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ASPHYXIE

2° Symptômes propres à V asphyxie par strangulation et par suspension. — Congestion énorme de la tête et de la face ; érection et éjaculation. Complications, fracture et luxation des vertèbres qui rendent la mort beaucoup plus prompte.

3° Symptômes propres à r asphyxie par gaz non respirables. — Cette asphyxie est produite par le dégagement de l'acide car bonique provenant du charbon en combustion; ou par la fermentation alcoolique; le dégagement d'acide carbonique produit par les fleurs. Les fuites de gaz d'éclairage sont une source moderne d'asphyxie par gaz délétères. Céphalalgie; malaise; état fébrile; évacuation des matières fécales et des urines.

Traitement. — Indications générales. — Deux indications se présentent : faire pénétrer de l'air dans les poumons, réveiller la sensibilité éteinte par le contact du sang noir. Cette seconde indication est la plus urgente; tant que l'excitabilité n'est pas rétablie, la pénétration de l'air dans le poumon est inutile. Deux moyens principaux servent à réveiller la sensibilité éteinte : une douche d'eau glacée sur la colonne vertébrale, l'application du marteau de Mayor sur la région du cœur. Si on n'a pas d'eau bouillante pour chauffer le marteau, la cire à cacheter, un morceau de fer rouge, une pipe fortement chauffée pourrait être employée; mais le marteau de Mayor est le moyen le plus énergique. On sait que c'est un marteau plongé dans l'eau bouillante, jusqu'à ce qu'il spit en équilibre de température; son contact produit une douleur bien supérieure à celle du fer rouge.

En même temps on cherche à faire pénétrer l'air dans la poitrine par la respiration artificielle. La pression rhythmique des côtes et de l'abdomen produit l'expiration et l'inspiration ; l'insufflation de l'air dans la bouche ou dans le larynx à l'aide du tube laryngé, doit être faite dans l'intervalle des pressions et dans le temps qui correspond à l'inspiration ; avec le tube laryngé il faut que l'insufflation soit très-douce, sans cela on produit la rupture des vésicules pulmonaires et l'emphysème.

Soins particuliers aux divers genres d asphyxie. — 1° Pour les noyés. — Les coucher sur le côté, débarrasser l'arrière-gorge de Técume qui peut l'oblitérer, titiller la luette. Réchauffer le malade par des couvertures chaudes et des bouteilles d'eau bouillante.

2^ Strangulation et suspension. — Couper les liens, ouvrir la jugulaire, coucher le malade la tête très-élevée.

3° Gaz non respirables. — Ici la douche d'eau froide est,surtout applicable ; friction des tempes avec du vinaigre, respiration de l'acide acétique.

Nous n'avons pas parlé de la faradisation appliquée au muscle diaphragme et de la trachéotomie qui ont rendu de véritables services.

Nous rappellerons en terminant qu'il faut persévérer trèslongtemps dans l'application des moyens indiqués et qu'il y a des exemples d'asphyxiés rappelés à la vie après huit heures de soins d'abord infructueux. Un second point qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est que le médecin doit continuer ses soins à l'asphyxié plusieurs heures après qu'il est revenu à la vie; parce que le retour des accidents est encore très-facile.

Table.

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