‹ Elements de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 103 sur 124 · SP UNS · texte numérisé non relu

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de la plante ou le développement anormale de cettaine partie des végétaux. Souvent ce sont des rameaux arrêtés dans leur croissance, (senelliers, pruniers sauvages) b fig. 187. Ailleurs ce sont des

Fig. 187.

stipules devenues spinescentes (groseillier-à-maquereau). Dans le chardon, ce sont les extrémités des nervures des feuilles qui dépassent les bords du limbe et se durcissent en épines.

Aiguillons.-—-Ce sont des piquants qui n’ont aucun lien avec les tissus intérieurs des plantes. Ils sont soudés uniquement à l’épiderme et on peut les enlever sans briser le rameau, a fig. 183. On les regarde généralement comme des poils développés anormalement et durcis. On peut facilement suivre le long d’un jeune rameau de rosier cette transformation successive des poils en aïiguillons.

Fig. 187.—a, vrille ; b, épine du prunier sauvage ; c, épines du groseillier-à-maquereau.

me 000 0 CHAPITRE HUITIEME.

Fleur,

La fleut est l’ensemble des organes de reproduction de la plante.

Parties essentielles et enveloppes florales.—Toute fleur se compose d’un certain nombre de verticilles groupés à l’extrémité d’un support qu’on appelle pédoncule. Le plus centrale de ces verticiles est le pistil.

C’est l’organe qui renferme les graines embryonnaires ou ovules. Il est entouré par les étamines ; celles-ci contiennent cette poussière fécondante qui détermine dans les ovules la formation de l’embryon. Ces deux organes

Fig. 188. sont les parties essentiel-

les des fleurs. Toute fleur

qui les renferme est dite complète. | Les fleurs ont le plus souvent un certain nombre #

de folioles qui entourent les organes essentielles. M Les unes sont généralement colorées et forme un $ premier verticille qu'on appelle corolle ; les autres,

Fig. 188.—Fleur complète ; b, bractée ; pé, pédoncule ; ca, calice; co, corolle ; e, étamines ; pi, pistil,

reproduc-

oute fleur illes grouelle pédonentrale de st le pistil.

qui renferembryones. Il est | étamines ; anent cette dante qui 8 les ovude l’em- 1x organes essentieloute fleur

n nombre *

sentielles.

forme un es autres,

ule ; ca, ca-

placées tout à fait en dehors ou à la base de la fleur, forment le verticile calicinal ou le calice. Ces deux verticilles constituent les enveloppes florales ou le périanthe, fig. 188.

Fleurs incomplètes, pistilées, staminées, slériles.—Les fleurs auxquelles minquent un ou plusieurs de ces organes sont incomplètes. Celles qui n’ont ni étamines, ni pistil sont neutres ou stériles (boule-de-neige). Celles qui n’ont que le pistil sont dites pistilées ou femelles, celles où l’on ne trouvent que les étamines

Fig. 189. Mig. 190.

sont staminées où mâles. Les saules r'ont que des fleurs unisexuées, pistilées ou staminées.

Fig. 189.—Spathe.

Fig. 190.—Calicule.

Types floraux. — Le nombre des pièces qui forment chacun de ces verticiles constitue ce que l’on appelle les types floraux. Ces types sont fixes et peuvent servir de bons caractères spécifiques. En général, les verticiles floraux des monocotylédones ont pour type trois ou ses multiples, tandis que dans les dicotylédones le type est cinq ou ses multiples,

Cependant les exceptions sontnombreuses. Plusieurs

fleurs de dicotylédones ont quatre pour type floral. Telles sont entre autres les fleurs des crucifères. Bractées.—On donne ce nom à de vraies feuilles,

modifiées dans leur forme, leur constitution et leur À

couleur, qui recouvrent la fleur lorsqu'elle commence à se former. On en distingue plusieurs espèces. La spathe est une grande bractée, généralement co-

lorée, qui se fend dans sa longueur pour laisser | voir la fleur, fig. 189. Le grand cornet blanc de la

fleur du pied-de-veau est une spathe. Elle existe encore dans les aulx et les narcisses.

