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l'abbé L.
J, Moyen.
ment les arent, E.
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MINERALOGIE
NOTIONS PRÉLIMINAIRES
La Minéralogie est cette partie des sciences naturelles qui traite des minéraux.
La croûte terrestre nous offre une grande variété de substances minérales, C’est là qu’on trouve tous les éléments de la chimie, quelquefois isolés, mais le plus souvent combinés ou mélangés en proportions variables. Etudier les propriétés de ces composés, déterminer ceux qui, grâce à des caractères invariables, constituent des groupes parfaitement distincts, décrire avec soin les espèces minérales, donner les moyens de les distinguer les unes des autres, enfin faire connaître ieur mode de gisement, voilà le but
général de la minéralogie,
Dans cette partie des sciences naturelles nous n’a: vons donc pas à étudier l’origine de la croûte terrestre, pas plus que les modifications qu’elle a subies depuis le commencement de son existence. Cette étude est du domaine de la Géologie, ei bien que cette dernière puisse être regardée comme une division de la Minéralogie, on est convenu d’en faire un département complètement distinct, une science à part.
Avant de commencer cette étude des minéraux, il convient de définir ce qu’on entend par minéral.
Il est difficile de donner d’un minérat autre chose qu’une définition de mot. Nous entendrons donc, dans cet ouvrage, par minéral: tout corps à la formation duquel les forces vitales n’ont participé en aucune sorte, ou qui, bien que formé sous l’influence de la vie, a été profondément modifié dans sa constitution par l’action des agents physiques ou chimiques. Cette définition établit la différence qu’il y a entre un minéral et les êtres organisés, entre un minéral et les produits chimiques. Elle a de plus assez d'extension pr comprendre les houilles, les lignites, les gommes fossiles et autres substances d’origine organique trouvées dans le sein de la terre.
Contrairement aux êtres vivants, les minéraux, comme les composés chimiques artificiels, sont homogènes dans toute leur masse, et gardent toujours les mêmes caractères quels que soient leur volume, leur forme, leur âge, etc. Les minéraux ont de telles analogies avec les substances que l’on prépare dans les laboratoires, que la distinction qu’on établit entre ces deux genres de corps est tout à fait arbitraire.
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Le carbonate de chaux, par exemple, préparé artificiellement, ne présente pas la plus légère différence avec le earbonate de chaux qu’on rencontre partout dans la nature. De plus, les belles recherches de MM. Daubrée, T. $. Hunt et autres, sur . . synthèse de plusieurs espèces minérales, ont prouvé qu'ont
| peut fabriquer de toutes pièces un grand nombre des
minéraux de la nature. Il n’y a donc pas de raisons sérieuses pour que, dans la classification systéma-
à tique des êtres bruts,on mette d’un côté les composés # que nous fournit l'écorce du globe, et de l’autre les
produits des iaboratoires, vu que la même substance
{ se trouve absolument identique de chaque côté de € cette ligne de démarcation.
DIVISIONS
Entre les différentes manières dé diviser la Miné-
* ralogie, nous adopterons celle de M. E. Dana; en conséquence, nous diviserons la Minéralogie en trois | parties.
1° La Minéralogie physique, qui comprend l'étude
| de la structure et de la forme des minéraux ainsi que : celle des autres propriétés physiques qui servent à 2 la classification et à la distinction des espèces.
2° La Minéralogie chimique, ou l’étude’ des minéraux considérés comme composés chimiques.
3° La Minéralogie descriptive, qui comprend les
4 principes de la classification minéralogique, la description des espèces et des variétés.
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