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Fig. 286. — Sonde pour la trompe d'EasUche et poire à insufllation.

On se sert en général de sondes en argent longues de quinze centimètres (fig. 286), un peu plus volumineuses à leur extrémité externe munie d'un anneau qu'à l'interne terminée par un petit renflement mousse, qui ne doit pas dépasser deux ou trois millimètres de diamètre. Cette portion interne est coudée à angle obtus.

Deleau employait une sonde en gomme élastique munie d'un mandrin en argent.

Dca procédés multiples ont été mis en usage pour le cathétérisme de la trompe d'Euslache.

Oa décrit sous le nom de procédé ordinaire la manœuvre suivante : le malade assis sur une chaise et la tête un peu renversée, le chirurgien, placé devant lui, introduit la sonde dans la fosse nasale correspondante à la trompe d'Eustache qu'il veut cathélériser et fkit glisser d'avant en arrière le bec sur le plancher, la convexité de l'instrument regardant en avant et en haut. Lorsqu'il est arrivé sur le voile du palais, ce dont il s'aperçoit au défaut de résistance et ao mouvement de déglutition exécuté par le malade , il retire doucement l'instrumenta lui, en lui imprimant un mouvement de rotation qui en porte le bec en haut et en dehors. 11 l'engage ainsi dans le pavillon de la trompe, et, lorsqu'il y est engagé, il le fait pénétrer plus avant en abaissant et portant en dedans le pavillon de la sonde.

Gairal, dès que le bec de la sonde était arrivé à la limite postérieure du plancher des fosses nasales, lui imprimait un mouveoieat de rotation d'un quart de cercle et continuait à l'enfoncer d'avant en arrière, en maintenant le bec appliqué contre la paroi externe*

Kramcr recommandait de pousser de prime abord la sonde dans le pharynx, puis de la retirera soi en lui imprimant un mouvement de rotation qui porte le bec en dehors.

Itard, pour avoir une notion précise sur le point où se trouve le pavillon de la trompe, commençait par mesurer, avec une sonde graduée introduite dans la bouche, l'intervalle qui sépare le sommet des incisives supérieures du voile du palais, intervalle qui est le môme que celui compris entre le pavillon de la trompe et la narine correspondante.

Triquet, employant une sonde à faible courbure, commençait par l'introduire, le bec appuyé sur le plancher des fosses nasales ; puis, lorsqu'il l'avait engagée dans le méat inférieur, il tournait le bec en haut et en dehors et le faisait cheminer le long de l'angle formé par la réunion de la paroi externe et du cornet inférieur.

Il continuait à la pousser doucement dans cette direction et l'engageait ainsi sans effort dans le pavillon de la trompe.

Le procédé ordinaire et celui de Gairal qui en diffère peu sont les plus commodes ; avec un peu d'habitude on arrive à les pratiquer facilement. Celui de Triquet, d'une exécution plus aisée pour le chirurgien, a par contre l'inconvénient d'être souvent douloureux pour le patient.

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