PHLEGMON
Le phlegmon se présente sous deux formes : phlegmon circonscrit et phlegmon diffus.
1 . Phlegmon circonscrit. — Il est caractérisé anatomiquement par l'inflammation du tissu cellulaire ; mais dans cette forme l'inflammation est exactement limitée, et constitue untuméfaction circonscrite.
Le phlegmon débute par une douleur aiguë dans ùh point du corps ; par un gonflement dur et circonscrit ; par une augmene tation de chaleur dans le point malade; et, quand l'inflammation est superficielle, par une rougeur circonscrite. Si le phlegmon est considérable, il s'accompagne toujours d'un mouvement fébrile intense avec frisson au début. Les symptômes augmenter! t d'intensité pendant les premiers jours; puis se maintiennent dans un état stationnairo jusqu'à ce que la suppuration soit
faite, du septième au neuvième jour ; à moins que le phlegmon ne se termine par résolution, ce qui est rare,
Quand l'abcès est formé, le malade éprouve un moment derepos; puis le travail pour l'élimination du pus ramène les douleurs. L'abcès s'ouvre plus ou moins rapidement suivant sa profondeur; et souvent le malade éprouve plusieurs périodes de redoublement, séparées par un calme relatif, jusqu'à ce que l'abcès soit ouvert; cette ouverture termine la maladie, et la citatrisation est très-rapide.
Traitement. — Bryonia et mercurius sont les deux médicaments du début. Bryonia convient au phlegmon avant la suppuration, mercurius lorsque les douleurs pulsatives annoncent que l'abcès commence à se former. J'ai obtenu là résolution du phlegmon avec ces deux médicaments. Phosphorus a encore été conseillé dans ce cas. Si l'abcès est formé et que la fluctuation soit manifeste, silicea est le médicament principal. Plusieurs médecins homoepathes attribuent à hepar sulfuris la propriété de favoriser l'ouverture des abcès.
Dans le pheglemon des 3es et des 6es dilutions.
Un enduit de collodion élastique constitue un fort bon adjuvant et est préférable aux cataplasmes. Ces derniers conviennent mieux quand on a renoncé à l'espoir de résoudre le phlegmon. Le moment d'ouvrir l'abcès est indiqué par les redoublements qui signalent le travail d'élmination du pus.
II.Phlegmondiffus. — Il ne se limite pasle commeprécédent; il s'étend à la manière des érysipèles et occupe de grandes surfaces. C'est une maladie bien grave qui se termine souvent par la mort, et laisse presque toujours, quand elle guérit des cicatrices considérables et des difformités.
Le phlegmon diffus débute par un mouvemenffébrile intense et une rougeur érysipélateuse d'une partie du corps. Cette rougeur recouvre une tuméfaction dure et diffuse, qui s'étend de jour en jour, s'accompagne d'une douleur brûlante extrêmement violente. Si c'est un membre qui est atteint, il se tuméfie, entièrement, comme dans l'œdème; il es! rouge, vialacé