DIX-NEUVIÈME CLASSE
La raie n'étant qu'un organe d'héraatopoièse et comme un diverticulum du système circulatoire, il est naturel de tracer l'histoire de ses affections à la suite de celles des affections du cœur et des gros vaisseaux.
Les affections de la rate ne sont guère que des questions d'anatomie pathologique ; aussi nous ne traiterons, dans ce livre, que le côté qui touche à la médecine pratique.
Les principales affections de la rate sont : Vhypcrcmie, l'hypertrophie, la dégénérescence amyloïde, la mèlanémie, les hêjnorrhagies, les abcès et enfin la leucocythémie. Cette dernière affection a une beaucoup plus grande importance que les autres.
HYPERÉMIE
L'hyperémië peut être due à une fluxion ou, au contraire, à la rétention, à la stase du sang. La première se rencontre dans les fièvres, dans la dialhèse purulente, et dans les anomalies menstruelles. Les stases sont un effet soit d'une oblitération veineuse, soit de la gêne de la circulation qui accompagne les maladies du cœur et du poumon.
Les signes physiques sont les seuls qui peuvent faire reconnaître Yhyperêmie splênique. Ces signes sont fournis par la palpation et par la percussion. A l'état normal, la percussion donne une matité de 6 centimètres sur la paroi gauche du thorax, à partir du bord libre de la onzième côte. La matité anormale peut s'étendre en hauteur depuis la cinquième côte jusqu'à l'hypogastre.
La palpation ne permet pas de sentir la rate à l'état sain; quand cet organe augmente de volume, il remonte d'abord
APOPLEXIE SPLÉN1QUE. 383
dans le thorax, puis il déborde les fausses côtes et peut s'étendre jusqu'à l'hypogastre ; presque toujours, il se dirige de haut en bas et de dehors en dedans, vers l'ombilic.