L’involucre est formé par une ou plusieurs séries

de folioles appliquées à la base B d’une fleur ou d’une inflorescence (pissenlit, grand soleil des jardins). k

Le calicule est formé par plu-h sieurs bractées étroitement appli- & quées autour d’une seule fleur M

(mauve, œillet) fig. 190,

Fig. 191, La cupule est composée de plu- } sieurs bractées ligneuses et persis- à

Fig. 191.—Cupule du gland.

es qui force que l’on nt fixes et fiques. En cotylédones lis que dans

s multiples. À

s, Plusieurs type floral.

cifères.

ies feuilles,

tion et leur À

e conimence >èces.

‘alement €o-

pour laisser | blanc de la

tântes qui recouvrent la fleur en tout où en partie (gland, faînes) fig. 191.

ARTICLE I

Pnflorescence.

L’inflorescence est la disposition des fleurs sur le rameau.

“ L’inflorescence est indéfinie, dit l’abbé Moyen, quand l’axe floral produit la‘éralement des fleurs à mesure qu’il croit. Alors l’accroissement n’est limité que par les circonstances climatériques et le nombre des fleurs est indéfini.” L’épanouissement commence par les fleurs les plus éloignées de l’extrémité du rameau floral, voilà pourquoi on dit que cette inflorescence est centripèle.

Quand l'extrémité de l’axe est occupée par une fleur, l’accroissement est limité dans cette direction et ne peut plus se faire que latéralement, alors l’inflorescence est définie, Et comme l’épanouissement commence ici par la fleur centrale pour gagner les fleurs extérieures, l’inflorescence est centrifuge.

Principales espèces. —On partage les inflorescences en trois groupes, inflorescences à axe primaire, à axes secondaires et à axes tertiaires, suivant que les fleurs sont portées par un, deux ou plus de deux systèmes de pédoncule et de pédicelles.

Les principales inflorescences à axe primaire sont ". les suivantes : p..

1° L’épi: fleurs complètes, insérées le, long du pé- : doncule, b fig. 192 (blé, plantin).

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2° Le chalon : fleurs unisexuées, groupées en épi et naissant à l’aïsselle de bractées écailleuses, a fig. 192, (saule, bouleau).

3° Le cône; c’est un chaton femelle dont les bractées sont très développées et souvent ligneuses, c fig. 192, (pin, sapin, merisier).

Fig. 192.

4° Le spadice, les fleurs unisexuées sont portées par un axe central. Le tout est enveloppé par une BR grande spathe (pied de veau) fig. 189. É - 5° Le capitule : fleurs réunies en grand nombre à la & ne,

Fig, 192.—a, chaton ; b, épi ; e, cône; d, cagitule; e, grappe; # Fi {, corymbe ; 1, ombelle. 2 sCor]

surface de J’extrémité du pédoncule élargie eh un es en épi réceptacle plus ou moins grand (pissenlit, soleil) es, à fig. À d fig. 192.

Les principaies inflorescences à axes secondaires les brac- À sont:

ises, c fig. 1° La grappe: les axes secondaires ou pédicelles naissent à différentes hauteurs autour du pédoncule primaire, e fig. 192, (cerisier à grappe.) 2° Le corymbe : les pédicelles naissent à différentes hauteurs et se prolongent tous jusqu’à une même surface plane ou courbe (tanaisie) f fig. 192.

LA bortées par par une

Fig. 193.

: 3° L'ombelle : les pédieelles naissent tous à la ombre à la | même hauteur fcarotte) L fig. 192.

se, grappe; & Fig. 193.—a, panicule d'avoine ; b, cyme de stellaire ; d, cyme = scorpioide du myosotis; c, figure théorique de cette cyme.

