CHOLÉRA NOSTRAS
Cette maladie est caractérisée par des évacuations bilieuses par haut et par bas , par des crampes et par la tendance au refroidissement. Elle est sporadique ou épidémique; il ne faut donc pas, pour la distinguer du choléra indien, l'appeler choléra sporadique.
Sydenham, décrivant cette maladie, dit qu'elle revient au mois d'octobre comme les hirondelles au printemps. Ses causes occasionnelles les plus fréquentes sont les excès de table, l'abus des fruits, les refroidissements, et surtout l'usage de la glace et dès boissons glacées en dehors des repas.
Lé choléra nostras débute par des vomissements cl de la diarrhée. Los évacuations sont bilieuses, jaunes, vertes, noirâtres : elles s'accompagnent de douleurs atroces, de coliques et bientôt de crampes dans les membres. La soif est extrême, les urines très-diminuées, le pouls fréquent, petit, défaillant; tendance au refroidissement; amaigrissement rapide; faciès altéré, pâle, jaunâtre, mais non asphyxique,
Si la maladie se termine par la yuérison, ce qui est de beaucoup le cas |e plus fréquent, les vomissemeœts cessent d'abord., puis la diarrhée ; le pouls se relève ; les urines reparaissent; la chaleur revient plus ou moins intense, mais jamais la réaction ne s'exagère et ne devient dangereuse comme dans le choléra indien.
Le choléra nostras se termine quelquefois par la mort chez les vieillards et les personnes affaiblies. Les évacuations persistent, le refroidissement augmente ; la face et les extrémités deviennent livides et les malades succombent par asphyxie ou par syncope.
On voit que dans le choléra, nostras les signes d'asphyxie sont des phénomènes ultimes analogues à ceux que l'on observe dans beaucoup de maladies, et qu'ils ne constituent pas un caractère nosologique, comme dans le choléra indien.
Traitement. Ipéca, veralrum, cuprum eteroton tiglium sont les principaux médicaments de celle maladie. Nous renvoyons au chapitre du choléra indien pour les indications particulières de chacun d'eux.