‹ Éléments de médecine pratique [electronic resource]Chapitre 77 sur 350 · ESTOMAC · texte numérisé non relu

ESTOMAC

ceux qui ont déjà éprouvé celte maladie : pesanteur épigastrique, sentiment de froid si le malade est levé; insomnie ou cauchemar s'il est couché ; mal de tête ; mais un sentiment de nausée, de plus en plus prononcé, est le symptôme dominant du début. Bientôt surviennent des rapports nidoreux, putrides, quelquefois ayant le goût d'œufs couvés; ces rapports soulagent pour un instant; les nausées augmentent, une salive insipide afflue à la bouche, le malaise est à son comble; enfin le malade rejette, par un ou plusieurs vomissements, les aliments qui remplissaient l'estomac. Ces vomissements, qui quelquefois sont extrêmement douloureux, soulagent immédiatement le malade; puis des gargouillements, des coliques intestinales, des besoins d'aller à la garde-robe se font sentir, et le malade est pris d'une diarrhée brûlante, jaune foncé, écumeuse, contenant souvent des matières indigérées ; les selles liquides continuent quelques heures, et la maladie est terminée, laissant pour le lendemain la langue blanche, un peu d'inappétence, de douleur de tête et de sensibilité épigastrique.

Dans le degré le plus faible, l'indigestion se borne à des nausées suivies de quelques selles liquides ; dans un degré plus intense les vomissements se répètent fréquemment pendant plusieurs heures, mais ils soulagent toujours les malades; ce qui distingue l'indigestion de V empoisonnement. La plénitude de l'estomac, reconnaissable par la percussion, est un excellent signe distinctit de l'indigestion; il est fréquent d'observer un mouvement fébrile de douze à vingt-quatre heures après une indigestion très-intense.

II. Forme grave. — L'indigestion revèl quelquefois une allure beaucoup plus grave; le malaise et les nausées se prolongent pendant des heures; un assoupissement plus ou moins profond, avec gêne de la respiration, face vullueuse ou tepâle, indiquent une situation périlleuse; cependant, le plus souvent encore, le malade vomit, et tout se termine par des évacuations abondantes; mais d'autres fois la somnolence et le malaise augmentent, et le malade périt, surtout si c'est un vieillard ou un

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