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VARICES

On désigne sous ce nom une hypertrophie partielle et irrégulière du système veineux. Cette hypertrophie se traduit par l'augmentation du volume des véines, tant dans leur calibre que dans leur longueur. Les veines variqueuses, devenues trop longues, décrivent des flexuosités qui n'existent pas à l'état physiologique; leur calibre devient trois ou quatre fois plus volumineux que dans l'état normal, et les veinules, qui n'étaient pas visibles dans l'état de santé, prennent un développement très-appréciable. La dilatation des veines variqueuse? est irrégulière, en sorte que leur trajet présente des gonflements qui siègent le plus souvent au niveau des valvules. Quelquefois, une ou deux de ces dilatations deviennent énormes, et constituent une sorte de tumeur veineuse analogue aux anévrysmes. Les parois des veines sont épaissies d'une manière générale; elles sont amincies dans quelques points : c'est la tunique moyenne qui est hypertrophiée. Quand les varices sont anciennes, les parois veineuses s'ossifient par places • à ce moment, elles sont plus ou moins adhérentes au tissu cellulaire ambiant et à la peau.

Les varices siègent principalement sur les veines superficielles des membres inférieurs; on en observe cependant aux membres thoraciques et sur les grosses veines profondes , veines caves, azygos et sous-clavières.

Les varices s'accompagnent d'un sentiment de pesanteur et de fatigue dans le membre variqueux. Ce sentiment de malaise disparaît habituellement dans la position couchée.

Les accidents des varices sont la douleur, Y inflammation , la rupture et Y ulcère variqueux.

La douleur peut se présenter indépendamment de toute inflammation : elle se développe surtout dans les temps humides ; elle suif manifestement les trajets veineux, et est quelquefois assez forte pour empêcher le malade de marcher.

y inflammation amène une phlébite habituellement adhésïye. C'est un accident douloureux qui s'accompagne de fièvre, au moins à son début ; qui retient le malade au lit et à la chambre pendant trois semaines ou un mois.

Celte phlébite se caractérise par des douleurs fort vives, l'induration et l'immobilisation des cordons variqueux, et la rougeur de la peau. Elle peut se terminer par suppuration et entraîner tous les accidents de la phlébite. (Voir p 375.)

La rupture des veines variqueuses est assez rare ; elle détermine une hémorrhagïe, souvent fort abondante, mais facile à arrêter par la compression. Quand c'est une varice de la veine cave qui se rompt, la mort est très-rapide.

Ulcère variqueux. Des inflammations successives amènen l'adhérence des veines et de la peau ; puis à la longue son inflammation chronique et son ulcération. Les ulcères variqueux sont saignants, douloureux et extrêmement rebelles. Si on les néglige, ils gagnent du terrain chaque année et finissent par conduire le malade à une impotence complète.

Etiologie. — Les varices se développent surtout de 30 à 60 ans; plus tard, elles tendent à diminuer. C'est surtout clans la race kimrique, chez les individus de grande taille, que l'on observe des varices. La grossesse chez les femmes prédisposées est une cause puissante de varices. Il ne faut pas accepter les assertions des iatro-mécaniciens, qui veulent toujours tout expliquer par une cause mécanique et qui attribuent les varices chez les femmes enceintes au développement de l'utérus. Les varices apparaissent dès les premières semaines de la grossesse et avant que l'utérus puisse comprimer les veines iliaques : elles constituent même un très-bon signe diagnostique du début de la grossesse.

La station debout, la marche, la pression mécanique sur le trajet des grosses veines, occasionnent le développement de? varices, mais seulement chez les sujets prédisposés*

Traitement. — L'usage d'un bas en caoutchouc esl le meil-

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