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EMPOISONNEMENTS PAR LES ANIMAUX

Ces poisons se divisent en deux grandes catégories: les venins et les animaux dont la substance est toujours ou est devenue accidentellement nuisible.

Les venins sont des produits des sécrétions; ils sont toxiques seulement quand ils sont inoculés, et n'empoisonnent point, lorsqu'ils sont introduits dans l'estomac. L'action du venin est différente suivant l'animal qui l'a produit. Cette différence porte principalement sur l'intensité des symptômes, qui varie depuis les accidents si fugitifs produits par la piqûre de la guêpe, jusqu'à la mort subite, déterminée par la morsure du çfotal. Nous décrirons seulement ici la morsure de la vipère et la piqûre de la guêpe; une histoire plus complète des venins appartenant surtout à la pathogénie.

Il sera, du reste, facile d'appliquer au traitement des intoxications par les autres venins ce que nous dirons à propos des deux types que nous avons choisis.

Art. I0r. — Morsure de vipère.

Douleur vive, s'irradiant à tout le membre mordu ; gonflement violacé, tenant à la fois de l'œdème et de l'érysipèle, s'étendant graduellement et occupant des régions plus ou moins considérables ; sentiment de défaillance, sueurs froides, faiblesse et inégalité du pouls ; puis, dans les cas graves, état lipothymique, syncope fréquente, absence du pouls radial. Cet état se prolonge vingt-quatre ou quarante-huit heures, s'accompagne d'ictère, d'ecchymose plus ou moins considérable, et se termine souvent par la mort ; quand le malade doit guérir, il survientuneréaclionle deuxièmeou le troisième jour, le pouls se relève, une transpiration plus ou moins abondante s'établit, et le malade guérit.

Traitement. — Placer une ligature entre la morsure et le cœur ; sucer ou presser fortement la plaie pour en faire sortir le venin ; laver à grandes eaux ; cautériser avec le fer rouge ; donner tous les quarts d'heure une cuillerée d'eau-de-vie, et un peu de vin pour combattre l'état lipothymiaue. Arsemcum a été généralement conseillé comme le médicament principal. Je l'ai donné à la troisième trituration ; une cuillerée toutes les heures. LeDr Noack a donné avec succès le lachesis à la 6° dilution.

Art. IL — Piqûre de guêpe*

Douleur vive, rougeur éclatante,* petite tuméfactien ; chez certaines personnes, état nerveux, anxiété, lipothymie, mouvement fébrile. Quand les piqûres ont été très-nombreuses, la mort peut survenir avec un gonflement énorme et un mouvement fébrile intense.

Traitement. — Retirer l'aiguillon s'il est resté dans la plaie; toucher avec l'acide phénique; s'il survenait des accideilts généraux, apis mellifera toutes les heures ou toutes les deux heures.

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