AVIS DU TRADUCTEUR
L’accueil favorable que le public a paru faire à la traduction du Traité d Astronomie de sir John. Herschel , nous a engagé à entreprendre celle du Traité de Mécanique, qui fait également partie de la collection anglaise Cabinet Cydopœdia. Chacun ' de ces deux ouvrages peut être regardé comme servant, en plusieurs points, de complément à l’autre. Le capitaine Kater, dont le nom est bien connu de tous les physiciens d’Europe, a fourni les chapitres sur les pendules compensateurs et sur les balances , matières qui sont en quelque sorte son domaine propre : le surplus œt l’ouvrage du docteur Lardner, directeur de la collection , et connu par plusieurs travaux mathématiques.
' , Nous nous sommes permis dans cette traduction beaucoup plus de libertés que dans rinitfe^J!&Lui<
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seulement nous avons cherché à en, faire un livre purement français en adoptant exclusivement les mesures nationales, mais nous en avons modifié la rédaction en retranchant des longueurs et en ajoutant souvent des détails nouveaux. Maintenant, les livres adressés aux savants s’écrivent à peu près par tout pays dans le même goût; mais il n’en est pas de môme de ceux que l’on destine à populariser la science : ils doivent garder davantage le cachet du génie national; et peut-être, quand les ouvrages de cette nature se seront plus multipliés, en tirera-t-on quelques indications utiles sur la tournure d’esprit et l’intelligence moyenne des différents peuples.
Le texte anglais ne donnait guère que la statique des machines : il nous a paru convenable de le compléter par un chapitre sur la mesure des forces et du travail des machines en mouvement ; théorie importante, ingénieuse, susceptible d’être exposée d’une manière simple et générale, et qui a fait dans ces derniers temps de grands progrès ( liez nous ; de sorte que nous devançons toujours par la th(H>rie ceux qui nous ont si habilement de-
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vancés dans la pratique. Ce chapitre additionnel nous a d’ailleurs fourni l’occasion de reprendre sous un nouveau point de vue les principes les plus généraux de la mécanique.
Nous pourrions donc dire, si nous l'osions, que ■trois personnes ont coopéré à la rédaction de ce petit volume. C’est beaucoup, sans doute, pour un . ouvrage d’un degré si élémentaire , où l’on ne saurait prétendre à l’originalité des idées, ni même à la rigueur scientifique. Mais s’il peut contribuer à répandre qnelques notions utiles , nos soins seront pleinement récompensés. !
Cette seconde édition a été revue attentivement. On s’est conformé à l’avis de professeurs bienveillants et éclairés, en substituant au simple énoncé de quelques principes fondamentaux , des démonstrations rigoureuses , quoique très-simples.
Lu première édition avait paru en 1834. Depuis cette époque, l’enseignement des notions usuelles de mécanique a fait des progrès dans nos écoles , et il a été prescrit dans les écoles normales primaires dpnt les élèves doivent un jour, en rem-
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plissant les fonctions d'instituteurs , contribuer à répandre autour d’eux toutes les notions simples que la plupart des hommes sont capables de saisir, et qui peuvent les guider dans le bon emploi de leurs facultés. On trouvera ci-après le programme d’enseignement adopté à cette fin par le Conseil royal de l’Instruction publique, programme qui se rapproche singulièrement, pour le choix et la distribution des matières , du plan suivi dans le présent ouvrage. Bien que ce livre ait été primitivement destiné aux gens du monde , et qu’on y trouve même quelques développements purement philosophiques , un maître judicieux saura bien discerner les passages sur lesquels il convient d’appeler de préférence, ou même de concentrer exclusivement l’attention des élèves, selon le temps dont ils disposent et le but assigné à leurs études.
PROGRAMME
ftlLATIF
A L enseignement, BANS LES ÉCOLES NORMALES RRIMAIRES ,
SES WOnOWS ixÉlSEHTAXXUES