Volci enfin les inflorescences à axes tertiaires :

‘ Le panicule: 1es pédicelles inférieurs sont plus longs que les autres; et il en résulte pour linflorescence une forme pyramidale plus ou moins régulière (avoine) a fig. 193.

2° Le thurse: ici ce sont les pédicelles mitoyens qui sont les plus longs, de sorte que l’inflorescence est ovoïde (lilas).

8° Le corymbe composé: réunion de plusieurs torymbes (miile-feuilles).

4° L'’ombelle composée : réunion de plusieurs ombelles (héraclée).

Quand aux infloregcences définies, une seule a reçu un nom, c’est la cyme. Elle est d’ailleurs le type des inflorescences définies. Le pédoncule principal et les différents pédicelles latéraux sont tous limités à leur sommet par une fleur (stellaire) b fig. 198.

Quelquefois, toute une moitié de l'inflorescence ne se développe pas, alors l'espèce de grappe qui en résulte #’enroule en forme de crosse : c’est l’inflorescence scorpioïde (myosotis) d fig. 193.

ARTICLE IL

Préfloraison.

La préfloraison est la disposition des différents verticilles floraux avant l'épanouissement de la fleur. On ne létudie guère que dans les enveloppes flora- | les. Elie est imbriquée si les pièces se recouvrent à | la manière des écailles des bourgeons (camélia) ; valvaire si elles ne se touchent que par leurs bords

res :

ont plus x l’infloins régu-

mitoyens oregcence

sieurs Coieurs om-

ule a reçu e type des incipal et us limités g. 198.

lorescence pe qui en l’inflores-

différents le la fleur.

ppes floraouvrent à

amélia) urs bords

(tilleul) ; tordu si elles ont subies une torsion (lin) ; convolutive si chaque pièce entoure complétement l'intérieur de la fleur.

ARTICLE III

Calice.

Le calice est la partie extérieure du périanthe double, C’est l’enveloppe florale qu’on trouve immédiatement au-dessus des bractées.

I1 se compose d’un certain nombre de folioles presque toujours vertes, qu’on appelle sépales. Elles peuvent être libres ou soudées ensemble. Dans le premier cas le calice est polysépale, dans le second il est monosépale.

La soudure peui se faire sur une portion plus ou

Fig. 194,

moins longue des sépales. De là les qualificatifs de dentés, fides ou partites que l’on donne aux calices

Fig. 194.—Calices, a éperonné, b campanulé, c urcéolé,

monosépales. De plus, on appelle tube la partie du calice où les sépales sont soudés, gorge la ligne où cesse la soudure et limbe la vartie des sépales qui est libre.

Le calice est régulier si tous les sépales sont semblables, autrement il est irrégulier. Quelquefois, les sépales sont réduits à l’état d’aigrettes soyeuses (pissenlit) ; il n’y a alors que les nervures des sépales quise développent. Ceci se produit dans les inflo- - rescences très denses, à l’intérieur desquelles la lumière ne peut guère pénétrer.

Les formes du calice sont très nombreuses. Il. peut être tubuleur. cylindrique, anguleux, étalé, cupuliforme, urcéolé, vésiculeux, éperonné, etc. fig. 194.

ARTICLE IV

Corolle.

La corolle est la HE enveloppe fotale en partant de l’extérieur.

Elle se compose d’un nombre variable de folioles,

le plus souvent vivement colorées, qu’on appelle pétales. Ceux-ci ne sont que des feuilles modifiées. Aussi y trouve-t-on souvent une partie rétrécie qui joue le rôle du pétiole et qu’on appelle l'onglet, fig. 195. Fil n’y en a pas, le pétale est sessile.

Comme le calice, la corolle est monopétale si tous à

les pétales sont soudés ensemble en tout ou en partie, polypétale s’ils sont libres lee uns des autres.

Corolles polypétales.—Le nombre de pétales y varie

depuis un jusqu’à plusieurs centaines. Ils sont tan-

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