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MALADIE DE LA PROSTATE

Elle est caractérisée anatomiquement par l'inflammation de la prostate. Gonsiitue-t-elle jamais une maladie essentielle? Le fait est douteux. On la rencontre surtout dans deux circonstances : chez les hémorrhoïdaires et comme une suite de la blennorrhagie. Elle peut affecter une marche aiguë et se terminer par la formation d'abcès, c'est la prostatile proprement dite; elle peut au contraire prendre les allures d'une maladie chronique, et c'est le cas le plus fréquent; elle est alors "décrite sous le nom & engorgement de la prostate.

Prostatite aiguë. — La prostatite se développe quelquefois en l'absence de la blennorrhagie, chez les hémorrhoïdaires, à l'occasion de fatigues, d'un long voyage en chemin de fer, par exemple; mais le plus souvent elle est produite par la propagation de l'inflammation du canal de l'urèthre, au môme titre el par le même mécanisme que la cystite et l'épididymite.

Les symptômes acquièrent habituellement une assez grande violence; mouvement fébrile intense, douleur continue, augmentant par le mouvement, par la miction, par la défécation, par le toucher rectal. Ce mode d'examen permet de constater une grande élévation de la température et l'existence d'une tumeur dans la région de la prostate ; il y a duténesme vésical et

le plus souvent une constipation opiniâtre; la maladie s'accroît habituellement pendant le premier septénaire ; et si clic se termine par résolution, les symptômes décroissent rapidement et la guérison est complète après quelques jours. Si la maladie doit se terminer par un abcès, le mouvement fébrile augmente, les douleurs deviennent pulsatives, et le toucher permet bientôt de constater une fluctuation évidente. L'histoire de ces abcès ne présente rien de particulier; seulement, à cause de leur situation dans une région très-riche en tissu cellulaire, il importe de les ouvrir le plus tôt possible, afin d'éviter des décollements considérables et fort difficiles à guérir.

L'engorgement de la prostate est une inflammation parenchymateuse à marche chronique. Dans les premiers temps, elle s'accompagne d'un petit nombre de symptômes; mais, quand le développement de l'organe est devenu considérable, il gêne beaucoup l'émission des urines et des matières fécales et donne lieu à des rétentions souvent fort difficiles à vaincre, en particulier pour le canal de l'urèthre. Il est nécessaire de se rappeler que cette affection de la prostate est toujours liée à des reliquats de blenncrrhagie, en sorte que l'on constate en même temps des rétrécissements de l'urèthre et des catarrhes de la vessie qui modifient singulièrement la physionomie et la marche delà maladie. Le diagnostic de l'engorgement se fait surtout à l'aide du toucher rectal.

Traitement. — Bryonia et pulsatilla sont les deux principaux médicaments delà prostatite aiguë. Si l'abcès se forme, il faudra faire intervenir hepar sulfuris et silicea. Contre l'engorgement de la prostate, nous conseillons principalement mercurius, iodium et conium. Secale cornutum à la 3° dil. nous a rendu service dans le traitement des affections de la prostate:

Tubercules. — Les tubercules de la prostate coïncident presque toujours avec les tubercules du testicule. Cette complication est grave, parce que les tubercules ramollis s'ouvrenl difficilement une voie à l'extérieur. Le traitement est le même que dans le sarcocèle scrofuleux.

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