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une bougie, une lampe à alcool ou mierx le gaz d'éclairage ordinaire, Les réactifs sont : borax, sel de phosphore, soude,
{ nitre, cyanure de potassium, bisulfate de potasse, | nitrate de cobalt, acide sulfurique, acide chlorhydique, fluorure de calcium, fluorure d’ammonium, ! chlorure de calcium, oxyde de cuivre, papier de ! tournesol et de curcuma.
Dans l'analyse au chalumeau, on commence par essayer la fusibilité, puis on procède aux différents essais énumérés plus loin.
Quand on dirige le courant d’air du chalumeau sur une flamme,
de côté, fig. 53.
Cette flamme, plus chaude que la flamme d’une bougie ordinaire, renferme deux parties dis- Fig. 33.
tincte, une zône ex- |
térieure o, d’un bleu très pâle, dans laquelle se fait la combustion des vapeurs combustibles de la bougie au contact de l’oxygène de l’air. C’est la flamme oxydante. En dedans est une cône plus court r, d’un bleu plus foncé, dans lequel l’oxygène de l’air n’a pas accès. Il est formé uniquement des vapeurs
# combustibles, qui sont chauffées à une haute tempé-
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Fig. 33.—Action du chalumeau ce sur la flamme d’une bougie, Flammes oxydante o et réduisante r.
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rature. Le carbone, l'hydrogène de ces vapeurs réduisent les oxydes métalliques qu’on plonge dans cette partie de la flamme, Voilà pourquoi on l’a appelée flamme réduisante.
Pour apprécier le degré de fusibilité d’un minéral, M. Kobell a imaginé une échelle de fusibilité analogue à l’échelle de dureté et qui se compose des six minéraux suivants: 1. Stilbite, 2. Mésotype, 3. Grenat almandin, 4. Actinote, 5. Orthose, 6. Bronzites Les deux premiers fondent dès qu’on les introduit dans la flamme ; le troisième fond même en fragments assez gros sous l’action du dard du chalumeau ; le quatrième et le cinquième ne fondent qu’en éclats très minces; le sixième w#arrondit à peine à la pointe des éclats les plus minces.
Pour étudier la fusibilité d’un minéral, on en prend un éclat très mince entre les extrémités des pinces de platine, et on observe si la fusion a lieu et de quelle manière elle se fait; si c’est tranquillement ou avec boursouflure, bouillonnement ; si la masse fondue a l’aspect d’un verre, d’un émail ; si elle est bulleuse; si elle change ou non de couleur, etc. Puis on passe aux essais suivants.
ESSAIS DANS LE MATRAS.—On laisser tomber la matière à étudier au fond du matras, puis on chauffe graduellement dans la flamme seule et enfin à l’aide du chalumeau. On observe s’il y a dégagement d’eau, ce qui arrive pour les hydrates. A l’aide du papier à réactif on voit si cette eau est neutre, acide ou basique. On remarque encore s’il se dégage des gaz, et quels ils sont. Quelquefois il y a formation d’un sublimé. On remarque avec soin la nature de ce sublimé, |
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Certaines combinaisons d’arsenic, d’antimoine, de mercure, de {tellure, de sélénium, le soufre ainsi que les sels d’ammoniaque, ‘donnent des sublimés ordinairement caractéristiques par leur couleur ou leur aspect, Les matières organiques donnent aussi des sublimés, liquides ou solides, ordinairement avec des dépots de charbon. Pour avoir le sublimé de mercure ou d’arsenic, il faut souvent iger la matière avec de la soude. Pour certains compo énicau x, il suffit d'ajouter une esquille de charbon. {On recu. ait les azotates en les chauffant avec du bisulfate de potasse ; il y a dégagement de vapeurs rutilantes. L’ammoniaque “se reconnait à son odeur caractéristique qui devient sensible lors- “qu’on chauffe le composé avec un fragment de potasse.
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ESSAIS DANS LE TUBE OUVERT.—Ce tube peut avoir ‘quatre ou cinq pouces, il est légèrement courbé au {milieu. C’est dans cet endroit qu’on met la substance à examiner et on chauffe. L’odeur qui se dégage est {souvent caractéristique. Odeur sulfureuse : sulfures ; odeur d’ail : arséniures ; odeur de raifort : séléniutres. Ilse forme encore un sublimé qu’il est impor- ‘tant de bien examiner.
{ ESSAIS SUR LE CHARBON.—On ne se sert que de
charbon de bois. Il doit être compact et parfaite- “ment cuit. Au moyen d’une fraise ou d’un couteau, fon y pratique une petite cavité où l’on met la substance à essayer. Puis on chauffe graduellement en notant scrupuleusement tous les phénomènes.
La matière fondra ou restera infusible. On remarquera si elle change de couleur, si elle dégage une odeur, si elle devient alca- “line dans le feu de réduction. Les oxydes de fer donnent une {masse qui agit sur une aiguille aimantée, La couleur de l’enduit “qui entoure l’essai est aussi caractéristtque. Jaune à chaud, blanc 2à froid : zinc; jaune brun : cadmium; jaune avec grain métalli-
que malléable: plomb; jaune, grain métallique cassant: bis-
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muth ; blanc, grain métallique cassant : antimoine: grain métallique sans enduit : or, argent, étain.
Essaïs À LA SOUDE.—On opère comme ci-dessus après avoir ajouté un peu de soude desséchée à la substance à essayer. Les réactions que nous venons de décrire se font alors beaucoup plus facilement.
De plus le manganèse donne une masse verte; le chrome et le vanäidium, une masse jaune. Cette réaction se fait mieux en ajoutant un peu de nitre et en chauffant sur une lame de platine ou dans une coupelle d’os. Les sulfates donnent toujours un hépar qui tache en brun une lame d’argent humectée d’une gouite d’eau, La soude sert encore à désagréger les silicates dans la cuiller de platine.
Essais PAR LA COLORATION DE LA FLAMME.—On prend la matière en éclats minces avec les pinces à bout de platine, ou, lorsqu'elle est en poudre, avec un fil de platine, et on chauffe à l’extrémité de la flamme de réduction. On remarque avec précaution la teinte que prend la flamme. On regarde tantôt à l’œil nu, tantôt à travers un verre de cobalt.
Coloration rouge.—Strontiane, chaux et lithine, surtout si, après avoir chauffé fortement, on humecte d’une goutte d’acide chlorhydrique. Si ces bases sont mélangées, on voit la coloration rouge jaunâtre de la chaux d’abord, puis la teinte pourpre de la strontiane ensuite. Un verre bleu de cobalt absorbe les colorations de la chaux et de la lithine, mais laisse voir celle de la strontiane.
Coloration juune.—Soude; coloration invisible à travers le verre bleu.
Coloration verte.—Les minéraux de baryte, chauffés très fortement et en très petite quantité à l’extrémité de la flamme réduisante, donnent une teinte vert jaunâtre, une goutte d’acide chlorhydrique favorise la réaction. Les minéraux cuivreux donnent une coloration vert d’émeraude ; #il y a du chlore en présence,