force, quelles que soient vos richesses, vous ne devez

vous énorgueillir ; votre puissance quelle qu'elle soit, ne vous donne pas le droit de mépriser les autres.

11° Celui-ci, celui-là, s'emploient de cette manière: celui-ci pour la personne dont on a parlé en dernier lieu ; celui-là pour la personne dont on a parlé en premier lieu.

ExEmPLr. Les deux philosophes Héraclite et Démocrite étaient d’un

caractère bien différent : celui-ci riait toujours, celui-là pleuruit sans cesse, °

Ceci désigne une chose plus proche ; cela désigne

une chose plus éloignée. Exemple : je n'aime pus ceci ; donnez-mot cela.

195 Le mot personne, employé comme pronom, est du masculin. Ainsi on doit dire: je ne connais personne plus heureux que lui. Mais personne employé comme nom est du féminin ; cette personne est tres-heureuse.

On ne dit plus un chacun, un quelqu'un.

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